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	<title>Heliogabale</title>
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	<description>Evêque de la Chaos</description>
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		<title>Messe de Pentecôte 2013</title>
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		<pubDate>Sun, 19 May 2013 18:05:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tau Heliogabale</dc:creator>
				<category><![CDATA[Rituels EGC]]></category>

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		<description><![CDATA[La grande journée qui consomme l’œuvre divine sur la ra [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La grande journée qui consomme l’œuvre divine sur la race humaine a lui enfin sur le monde. « Les jours de la Pentecôte, comme parle saint Luc, sont accomplis ». Depuis la Pâque, nous avons vu se dérouler sept semaines ; voici le jour qui fait suite et amène le nombre mystérieux de cinquante. Ce jour est le Dimanche, consacré par les augustes souvenirs de la création de la lumière et de la résurrection du Christ ; son dernier caractère lui va être imposé, et par lui nous allons recevoir « la plénitude de Dieu ».</p>
<p style="text-align: justify;">Sous le règne des figures, le Seigneur marqua déjà la gloire future du cinquantième jour. Israël avait opéré, sous les auspices de l’agneau de la Pâque, son passage à travers les eaux de la mer Rouge. Sept semaines s’écoulèrent dans ce désert qui devait conduire à la terre promise, et le jour qui suivit les sept semaines fut celui où l’alliance fut scellée entre Dieu et son peuple. La Pentecôte (le cinquantième jour) fut marquée par la promulgation des dix préceptes de la loi divine, et ce grand souvenir resta dans Israël avec la commémoration annuelle d’un tel événement. Mais ainsi que la Pâque, la Pentecôte était prophétique : il devait y avoir une seconde Pentecôte pour tous les peuples, de même qu’une seconde Pâque pour le rachat du genre humain. Au Fils de Dieu, vainqueur de la mort, la Pâque avec tous ses triomphes ; à l’Esprit-Saint, la Pentecôte, qui le voit entrer comme législateur dans le monde placé désormais sous sa loi.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dom Guéranger</strong>, l&rsquo;<em>Année Liturgique</em>.</p>
<p><a href="http://www.heliogabale.org/wp-content/uploads/2013/05/Messe-Dimanche-de-Pentecote.pdf">Messe Dimanche de Pentecote</a><br />
<iframe style="width: 550px; height: 1200px;" src="http://docs.google.com/gview?url=http://www.heliogabale.org/wp-content/uploads/2013/05/Messe-Dimanche-de-Pentecote.pdf&amp;embedded=true" height="240" width="320" frameborder="0"></iframe></p>
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		<title>Messe de l&#8217;Ascension 2013</title>
		<link>http://www.heliogabale.org/4807/messe-de-lascension-2013/</link>
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		<pubDate>Sun, 12 May 2013 10:43:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tau Heliogabale</dc:creator>
				<category><![CDATA[Rituels EGC]]></category>

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		<description><![CDATA[Luc 24, 50-53 : 50: Il les conduisit jusque vers Béthan [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>Luc 24, 50-53 :</h4>
<p><small>50:</small> Il les conduisit jusque vers Béthanie, et, ayant levé les mains, il les bénit.</p>
<p><small>51 :</small> Pendant qu’il les bénissait, il se sépara d’eux, et fut enlevé au ciel.</p>
<p><small>52 :</small> Pour eux, après l’avoir adoré, ils retournèrent à Jérusalem avec une grande joie;</p>
<p><small>53 :</small> et ils étaient continuellement dans le temple, louant et bénissant Dieu.</p>
<p><iframe style="width: 550px; height: 1200px;" src="http://docs.google.com/gview?url=http://www.heliogabale.org/wp-content/uploads/2013/05/Messe-selon-le-rite-de-gallican-ASCENSION.pdf&amp;embedded=true" height="240" width="320" frameborder="0"></iframe></p>
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		<title>Veillée Pascale 2013</title>
		<link>http://www.heliogabale.org/4790/veillee-pascale-2013/</link>
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		<pubDate>Sun, 31 Mar 2013 16:43:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tau Heliogabale</dc:creator>
				<category><![CDATA[Rituels EGC]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis environ huit siècles, une modification important [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Depuis environ huit siècles, une modification importante s’est introduite, en ce jour, dans les Églises de l’Occident, relativement à la célébration de la Messe. On n’a pas dérogé à la coutume antique qui omet au Samedi saint l’offrande du Sacrifice ; mais on a cru devoir anticiper à cette journée la Messe qui se célébrait durant la nuit prochaine, vers l’heure de la résurrection du Sauveur. L’adoucissement du jeûne a amené insensiblement ce changement dans la Liturgie. Dans les premiers siècles, les fidèles veillaient toute la nuit à l’Église, en attendant le moment où le Christ triomphant de la mort s’échappa du sépulcre. Ils prenaient part en même temps, comme témoins, à l’administration solennelle du Baptême conféré aux catéchumènes ; fonction sublime dans laquelle se manifestait le passage de la mort spirituelle à la vie de la grâce. De toutes les Veilles saintes de l’année, aucune n’était fréquentée avec autant d’affluence et d’enthousiasme ; mais on comprend aisément qu’elle dut perdre une grande partie de son intérêt, lorsque le christianisme ayant triomphé partout où il avait été prêché, il n’y eut plus d’adultes à baptiser. Les Orientaux ont continué cependant jusqu’à nos jours à suivre l’antique tradition ; mais dans l’Occident, à partir du XIe siècle, on a peu à peu anticipé l’heure de la Messe nocturne de la Résurrection, jusqu’à ce qu’enfin on l’ait définitivement avancée jusqu’au matin même du Samedi saint. Durand de Mende, qui écrivait son Rational des divins Offices vers la fin du XIIIe siècle, atteste que, de son temps, quelques Églises à peine étaient restées fidèles à la coutume primitive ; et elles ne tardèrent pas à se réunir à la pratique générale de l’Église latine.</p>
<p style="text-align: justify;">Il résulte de cette modification une sorte de contradiction entre le mystère de cette journée et le service divin que l’on y célèbre. Le Christ est encore dans le tombeau, et l’on célèbre sa résurrection ; les heures qui précèdent la Messe sont encore données à la tristesse, et dès le milieu du jour l’allégresse pascale a déjà rempli les cœurs des fidèles. Nous nous conformerons à ces formes actuelles de la sainte Liturgie, entrant ainsi dans l’esprit de l’Église, qui a jugé à propos de donner à ses enfants, dès aujourd’hui, un avant-goût des joies chrétiennes qui devront éclater demain. Nous allons d’abord tracer le plan de l’auguste fonction qui va s’accomplir ; nous en exposerons ensuite toutes les parties.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dom Guéranger</strong>, l’<em>Année Liturgique</em></p>
<p style="text-align: justify;"><iframe style="width: 550px; height: 1200px;" src="http://docs.google.com/gview?url=http://www.heliogabale.org/wp-content/uploads/2013/03/Veillee-Pascale-2013.pdf&amp;embedded=true" height="240" width="320" frameborder="0"></iframe></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Messe du dimanche des Rameaux</title>
		<link>http://www.heliogabale.org/4772/messe-du-dimanche-des-rameaux/</link>
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		<pubDate>Tue, 26 Mar 2013 19:27:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tau Heliogabale</dc:creator>
				<category><![CDATA[Rituels EGC]]></category>

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		<description><![CDATA[Messe dite ce dimanche des Rameaux.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Messe dite ce dimanche des Rameaux.</p>
<p><iframe style="width: 550px; height: 1200px;" src="http://docs.google.com/gview?url=http://www.heliogabale.org/wp-content/uploads/2013/03/Messe-des-Rameaux-selon-le-rite-Gallican.pdf&amp;embedded=true" height="240" width="320" frameborder="0"></iframe></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Liturgie gnostique de baptême d’un adulte</title>
		<link>http://www.heliogabale.org/4765/liturgie-gnostique-de-bapteme-dun-adulte/</link>
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		<pubDate>Mon, 11 Mar 2013 19:51:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tau Heliogabale</dc:creator>
				<category><![CDATA[Rituels EGC]]></category>
		<category><![CDATA[baptême]]></category>
		<category><![CDATA[EGC]]></category>

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		<description><![CDATA[Réception du catéchumène. Le (la) catéchumène est mené  [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Réception du catéchumène.</strong></p>
<p>Le (la) catéchumène est mené (e) à l’autel par son parrain et/ou sa marraine.</p>
<p>P : Qui es-tu ?</p>
<p>C : XXX</p>
<p>P : Que demandes-tu ?</p>
<p>C : La Foi et la Connaissance</p>
<p>P : Pourquoi ?</p>
<p>C : Afin d’obtenir la Vie Eternelle</p>
<p>P : XXX, renonces-tu au démiurge ?</p>
<p>C : J’y renonce</p>
<p>P : Crois-tu au Père et au Fils et à l’Esprit-Saint ?</p>
<p>C : J’y crois</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le prêtre souffle en forme de croix (ou de tau) sur le visage du catéchumène, en disant : « Reçois l’Esprit-Saint par ce souffle. Que la paix soit avec toi. »</p>
<p>Le prêtre fait ensuite le signe de croix (ou de tau) sur le front et le cœur du catéchumène en disant : « Reçois le signe de la croix, accueille en toi l’amour et la foi par la connaissance »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Rendons grâce à Dieu notre Père :</p>
<p>« C’est notre joie et notre salut de t’adorer, ô notre Dieu.</p>
<p>C’est toi qui viens vers nous pour nous donner ta présence et ses bienfaits.</p>
<p>Nous te rendons grâces pour Jésus-Christ ton fils et pour la bonne nouvelle qu’il nous a annoncé : bonne nouvelle de ta grâce, de ton amour, et de ta lumière que tu offres gratuitement et sans condition à tout être.</p>
<p>Aujourd’hui nous Te présentons XXX pour qu’il/elle soit marqué du signe de cette grâce, de cet amour et de cette lumière, et pour tout cela nous te célébrons Seigneur. Amen. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Jésus, au moment de quitter ses disciples s’approcha d’eux et dit : « Toute puissance m’a été donnée dans le Ciel et sur la Terre. Allez, faites de toutes les nations des disciples, baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et apprenez-leur à garder tout ce que je vous ai enseigné. Voici, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » (Matthieu 28:18-20)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>(Le prêtre peut alors signer avec l’huile des catéchumènes les divers endroits du corps – front, yeux, oreilles, narines, lèvres, cœurs et mains – puis le corps en entier [sans le toucher] en disant « je te signe de la croix [du tau] »)</p>
<p>Récitation par le catéchumène du Notre-Père.</p>
<p>A la fin, le prêtre prend du sel bénit, et le dépose dans la bouche du catéchumène.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : XXX, reçois le sel de la sagesse : qu’il te purifie pour la vie éternelle.</p>
<p>C : Amen.</p>
<p>P : Que la paix soit avec toi.</p>
<p>C : Et avec votre esprit.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Maintenant, parrain/marraine approchez.</p>
<p>P : En demandant le baptême de XXX, vous avez exprimé le désir qu’il/elle reçoive le signe de la grâce de Dieu.</p>
<p>P : XXX, tu as exprimé par ton parrain et ta marraine ton désir de rejoindre librement la communauté gnostique. Confirmes-tu ton choix ?</p>
<p>C : Je le confirme.</p>
<p>P : Veux-tu être baptisé ?</p>
<p>C : Je le veux.</p>
<p>P : XXX, je te baptise au nom du Père +, du Fils + et du Saint-Esprit + (on fait couler de l’eau bénite sur la tête du baptisé en forme de croix).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Bénédiction</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : XXX, que Dieu te bénisse et te garde. Qu’Il t’accompagne jour après jour sur la route qui sera la tienne, et qu’il l’éclaire dans la joie de sa lumière et de son amour.</p>
<p>« Ne crains pas, dit le Seigneur, car Je t’ai racheté, Je t’ai appelé par ton nom, tu fais partie de Ma famille » (Esaïe 43:1).</p>
<p>« Même si les montagnes s’effondraient, même si les collines chancelaient, dit le Seigneur, Mon amour pour toi ne faiblira pas et Mon alliance de paix ne sera pas ébranlée, car Je t’aime d’un amour éternel. » (Ésaïe 54:10)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Engagements</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Parents, parrain et marraine, vous pouvez prendre maintenant les engagements que l’Église vous propose en cohérence avec ce baptême :</p>
<p>Vous voulez faire connaître à XXX l’enseignement chrétien et gnostique, contenu dans la Bible et les écrits gnostiques, pour qu’il/elle puisse fonder son assurance sur la grâce de Dieu attestée par son baptême et devenir si il/elle le désire disciple de Jésus-Christ.</p>
<p>Vous le/la confierez à l’Église, afin qu’elle le/la prépare avec vous à confesser la foi de l’Église universelle résumée dans ces quelques mots : « Jésus Christ est le Seigneur ».</p>
<p>Est-ce bien là ce que vous voulez ?</p>
<p>Pa/Ma : Oui</p>
<p>P : Dieu vous donnera la force et la joie de tenir votre promesse.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Sens du baptême</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : XXX nous demande « Pourquoi suis-je baptisé au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ? », vous nous lui répondons :</p>
<p>Tu as été baptisé (e) au nom du Père : comme Dieu a conduit son peuple à travers la mer Rouge vers la liberté, il nous libère par son amour de toute peur, de tout esclavage, de tout manque de foi. Il nous appelle à une vie nouvelle.</p>
<p>Tu as été baptisé (e) au nom du Fils : cette nouvelle naissance s’accomplit en Jésus-Christ qui a vécu, a parlé, est mort et est ressuscité pour nous faire découvrir que la confiance peut surgir dans le doute, le courage dans la peur, le réconfort dans la souffrance. Ce nom de « Jésus » implique la vie et le bonheur pour chacun. Tu l’utiliseras pour guérir, pour délivrer, pour faire vivre.</p>
<p>Tu as été baptisé (e) au nom du Saint-Esprit : comme l’eau tombant sur le sol desséché fait germer la plante et lui fait porter des fruits, ainsi le Saint-Esprit fait jaillir en l’être humain une vie nouvelle : une vie ouverte à Dieu et aux autres. Avec, au lieu de l’incrédulité la foi, au lieu de la résignation l’espérance, au lieu de l’égoïsme l’amour. Dieu veut pour toi cette vie accomplie, c’est ta vocation, qu’elle soit ta joie et ta paix.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Exhortation</strong></p>
<p>P : Ainsi donc, parents, parrain et/ou marraine, XXX par son baptême, sera chez lui/elle dans la communauté gnostique, c’est sa famille spirituelle. Aucune contrainte ne l’y retiendra, et, si jamais il venait à s’en séparer, sa place y resterait toujours marquée, toujours prête pour le/la recevoir.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Prière</strong></p>
<p>Prions :</p>
<p>« Père, nous Te disons notre joie et notre reconnaissance pour XXX qui vient de recevoir le signe de Ta grâce. Nous Te prions pour lui/elle et pour sa famille.</p>
<p>Nous Te remercions pour notre propre baptême, et pour la fidélité de Ton amour. Amen. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Renvoi.</strong></p>
<p>P : Que la paix soit avec vous.</p>
<p>R : Et avec votre esprit.</p>
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		<title>Noël 2012</title>
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		<pubDate>Tue, 25 Dec 2012 20:00:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tau Heliogabale</dc:creator>
				<category><![CDATA[Rituels EGA]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;Eglise Gnostique Chaote et ses évêques présente [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;">L&rsquo;Eglise Gnostique Chaote et ses évêques présentent tous leurs voeux pour ce Noël 2012 et pour l&rsquo;année 2013 à venir.</span></p>
<blockquote><p>Psaume 7</p>
<p>Voici l&rsquo;Enfant : signe dressé pour les nations, justice de Dieu parmi les hommes.</p></blockquote>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.heliogabale.org/4749/noel-2012/dsc_7540/" rel="attachment wp-att-4750"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4750" alt="Messe 2012" src="http://www.heliogabale.org/wp-content/uploads/2012/12/DSC_7540-300x199.jpg" width="300" height="199" /></a><a href="http://www.heliogabale.org/4749/noel-2012/dsc_7539/" rel="attachment wp-att-4752"><img class="aligncenter  wp-image-4752" alt="Messe 2012" src="http://www.heliogabale.org/wp-content/uploads/2012/12/DSC_7539-1024x681.jpg" width="614" height="409" /></a></p>
<br/>(Contains <a href="http://www.heliogabale.org/4749/noel-2012/#attachments">1 attachments</a>.)]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Messe Gnostique à Thomas</title>
		<link>http://www.heliogabale.org/4741/messe-gnostique-a-thomas/</link>
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		<pubDate>Fri, 21 Dec 2012 20:34:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tau Heliogabale</dc:creator>
				<category><![CDATA[Rituels EGA]]></category>

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		<description><![CDATA[RITUELIE PREPARATOIRE Le Prêtre et les Clercs qui vont  [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="center"><b>RITUELIE PREPARATOIRE</b></p>
<p style="text-align: justify;">Le Prêtre et les Clercs qui vont participer à la Liturgie revêtent les vêtements et ornements sacrés en disant les oraisons suivantes :</p>
<p style="text-align: justify;">En revêtant l’Aube :</p>
<p style="text-align: justify;">Blanchissez-moi, Seigneur, et purifiez mon cœur afin qu’étant lavé dans le Sang de l’Agneau, je jouisse un jour des Joies Éternelles. Par le Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il †.</p>
<p style="text-align: justify;">En bouclant la Cordelière :</p>
<p style="text-align: justify;">Dieu Tout-Puissant qui sondez les cœurs et les reins, daignez éteindre en moi l’ardeur des passions, afin que la Vertu de Force et la Pureté demeurent en moi. Par le Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il †.</p>
<p style="text-align: justify;">En arborant le Tau :</p>
<p style="text-align: justify;">Dieu Tout-Puissant et Miséricordieux qui, de l’Arbre de la Science du Bien et du Mal avez daigné faire tailler l’instrument de notre Salut, accordez à ce Signe devenu celui de la Vie Eternelle le pouvoir de me protéger des Esprits Impurs. Ainsi soit-il †.</p>
<p style="text-align: justify;">En arborant l’Étole :</p>
<p style="text-align: justify;">Accordez-moi, Seigneur, de pouvoir toujours conserver dans l’honneur cet ornement précieux de la Grâce et que, Baudrier des Combats, cette étole soit par mes actes, le symbole de Vos Victoires. Par le Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il†.</p>
<p style="text-align: justify;">En prenant l’Anneau épiscopal :</p>
<p style="text-align: justify;">En prenant l’anneau de la Sagesse, accordez-moi, Seigneur de conserver en une inviolable fidélité le Dépôt Sacré qui m’a été confié par l’Épouse du Christ, c’est-à-dire l’Église. Par Jésus-Christ Notre-Seigneur. Ainsi soit-il †.</p>
<p style="text-align: justify;">En allumant les Cierges de l’Autel :</p>
<p style="text-align: justify;">Dieu Tout-Puissant, Lumière Inextinguible, créateur de toutes Clartés, daignez sanctifier † ces Flammes nouvelles et faites que nous puissions, nos Âmes définitivement purifiées, parvenir à travers la sombre Nuit de ce Monde jusqu’au Séjour de la Lumière Éternelle. Par le Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il †.</p>
<p style="text-align: justify;">En allumant le Feu de l’Encensoir :</p>
<p style="text-align: justify;">Dieu Éternel, Lumière et Feu Inextinguible, daignez sanctifier † et décupler la puissance de ce nouveau foyer élémentaire. Faites en sorte, Seigneur, qu’il soit sur cet autel comme fut pour votre serviteur Moïse le Buisson Ardent au Rocher d’Horeb : avec Votre Révélation, le signe de Votre Amour. Par le Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il †.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Prêtre bénit l&rsquo;Eau et fait les aspersions.</p>
<p style="text-align: justify;">1°/ Sur lui-même :</p>
<p style="text-align: justify;">P : Que le Seigneur me † purifie, afin que je puisse dignement accomplir son Saint Service.</p>
<p style="text-align: justify;">2°/ Sur l’assemblée :</p>
<p style="text-align: justify;">P : Souvenez-vous des promesses que vous avez faites à votre baptême, et du Sacrifice Sanglant du Christ, lequel vous offre † le pardon gratuit de vos fautes par la très sainte aspersion.</p>
<p style="text-align: justify;">3°/Aux quatre points cardinaux (Est, Ouest, Nord, Sud) :</p>
<p style="text-align: justify;">P : Étends ta main, ô Dieu, de ta Céleste résidence, et daigne † épurer, † nettoyer, † purifier et † consacrer Ton Saint Temple afin qu&rsquo;il puisse être rendu convenable pour la célébration de Tes louanges, et de Tes très Saints Mystères.</p>
<p style="text-align: justify;">Par Jésus-Christ, notre Seigneur. Amen.</p>
<p style="text-align: justify;" align="center"><b>MONTEE A L’AUTEL</b></p>
<p style="text-align: justify;">P : J’irai à Ton autel, le cœur joyeux et dans la crainte de faillir.</p>
<p style="text-align: justify;">P : Je monterai à l’autel du Père qui fait ma joie.</p>
<p style="text-align: justify;">P : Père asperge-moi avec l’hysope et je serai pur pour dire Tes louanges et Te faire sacrifice honorable.</p>
<p style="text-align: justify;">P : Seigneur, exaucez ma prière.</p>
<p style="text-align: justify;">R : Que mon cri parvienne jusqu&rsquo;à Vous.</p>
<p style="text-align: justify;">P : Que le Seigneur soit avec vous †.</p>
<p style="text-align: justify;">R : Et avec votre esprit.</p>
<p style="text-align: justify;">Le prêtre se rend à l’autel sur lequel il dépose le Calice revêtu du voile.</p>
<p style="text-align: justify;"><b> </b></p>
<p style="text-align: justify;" align="center"><b>INTROÏT</b></p>
<p style="text-align: justify;">P : Quant à nous que chacun creuse jusqu’à la racine du mal qui est en lui et qu’il l’extirpe de son cœur jusqu’à la racine. Il ne sera arraché que lorsque nous le reconnaîtrons. Si nous l’ignorons, il pousse ses racines en nous et porte ses fruits en nos cœurs. Il nous domine, nous sommes ses esclaves, il nous emprisonne au point de « faire ce que nous ne voulons pas et de ne pas faire ce que nous voulons. » Il est puissant, parce que nous ne le connaissons pas. Tant qu’il existe, il est à l’œuvre.</p>
<p style="text-align: justify;">L’ignorance est la mère du mal, l’ignorance entraîne la mort ; ce que produit l’ignorance n’a jamais existé, n’existe pas et n’existera pas. Tandis que ceux qui sont dans la Vérité seront parfaits quand toute la Vérité se révélera.</p>
<p style="text-align: justify;">R : L’ignorance est esclavage. La connaissance est liberté.</p>
<p style="text-align: justify;">P : Celui qui a la connaissance de la vérité est libre. Et l’homme libre ne pèche pas, car « celui qui commet le péché est l’esclave du péché » (Jean, 8,34).</p>
<p style="text-align: justify;">R : La vérité est la mère, la connaissance, le père. Ceux qui ne sont pas concernés par le péché, le monde les appelle libres.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>TOUS : Amen.</b></p>
<p style="text-align: justify;">P : Kýrie, eléison.</p>
<p style="text-align: justify;">R : Kýrie, eléison.</p>
<p style="text-align: justify;">P : Kýrie, eléison.</p>
<p style="text-align: justify;">R : Christe, eléison.</p>
<p style="text-align: justify;">P : Christe, eléison.</p>
<p style="text-align: justify;">R : Christe, eléison.</p>
<p style="text-align: justify;">P : Kýrie, eléison.</p>
<p style="text-align: justify;">R : Kýrie, eléison.</p>
<p style="text-align: justify;">P : Kýrie, eléison.</p>
<p style="text-align: justify;">Les fidèles réunis, s’il y en a, se mettent en cercle devant l’autel, se tenant par la main. Si le prêtre officie seul, il récite simplement le texte.</p>
<p style="text-align: justify;">P : Gloire à Toi, Père.</p>
<p style="text-align: justify;">Et nous lui répondîmes en cercle : Amen.</p>
<p style="text-align: justify;">Gloire à Toi, Verbe. — Amen</p>
<p style="text-align: justify;">Gloire à Toi, Esprit-Saint. — Amen.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous Te louons, Père, nous Te rendons grâce, Lumière dans laquelle il n’y a point de ténèbres. — Amen.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi nous Te rendons grâce, je le dis :</p>
<p style="text-align: justify;">Je veux être sauvé et je veux sauver. — Amen.</p>
<p style="text-align: justify;">Je veux être délivré et je veux délivrer. — Amen.</p>
<p style="text-align: justify;">Je veux être blessé et je veux blesser. — Amen.</p>
<p style="text-align: justify;">Je veux être engendré et je veux engendrer. — Amen.</p>
<p style="text-align: justify;">Je veux manger et je veux être mangé. — Amen.</p>
<p style="text-align: justify;">Je veux entendre et je veux être entendu. — Amen.</p>
<p style="text-align: justify;">Je veux être saisi par l’intellect, moi qui suis entièrement Intellect. — Amen.</p>
<p style="text-align: justify;">Je veux être lavé et je veux laver. — Amen.</p>
<p style="text-align: justify;">Je veux jouer de la flûte, dansez tous. — Amen.</p>
<p style="text-align: justify;">Je veux me lamenter. Frappez-vous tous la poitrine. — Amen.</p>
<p style="text-align: justify;">L’unique Ogdoade chante louanges avec nous. — Amen.</p>
<p style="text-align: justify;">La Dodécade danse en haut. — Amen.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est permis de danser avec l’Intellect total. — Amen.</p>
<p style="text-align: justify;">Celui qui ne danse pas ignore ce qui se passe. — Amen.</p>
<p style="text-align: justify;">Je veux fuir et je veux rester. — Amen.</p>
<p style="text-align: justify;">Je veux orner et je veux être orné. — Amen.</p>
<p style="text-align: justify;">Je veux être unifié et je veux unifier. — Amen.</p>
<p style="text-align: justify;">Je n’ai pas de maison et j’ai des maisons. — Amen.</p>
<p style="text-align: justify;">Je n’ai pas de lieu et j’ai des lieux. — Amen.</p>
<p style="text-align: justify;">Je n’ai pas de temple et j’ai des temples. — Amen.</p>
<p style="text-align: justify;">Je suis une lampe pour toi qui me regardes. — Amen.</p>
<p style="text-align: justify;">Je suis un miroir pour toi qui me perçois. — Amen.</p>
<p style="text-align: justify;">Je suis une porte pour toi qui frappes chez moi. — Amen.</p>
<p style="text-align: justify;">Je suis une route pour toi le passant. — Amen.</p>
<p style="text-align: justify;">Si tu réponds à Ma danse, vois-toi en Moi.</p>
<p style="text-align: justify;">Si Tu as vu ce que Je fais, garde mes mystères.</p>
<p style="text-align: justify;">Toi qui danses, comprends ce que Je fais, parce que tienne est la passion de l’homme que Je dois subir.</p>
<p style="text-align: justify;">Car tu ne pourrais comprendre ce que Je souffre si Je ne t’avais été envoyé comme Verbe par le Père.</p>
<p style="text-align: justify;">Toi qui as vu ce que Je souffre, tu as été ému tout entier.</p>
<p style="text-align: justify;">Qui Je suis, tu le sauras quand Je serai parti.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce que tu ne sais pas, Je te l’enseignerai Moi-même.</p>
<p style="text-align: justify;">Je suis ton Dieu, non le Dieu du traître.</p>
<p style="text-align: justify;">De nouveau, dis avec Moi :</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Gloire à Toi, Père,</b></p>
<p style="text-align: justify;"><b>Gloire à Toi, Verbe,</b></p>
<p style="text-align: justify;"><b>Gloire à Toi, Esprit Saint.</b></p>
<p style="text-align: justify;">J’ai joué Mon rôle totalement et Je n’ai absolument pas été objet de risée.</p>
<p style="text-align: justify;">Toi, comprends le tout et, l’ayant compris, dis :</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Gloire à Toi, Père</b>.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Gloire à Toi, Verbe,</b></p>
<p style="text-align: justify;"><b>Gloire à Toi, Esprit Saint.</b></p>
<p style="text-align: justify;">Le prêtre se rend à l’autel et l’embrasse et il y dispose le Corporal sur lequel il dépose le Calice et la Patère.</p>
<p style="text-align: justify;">P : Dieu Tout-Puissant, Sanctificateur Éternel, c’est à la gloire de Votre NOM que nous consacrons cet Autel. Daignez donc, Seigneur, lui conférer l’abondance de Votre Grâce Sanctifiante et Votre Céleste Bénédiction. Que les Saints Éons, les Anges de Lumière, tous les Saints du Divin Plérome l’entourent, et que l’Esprit-Saint l’illumine de ses divines Clartés. Par le Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il †.</p>
<p style="text-align: justify;">Puis il bénit la lumière des cierges en disant :</p>
<p style="text-align: justify;">P : Père, bénis † ce feu et bénis † cette lumière, que ce soient les Lumières qui brillent dans la nuit du Kénôme.</p>
<p style="text-align: justify;">Il bénit l’encens en disant :</p>
<p style="text-align: justify;">« Que cet encens soit béni † ! Reçois Père cet encens comme offrande et signe de notre fidélité.</p>
<p style="text-align: justify;">Face aux fidèles, il continue :</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Prions :</b></p>
<p style="text-align: justify;">Jésus, mystère caché qui nous a été révélé,</p>
<p style="text-align: justify;">Tu es celui qui nous a révélé une infinité de mystères,</p>
<p style="text-align: justify;">Jésus, homme assassiné, cadavre enseveli,</p>
<p style="text-align: justify;">Jésus, Dieu de Dieu, Sauveur qui ressuscite les morts et qui guérit les malades,</p>
<p style="text-align: justify;">Jésus qui comme homme, T’es reposé des fatigues de la route et, comme Dieu, as marché sur les flots,</p>
<p style="text-align: justify;">Jésus très haut, voix qui s’élève de la miséricorde parfaite, Sauveur de tous, droite de la lumière qui renverse le Mauvais,</p>
<p style="text-align: justify;">Toi le Monogène,</p>
<p style="text-align: justify;">Toi le Premier-Né d’une multitude de frères, Dieu issu du Dieu très haut,</p>
<p style="text-align: justify;">Toi, l’homme méprisé jusqu’à ce jour,</p>
<p style="text-align: justify;">Jésus-Christ, qui ne nous méprises pas quand nous T’invoquons,</p>
<p style="text-align: justify;">Toi qui es devenu la cause de toute vie pour le genre humain,</p>
<p style="text-align: justify;">Toi qui as été jugé et gardé en prison à cause de nous et qui délivres tous ceux qui sont dans les chaînes,</p>
<p style="text-align: justify;">Toi qui as été appelé imposteur et qui délivres les tiens de l’erreur, je Te prie pour ceux qui sont là et qui croient en Toi.</p>
<p style="text-align: justify;">Ils demandent d’obtenir Tes dons, ils ont bon espoir en ton secours, ils tiennent leurs oreilles prêtes à entendre de nous les paroles qui leur sont dites.</p>
<p style="text-align: justify;">Que Ta paix vienne et dresse Sa tente chez eux, qu’elle les renouvelle à partir de leurs anciennes actions, qu’elle les dépouille du vieil homme avec ses actions, et qu’ils revêtent l’homme nouveau qui vient de leur être annoncé par moi.</p>
<p style="text-align: justify;" align="center"><b>Lecture</b></p>
<p style="text-align: justify;">Le prêtre, ou l’assistant, débute la Lecture du Saint Evangile selon saint Jean.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>%%%</b></p>
<p style="text-align: justify;">« En ce temps-là, Thomas, l’un des douze, appelé Didyme, n’était pas avec eux lorsque Jésus vint. Les autres disciples lui dirent donc : Nous avons vu le Seigneur. Mais il leur dit : Si je ne vois dans ses mains le trou des clous, et si je ne mets mon doigt à la place des clous, et si je ne mets ma main dans son côté, je ne croirai point. Huit jours après, les disciples étaient enfermés de nouveau, et Thomas avec eux. Jésus vint, les portes étant fermées ; et il se tint au milieu d’eux, et dit : La paix soit avec vous ! Ensuite il dit à Thomas : Introduis ton doigt ici, et vois mes mains ; approche aussi ta main, et mets-la dans mon côté ; et ne sois pas incrédule, mais fidèle. Thomas répondit, et lui dit : Mon Seigneur et mon Dieu ! Jésus lui dit : Parce que tu m’as vu, Thomas, tu as cru ; heureux ceux qui n’ont pas vu, et qui ont cru ! »</p>
<p style="text-align: justify;">Soyons maintenant attentifs aux Paroles de l’Apôtre Thomas !</p>
<p style="text-align: justify;">« L’apôtre ordonna à son diacre de dresser la table. Ils disposèrent aussi une banquette qu’ils trouvèrent là ; et le diacre étendit sur la table une nappe et mit dessus le pain de bénédiction. Et, se tenant auprès, l’apôtre dit : « Jésus, qui nous a jugés dignes de communier à l’eucharistie de Ton saint corps et à Ton sang, voici que nous osons nous approcher de Ton eucharistie et invoquer Ton saint nom. Viens et donne-nous participation à Toi. »</p>
<p style="text-align: justify;">« Toi qui as entrelacé cette couronne de Ton entrelacement, Jésus ;</p>
<p style="text-align: justify;">Toi qui as combiné toutes ces fleurs dans la fleur durable de Ton visage ;</p>
<p style="text-align: justify;">Toi qui as ensemencé ces discours ;</p>
<p style="text-align: justify;">Toi le seul protecteur de Tes serviteurs, et le médecin qui soigne gratuitement ;</p>
<p style="text-align: justify;">Toi le seul bienfaiteur et dénué d’arrogance ;</p>
<p style="text-align: justify;">Toi le seul pitoyable et chérissant les hommes ;</p>
<p style="text-align: justify;">Toi le seul Sauveur et Juste ;</p>
<p style="text-align: justify;">Toi qui vois toujours les actions de tous et qui es en tous et qui es présent partout et qui enveloppes tout et qui remplis tout, Christ Jésus, Dieu Seigneur ;</p>
<p style="text-align: justify;">Toi qui par Tes dons et Ta pitié protèges ceux qui espèrent en Toi ;</p>
<p style="text-align: justify;">Toi qui connais exactement les artifices de notre Adversaire et tous les assauts qu’il machine contre nous ;</p>
<p style="text-align: justify;">Toi seul, Seigneur, porte secours en Ta Visitation à tes serviteurs.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>TOUS : Oui, Seigneur. » »</b></p>
<p style="text-align: justify;">P : Que ces Paroles infusent en nous la Gnose et qu’elles entretiennent le Feu de notre Foi †.</p>
<p style="text-align: justify;">Le prêtre se tourne vers l’autel et récite avec l’assemblée:</p>
<p style="text-align: justify;" align="center"><b>VENI</b></p>
<p style="text-align: justify;">Viens, Don du Très Haut,</p>
<p style="text-align: justify;">Viens, Miséricorde parfaite,</p>
<p style="text-align: justify;">Viens, Saint-Esprit,</p>
<p style="text-align: justify;">Viens, Toi qui connais les mystères de l’Elu,</p>
<p style="text-align: justify;">Viens, Toi qui participes à tous les combats du valeureux athlète,</p>
<p style="text-align: justify;">Viens, Silence qui révèles les hauts faits de la totale grandeur,</p>
<p style="text-align: justify;">Viens, Toi qui révèles les secrets et qui fais connaître les choses ineffables, sainte colombe qui enfante les deux jumeaux,</p>
<p style="text-align: justify;">Viens, Mère secrète,</p>
<p style="text-align: justify;">Viens, Toi qui es manifeste en Tes actions et qui donnes joie et repos à ceux qui Te sont unis,</p>
<p style="text-align: justify;">Viens et communie avec nous en cette eucharistie que nous célébrons en Ton nom et dans cette agape où sommes réunis à Ton invitation.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>%</b><b>%</b><b>%</b></p>
<p style="text-align: justify;" align="center"><b>CONSECRATION</b></p>
<p style="text-align: justify;">Le prêtre dévoile le Calice, il pose la Patène entre celui-ci et lui-même sur le Corporal. Il verse le Vin et quelques gouttes d’eau dans le Calice qu’il repose au centre du Corporal.</p>
<p style="text-align: justify;">Puis il fait les grâces sur le Vin (en imposant les mains au-dessus) :</p>
<p style="text-align: justify;">Nous Te rendons grâces, Père,</p>
<p style="text-align: justify;">Pour la sainte vigne de David Ton serviteur,</p>
<p style="text-align: justify;">Que Tu nous as fait connaître par Jésus Ton serviteur.</p>
<p style="text-align: justify;">À Toi la gloire pour les siècles des siècles †. Amen.</p>
<p style="text-align: justify;">Puis sur le Pain (signant puis en imposant les mains au-dessus)  :</p>
<p style="text-align: justify;">Nous Te rendons grâce, Père,</p>
<p style="text-align: justify;">Pour la vie et la connaissance</p>
<p style="text-align: justify;">Que Tu nous as fait connaître par Jésus Ton serviteur.</p>
<p style="text-align: justify;">À Toi la gloire pour les siècles †. Amen.</p>
<p style="text-align: justify;">Voici donc l’Offrande que nous Te présentons, nous Tes serviteurs et Ta famille entière : nous Te supplions de l’accepter avec bienveillance, de disposer nos jours dans la paix, de nous arracher au Kénôme et de nous recevoir au nombre de Tes élus.</p>
<p style="text-align: justify;">Il dépose le Pain sur le Corporal, entre le Calice et lui, et repose la patène au-dessus du Calice.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>%</b><b>%</b><b>%</b></p>
<p style="text-align: justify;">Le prêtre médite un instant. Puis il commence la consécration.</p>
<p style="text-align: justify;">A voix basse, incliné sur l’autel :</p>
<p style="text-align: justify;">P : Nous vous rendons, Seigneur, l’hommage qui vous est dû et qui affirme notre dépendance, en vous suppliant humblement de protégez en nous vos dons, en égard aux suffrages du bienheureux Apôtre Thomas, dont nous honorons la confession en vous sacrifiant des hosties de louanges.</p>
<p style="text-align: justify;">Il se redresse, mains jointes et il continue à voix haute :</p>
<p style="text-align: justify;">La veille de Sa Passion, (il prend le pain) Il prit le pain dans Ses mains saintes et vénérables, et (il élève les yeux au ciel) les yeux élevés au ciel, vers Vous, Dieu Son Père tout-puissant, (il incline la tête) Vous rendant grâces, Il le † bénit, le rompit, et le donna à Ses disciples en disant : Prenez et mangez-en tous :</p>
<p style="text-align: justify;" align="center"><b>CECI EST MON CORPS</b></p>
<p style="text-align: justify;">Il repose le Pain sur le Corporal.</p>
<p style="text-align: justify;">De même, après le repas (il prend le calice des deux mains), prenant aussi ce précieux Calice dans Ses mains saintes et vénérables (il incline de nouveau la tête), Vous rendant grâces de nouveau, Il le (tenant le calice de la main gauche, il le signe de la droite) bénit †, et le donna à Ses disciples en disant : Prenez et buvez-en tous :</p>
<p style="text-align: justify;" align="center"><b>CECI EST LE CALICE DE MON SANG, LE SANG DE L’ALLIANCE NOUVELLE ET ÉTERNELLE, MYSTÈRE DE LA FOI, QUI SERA VERSÉ POUR VOUS ET POUR UNE MULTITUDE EN RÉMISSION DES PÉCHÉS.</b></p>
<p style="text-align: justify;">(A voix basse) : Chaque fois que vous ferez ceci, vous le ferez en mémoire de Moi.</p>
<p style="text-align: justify;">Il bénit les quatre points cardinaux tenant le Pain au-dessus du Calice qu’il tient dans la main gauche.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est par Lui, Père, que Tu ne cesses de créer tous ces dons et que Tu les † sanctifies, Tu leur donnes † vie et Tu les † bénis pour nous en faire don.</p>
<p style="text-align: justify;">Le célébrant signe le Calice avec le Pain, puis il se signe lui-même.</p>
<p style="text-align: justify;">P : Par † Lui, avec † Lui et en † Lui, c’est à Toi que revient, ô Père, dans l’unité de l’Esprit-Saint tout honneur et toute gloire pour les siècles des siècles. Amen.</p>
<p style="text-align: justify;">Élévation du Pain et du Calice.</p>
<p style="text-align: justify;">Le prêtre rompt le Pain au-dessus du Calice, il en détache une parcelle qu’il laisse tomber dans le Calice en disant :</p>
<p style="text-align: justify;">Que ce mélange et cette consécration du Corps et du Sang de Notre Seigneur Jésus-Christ nous fasse naître à la Vie Eternelle †.</p>
<p style="text-align: justify;">Il recouvre le Calice de la Patène.</p>
<p style="text-align: justify;">Le prêtre récite alors le Notre-Père avec l’assemblée</p>
<p style="text-align: justify;" align="center">Pater noster qui es in caelis</p>
<p style="text-align: justify;" align="center">sanctificetur nomen tuum</p>
<p style="text-align: justify;" align="center">veniat regnum tuum</p>
<p style="text-align: justify;" align="center">fiat voluntas tua sicut in caelo et in terra</p>
<p style="text-align: justify;" align="center">Panem nostrum supersubstantialem da nobis hodie</p>
<p style="text-align: justify;" align="center">et dimitte nobis debita nostra sicut et nos dimisimus debitoribus nostris</p>
<p style="text-align: justify;" align="center">et ne inducas nos in temptationem</p>
<p style="text-align: justify;" align="center">sed libera nos a malo.</p>
<p style="text-align: justify;" align="center"><b>Amen.</b></p>
<p style="text-align: justify;" align="center"><b>COMMUNION</b></p>
<p style="text-align: justify;">Il communie avec le Pain. Il rend grâce ; puis il boit au Calice et rend grâce.</p>
<p style="text-align: justify;">P : Et, ayant dit cela, il traça sur le pain le signe de la croix, et, l’ayant rompu, il commença de le distribuer. Et d’abord il en donna à la femme, disant : ceci sera pour toi pour le pardon des péchés et pour la résurrection éternelle. Et, après elle, il en donna aussi à tous les autres qui avaient reçu le sceau.</p>
<p style="text-align: justify;">P : Vienne la grâce et que passe ce monde !</p>
<p style="text-align: justify;">P : Hosanna au Dieu de David.</p>
<p style="text-align: justify;">P : Si quelqu’un est saint, qu’il vienne ! Si quelqu’un ne l’est pas, qu’il fasse pénitence ! Maran Atha</p>
<p style="text-align: justify;">Le prêtre donne la communion aux fidèles en disant :</p>
<p style="text-align: justify;" align="center">Tu as reçu le sceau, procure-toi la vie éternelle.</p>
<p style="text-align: justify;">À la fin de la communion, le prêtre devant l’autel dit :</p>
<p style="text-align: justify;" align="center">Je suis le pain de la vie. Celui qui me mange avec foi obtient la vie.</p>
<p style="text-align: justify;" align="center"><b>Post-communion</b></p>
<p style="text-align: justify;">P : (Didaché) Nous Te rendons grâces, Père saint, pour Ton Saint Nom que Tu as fait habiter dans nos cœurs. Et pour la connaissance, la foi et l’immortalité que Tu nous as fait connaître par Jésus Ton Serviteur.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Tous : À Toi la gloire pour les siècles.</b></p>
<p style="text-align: justify;">C’est Toi, maître tout-puissant, Qui as créé l’univers pour la gloire de Ton Nom et Qui as donné aux hommes la nourriture et le breuvage en jouissance, pour qu’ils Te rendent grâces ; mais nous, Tu nous as gratifiés d’une nourriture et d’un breuvage spirituels et de la vie éternelle, par Jésus Ton serviteur. Par-dessus tout, nous Te rendons grâces, car Tu es puissant.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Tous : À Toi la gloire pour les siècles.</b></p>
<p style="text-align: justify;">Souviens-Toi, Seigneur, de Ton Église, pour la préserver de tout mal et la rendre parfaite dans Ton amour. Et « rassemble-la des quatre vents », cette Église que Tu as sanctifiée, dans Ton royaume que Tu lui as préparé.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>TOUS : Car à Toi appartiennent la puissance et la gloire pour les siècles. Amen.</b></p>
<p style="text-align: justify;">Le prêtre annonce la fin de la messe :</p>
<p style="text-align: justify;">P : Le sacrifice accompli allez de par le monde porter la lumière de la gnose.</p>
<p style="text-align: justify;">Et donne la bénédiction :</p>
<p style="text-align: justify;">P : Allez, et que la paix soit toujours avec vous †.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>TOUS : « Et avec votre esprit ».</b></p>
<p style="text-align: justify;" align="center"><b>Dernière lecture</b></p>
<p style="text-align: justify;"><b>Prions.</b></p>
<p style="text-align: justify;">(Actes de Thomas) « Mon Seigneur et mon Dieu, mon espoir et ma confiance et mon Maître, c’est Toi qui m’as enseigné à prier de cette façon. Vois, j’accomplis cette prière et j’observe Ton commandement. Sois avec moi jusqu’à la fin. Tu es celui Qui, dès l’enfance, a semé en moi la vie et Qui m’a gardé de la corruption. Tu es Celui qui m’a conduit vers la pauvreté du monde et Qui m’a appelé à la richesse véritable. Tu es Celui qui s’est fait connaître à moi et Qui m’a montré que je suis bien. »</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.heliogabale.org/4741/messe-gnostique-a-thomas/dsc_0236/" rel="attachment wp-att-4742"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4742" alt="Autel gnostique" src="http://www.heliogabale.org/wp-content/uploads/2012/12/DSC_0236-300x199.jpg" width="300" height="199" /></a></p>
<br/>(Contains <a href="http://www.heliogabale.org/4741/messe-gnostique-a-thomas/#attachments">1 attachments</a>.)]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Consécration d&#8217;une chapelle et d&#8217;un autel gnostiques</title>
		<link>http://www.heliogabale.org/4707/consecration-dune-chapelle-et-dun-autel-gnostiques/</link>
		<comments>http://www.heliogabale.org/4707/consecration-dune-chapelle-et-dun-autel-gnostiques/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 02 Dec 2012 11:26:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tau Heliogabale</dc:creator>
				<category><![CDATA[Rituels EGC]]></category>

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		<description><![CDATA[Selon le pontifical de l’Eglise Gnostique Chaote. L’Évê [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Selon le pontifical de l’Eglise Gnostique Chaote.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">L’Évêque, debout face à l’assistance, trace dans l’espace, du Litus, le signe du Tau. Il répète, trois fois, ce signe aux autres angles cardinaux. Puis il commence les Litanies des Saints, face à l’Autel.</span></p>
<h3>1° Litanies des Saints.</h3>
<p>Récitation de la <a href="http://www.heliogabale.org/4471/litanie-gnostique-des-saints-chaotes/" target="_blank">litanie des Saints de l&rsquo;EGC</a> ou sous sa forme traditionnelle:</p>
<blockquote><p>V : Seigneur, prends pitié. (Kyrie, eleison.)</p>
<p>R : Ô Christ, prends pitié. (Christe, eleison.)</p>
<p>V : Seigneur, prends pitié. (Kyrie, eleison.)</p>
<p><span id="more-4707"></span></p>
<p>Père du ciel, Seigneur Dieu, prends pitié de nous.</p>
<p>Fils, Rédempteur du monde Seigneur Dieu, prends pitié de nous.</p>
<p>Esprit Saint, Seigneur Dieu, prends pitié de nous.</p>
<p>Sainte Trinité, un seul Dieu, prends pitié de nous.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Sainte Marie, prie pour nous.</p>
<p>Sainte Mère de Dieu, prie pour nous.</p>
<p>Sainte Vierge des vierges, prie pour nous.</p>
<p>Saints Michel, Gabriel et Raphaël, priez pour nous.</p>
<p>Vous tous, Saints Anges de Dieu, priez pour nous.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Saint Abraham, prie pour nous.</p>
<p>Saint Moïse, prie pour nous.</p>
<p>Saint Élie, prie pour nous.</p>
<p>Saint Jean Baptiste, prie pour nous.</p>
<p>Vous tous, Saints Patriarches et Prophètes, priez pour nous.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Saint Pierre et Saint Paul, priez pour nous.</p>
<p>Saint André, prie pour nous.</p>
<p>Saint Jean et Saint Jacques, priez pour nous.</p>
<p>Saint Thomas, prie pour nous.</p>
<p>Saint Matthieu, prie pour nous.</p>
<p>Vous tous, Saints Apôtres, priez pour nous.</p>
<p>Saint Luc et Saint Marc, priez pour nous.</p>
<p>Saint Barnabé, prie pour nous.</p>
<p>Sainte Marie Madeleine, prie pour nous.</p>
<p>Sainte Marthe, prie pour nous.</p>
<p>Vous tous, Saints Disciples du Seigneur, priez pour nous.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Saint Étienne, prie pour nous.</p>
<p>Saint Ignace d’Antioche, prie pour nous.</p>
<p>Saint Polycarpe, prie pour nous.</p>
<p>Saint Justin, prie pour nous.</p>
<p>Saint Irénée, prie pour nous.</p>
<p>Saint Laurent, prie pour nous.</p>
<p>Saint Cyprien, prie pour nous.</p>
<p>Saint Boniface, prie pour nous.</p>
<p>Sainte Perpétue et Sainte Félicité, priez pour nous.</p>
<p>Sainte Agnès, prie pour nous.</p>
<p>Sainte Agathe, prie pour nous.</p>
<p>Sainte Lucie, prie pour nous.</p>
<p>Sainte Cécile, prie pour nous.</p>
<p>Vous tous, Saints Martyrs, priez pour nous.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Saint Léon et Saint Grégoire, priez pour nous.</p>
<p>Saint Ambroise, prie pour nous.</p>
<p>Saint Jérôme, prie pour nous.</p>
<p>Saint Augustin, prie pour nous.</p>
<p>Saint Athanase, prie pour nous.</p>
<p>Saint Basile et Saint Grégoire de Nazianze, priez pour nous.</p>
<p>Saint Jean Chrysostome, prie pour nous.</p>
<p>Saint Hilaire, prie pour nous.</p>
<p>Saint Martin, prie pour nous.</p>
<p>Saint Patrice, prie pour nous.</p>
<p>Saint Cyrille et Saint Méthode, priez pour nous.</p>
<p>Saint Bonaventure, prie pour nous.</p>
<p>Saint François de Sales, prie pour nous.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Saint Antoine, prie pour nous.</p>
<p>Saint Benoît, prie pour nous.</p>
<p>Saint Bernard, prie pour nous.</p>
<p>Saint François et Saint Dominique, priez pour nous.</p>
<p>Saint Thomas d’Aquin, prie pour nous.</p>
<p>Saint François Xavier, prie pour nous.</p>
<p>Saint Vincent de Paul, prie pour nous.</p>
<p>Saint Jean-Marie Vianney, prie pour nous.</p>
<p>Saint Jean de la Croix, prie pour nous.</p>
<p>Saint Jean Bosco, prie pour nous.</p>
<p>Saint Louis de Gonzague, prie pour nous.</p>
<p>Sainte Scholastique, prie pour nous.</p>
<p>Sainte Claire, prie pour nous.</p>
<p>Sainte Catherine de Sienne, prie pour nous.</p>
<p>Sainte Thérèse d’Avila, prie pour nous.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Montre-toi favorable, délivre-nous, Seigneur.</p>
<p>De tout péché et de tout mal, délivre-nous, Seigneur.</p>
<p>Des pièges du démon,</p>
<p>De la colère, de la haine et de toute volonté mauvaise,</p>
<p>De la mort éternelle,</p>
<p>Par ton incarnation et ta nativité,</p>
<p>Par ton baptême et ton jeûne au désert,</p>
<p>Par tes souffrances et par ta croix,</p>
<p>Par ta mort et ta mise au tombeau,</p>
<p>Par ta sainte résurrection,</p>
<p>Par ton admirable ascension,</p>
<p>Par l’envoi du Saint-Esprit,</p>
<p>Par ton retour dans la gloire,</p>
<p>Ô Christ, le Fils du Dieu vivant, prends pitié de nous.</p>
<p>Toi qui es venu en ce monde, prends pitié de nous.</p>
<p>Toi qui fus suspendu à la croix,</p>
<p>Toi qui pour nous acceptas la mort,</p>
<p>Toi qui reposas dans le tombeau,</p>
<p>Toi qui ressuscitas d’entre les morts,</p>
<p>Toi qui montas au ciel,</p>
<p>Toi qui envoyas le Saint-Esprit sur les Apôtres,</p>
<p>Toi qui sièges à la droite du Père,</p>
<p>Toi qui dois revenir juger les vivants et les morts,</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nous qui sommes pécheurs, de grâce, écoute-nous.</p>
<p>Pour qu’il te plaise de nous épargner, de grâce, écoute-nous.</p>
<p>Pour qu’il te plaise de nous affermir et conserver dans ton service,</p>
<p>Pour qu’il te plaise de nous pardonner,</p>
<p>Pour qu’il te plaise de bénir cette chapelle et cet autel,</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Agneau de Dieu, qui enlèves le péché du monde, prends pitié de nous.</p>
<p>Agneau de Dieu, qui enlèves le péché du monde, prends pitié de nous.</p>
<p>Agneau de Dieu, qui enlèves le péché du monde, prends pitié de nous.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Prions le Seigneur.</p>
<p>Seigneur, notre refuge et notre force, toi qui inspires toute vraie prière, écoute les supplications de ton Église ; fais que nous obtenions pleinement ce que nous demandons avec foi. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<h3>2° Psaumes de la Pénitence (6, 101, 142).</h3>
<blockquote><p>Éternel ! ne me punis pas dans ta colère,</p>
<p>et ne me châtie pas dans ta fureur.</p>
<p>Aie pitié de moi, Éternel ! car je suis sans force ;</p>
<p>guéris-moi, Éternel ! car mes os sont tremblants.</p>
<p>Mon âme est toute troublée ;</p>
<p>et toi, Éternel ! jusques à quand ?&#8230;</p>
<p>Reviens, Éternel ! délivre mon âme ;</p>
<p>sauve-moi, à cause de ta miséricorde.</p>
<p>Car celui qui meurt n’a plus ton souvenir ;</p>
<p>qui te louera dans le séjour des morts ?</p>
<p>Je m’épuise à force de gémir ;</p>
<p>chaque nuit ma couche est baignée de mes larmes,</p>
<p>mon lit est arrosé de mes pleurs.</p>
<p>J’ai le visage usé par le chagrin ;</p>
<p>tous ceux qui me persécutent le font vieillir.</p>
<p>Éloignez-vous de moi, vous tous qui faites le mal !</p>
<p>Car l’Éternel entend la voix de mes larmes ;</p>
<p>L’Éternel exauce mes supplications,</p>
<p>l’Éternel accueille ma prière.</p>
<p>Tous mes ennemis sont confondus, saisis d’épouvante ;</p>
<p>ils reculent, soudain couverts de honte.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Je chanterai la bonté et la justice ;</p>
<p>c’est à toi, Éternel ! que je chanterai.</p>
<p>Je prendrai garde à la voie droite.</p>
<p>Quand viendras-tu à moi ?</p>
<p>Je marcherai dans l’intégrité de mon cœur,</p>
<p>au milieu de ma maison.</p>
<p>Je ne mettrai rien de mauvais devant mes yeux ;</p>
<p>je hais la conduite des pécheurs ;</p>
<p>elle ne s’attachera point à moi.</p>
<p>Le cœur pervers s’éloignera de moi ;</p>
<p>je ne veux pas connaître le méchant.</p>
<p>Celui qui calomnie en secret son prochain, je l’anéantirai ;</p>
<p>celui qui a des regards hautains et un cœur enflé, je ne le supporterai pas.</p>
<p>J’aurai les yeux sur les fidèles du pays,</p>
<p>pour qu’ils demeurent auprès de moi ;</p>
<p>celui qui marche dans une voie intègre sera mon serviteur.</p>
<p>Celui qui se livre à la fraude n’habitera pas dans ma maison ;</p>
<p>celui qui dit des mensonges ne subsistera pas en ma présence.</p>
<p>Chaque matin j’anéantirai tous les méchants du pays,</p>
<p>afin d’exterminer de la ville de l’Éternel</p>
<p>tous ceux qui commettent l’iniquité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>De ma voix je crie à l’Éternel,</p>
<p>de ma voix j’implore l’Éternel.</p>
<p>Je répands ma plainte devant lui,</p>
<p>je lui raconte ma détresse.</p>
<p>Quand mon esprit est abattu au dedans de moi,</p>
<p>toi, tu connais mon sentier.</p>
<p>Sur la route où je marche</p>
<p>ils m’ont tendu un piège.</p>
<p>Jette les yeux à droite, et regarde !</p>
<p>Personne ne me reconnaît,</p>
<p>tout refuge est perdu pour moi,</p>
<p>nul ne prend souci de mon âme.</p>
<p>Éternel ! c’est à toi que je crie.</p>
<p>Je dis : Tu es mon refuge,</p>
<p>mon partage sur la terre des vivants.</p>
<p>Sois attentif à mes cris !</p>
<p>Car je suis bien malheureux.</p>
<p>Délivre-moi de ceux qui me poursuivent !</p>
<p>Car ils sont plus forts que moi.</p>
<p>Tire mon âme de sa prison,</p>
<p>afin que je célèbre ton nom !</p>
<p>Les justes viendront m’entourer,</p>
<p>quand tu m’auras fait du bien.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<h3>3° Bénédiction de l’Eau Grégorienne.</h3>
<p>Voir le <a href="http://www.heliogabale.org/4658/eau-gregorienne-ou-lustrale/" target="_blank">rituel de bénédiction de l&rsquo;eau grégorienne sur le site</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>4° Aspersion de l’Évêque et de l’assistance.</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">L’Évêque s’asperge lui-même avec de l’EAU BÉNITE, puis les assistants, et prononce :</span></p>
<blockquote><p>Vous m’aspergerez, Adonaï, avec l’hysope, et je serai purifié ; vous me laverez, et je deviendrai plus blanc que neige.</p>
<p>Frères et sœurs, nous voici rassemblés dans la joie pour offrir à Dieu cette chapelle nouvelle. Supplions-le de nous assister de sa grâce et de bénir cette eau. Elle sera répandue sur nous d’abord en signe de pénitence et en rappel de notre baptême ; ensuite, elle sera répandue sur les murs de cette nouvelle église. Au début de cette célébration, prenons conscience que, rassemblés dans l’unité par la foi et la charité, c’est nous qui formons l’Église vivante, établie dans le monde comme signe et témoin de l’amour dont Dieu aime tous les hommes.</p>
<p>Voici que le Temple du Seigneur a été construit sur le sommet des montagnes, il est élevé au-dessus de toutes les collines ; toutes les nations y viendront glorifier, avec joie, le Seigneur et y porter leurs offrandes. Princes, ouvrez vos portes&#8230; Ouvrez-vous, Portes Eternelles, et le Roi de Gloire entrera en ce lieu&#8230;</p>
<p>R : Qui est ce roi de gloire ?</p></blockquote>
<p><span style="text-decoration: underline;">L’Évêque : </span></p>
<blockquote><p>C’est IAWEH, El Shadaï, le Seigneur Fort et Puissant dans le combat&#8230; (<span style="text-decoration: underline;">il dépose le Litus</span>). Adonaï, seigneur dieu tout puissant, Père et auteur de toutes les Puissances des Cieux, daignez bénir cet autel que nous allons élever à la gloire de votre Saint Nom. Du haut de votre trône de Gloire, exaucez les Prières de tous ceux qui viennent y implorer votre secours. Et si votre Peuple se convertit à vous, fait pénitence, vient vous supplier en présence de cet autel, daignez l’exaucer du haut de votre trône de gloire. Amen !</p>
<p>IAWEH, El Shadaï, Dieu tout puissant et éternel, qui vous êtes servi de votre fils comme d’une pierre angulaire pour mieux unir les Juifs et les Gentils, s’élevant comme deux murs sur des fondations opposées, faites, Adonaï, nous vous en supplions, que, par le pieux hommage que nous vous rendons aujourd’hui, vos serviteurs soient unis par les liens indissolubles que sont le feu de la charité et la lumière de la GNOSE ; ne permettez pas que la division des esprits et la perversité des cœurs séparent ceux qui sont assemblés en votre Église. Faites, au contraire, Seigneur, que le Ciment de cet Autel soit aussi celui de leurs âmes. Amen.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<h3>5° — Bénédiction de la Chapelle et onctions sur l’Autel.</h3>
<p>L’évêque dit :</p>
<blockquote><p>J’ai vu l’eau vive jaillissant du cœur du Christ, alléluia !</p>
<p>Tous ceux que lave cette eau seront sauvés et chanteront : alléluia !</p>
<p>R : Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Il asperge ensuite l’autel avec l’eau grégorienne. Il continue ensuite, les mains jointes :</span></p>
<blockquote><p>Que Dieu, le Père des miséricordes, soit présent dans cette maison de prière, et, par la grâce de l’Esprit Saint, qu’il purifie notre cœur, temple vivant dont il fait sa demeure.</p>
<p>R : Amen.</p>
<p>&nbsp;</p></blockquote>
<p><span style="text-decoration: underline;">L’Évêque dépose le Litus et trempe le pouce droit dans le Saint-Chrême. Il fait une onction aux quatre angles, sur les quatre croix, puis sur la croix centrale.</span></p>
<blockquote><p>Que cet autel soit consacré †, sanctifié † au nom du Père †, du Fils † et de l’Esprit-Saint †. Paix à cette demeure et à ceux qui vont y prier le Seigneur. Amen.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">L’Évêque trempe de nouveau le pouce dans le Saint-Chrême en disant :</span></p>
<blockquote><p>Saints de Dieu, qui demeurez désormais sous son Autel, intercédez pour nous auprès du Christ. Que votre prière se mêle à celle des saints Éons en notre faveur, car il est dit que les Saints tressailliront dans la gloire et qu’ils se réjouiront dans le lieu de leur repos&#8230;</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">L’Évêque trace alors une onction sur le tampon en disant :</span></p>
<blockquote><p>Que cet autel soit consacré † et sanctifié † par cette onction et la bénédiction de IAWEH. Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit †. Que la paix soit avec toi&#8230;</p>
<p>R : Amen.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Lecture du Livre de l’Apocalypse :</span></p>
<blockquote><p>Et je vis les sept anges qui se tiennent devant IAWEH, et sept trompettes leur furent données. Un autre Ange vint et se tint devant l’autel, portant un encensoir d’or pur ; on lui donna beaucoup de parfums afin qu’il les offrît avec les prières de tous les Saints sur l’autel d’or, devant le Trône. La fumée des parfums monta vers IAWEH, avec la prière des saints, de la main de l’Ange.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">L’Évêque allume la veilleuse rouge, la pose sur l’autel, en haut de la pierre, et met sur celle-ci, à la gauche, l’encensoir garni. À droite de la pierre d’autel se trouvera un ballon de cristal plein d’eau bénite, ou une sphère de cristal de roche plein déjà consacrée. Il continue :</span></p>
<blockquote><p>Et je vis sous l’autel les âmes de ceux qui avaient souffert la mort pour Dieu ; je les entendais dire : Seigneur, pourquoi ne vengez-vous point votre sang ?</p>
<p>Ils reçurent cette réponse de Dieu : « Attendez encore un peu de temps, jusqu’à ce que le nombre de vos frères soit atteint&#8230; » Les corps des Saints reposent en paix, dans la Lumière Inextinguible, et leurs noms vivront dans l’éternité. Amen.</p>
<p>Prions —</p>
<p>Dieu qui formez à Votre Majesté un tabernacle éternel de tous les Saints réunis dans la gloire du divin Plérôme, faites que votre édifice reçoive de célestes accroissements, et que les Saints nous fassent part de leurs mérites et soient nos protecteurs, nos conseillers et nos guides. Amen.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">L’Évêque reprend le Litus et présente l’extrémité supérieure à la fumée du parfum de l’encensoir en disant :</span></p>
<blockquote><p>Que cet autel soit scellé † ; sanctifié †, animé † et vivifié † au nom Père, du Fils et du Saint-Esprit †. Amen.</p>
<p>(les signes de croix sont tracés, à chaque fois, dans la fumée).</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">L’Évêque dit :</span></p>
<blockquote><p>Frères, implorons la miséricorde divine afin que, cédant à la voix de notre prière, le Père tout-puissant sanctifie †, par la présente bénédiction †, cet autel destiné à recevoir le sacrifice par excellence. Qu’il daigne toujours bénir † et sanctifier † les offrandes que viendra y déposer la pieuse dévotion des Gnostiques. Qu’adouci par la suave odeur de l’encens, Notre Père exauce avec compassion les prières des siens. Amen.</p>
<p>&nbsp;</p></blockquote>
<p><span style="text-decoration: underline;">L’Évêque dépose le Litus, remet de l’encens dans la cassolette et dit :</span></p>
<blockquote><p>Dieu tout puissant, qu’entourent d’innombrables armées d’anges, daignez regarder favorablement et bénir cet encens que vous avez créé † ; sanctifiez donc, Seigneur, ces saintes résines † afin que, chassées par leur parfum, toutes langueurs, angoisses, infirmités et embûches du Prince de ce monde se dissipent. Que l’homme, que vous avez sauvé et racheté du sang du Christ, en soit délivré pour toujours et que jamais il ne soit blessé par la dent du serpent infernal. Par le Christ. Amen.</p>
<p>Prions —</p>
<p>Seigneur Dieu, Adonaï, tout puissant sanctificateur éternel, daignez donc bénir † et sanctifier † cette chapelle, à vous dédiée sous l’invocation de saint abbé Julio, et faites qu’en honorant sa mémoire, ce soit à votre NOM que nous consacrions cet autel. Que les Anges de Lumière l’entourent, que les Saints Éons l’illuminent, et que l’Esprit Saint, le divin pneuma Aegion, l’auréole de sa divine clarté, rayonnant en leur centre.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Lecture du Livre de l’Apocalypse.</span></p>
<blockquote><p>En ce jour-là, je vis descendre d’en haut, d’auprès de Dieu, la Ville Sainte, la Jérusalem nouvelle, vêtue comme l’Épouse parée pour l’Époux. Et j’entendis une voix forte venant du Trône qui disait : Voici le Tabernacle de Dieu avec les hommes. Il habitera avec eux et ils seront son peuple. Il n’y aura plus ni mort, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu. Celui qui était assis sur le Trône dit : Voici que je fais toutes choses nouvelles.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<h3>6° – La Liturgie eucharistique.</h3>
<p><span style="text-decoration: underline;">Le célébrant entonne le cantique suivant :</span></p>
<blockquote><p>Je crois en un Seigneur Secret et Ineffable ; &amp; en une Étoile, qui est en la Compagnie des Étoiles, à partir du feu de qui nous avons tous été créés, &amp; vers qui nous retournerons tous ; &amp; en un Père de la Vie, Mystère du Mystère.</p>
<p>Et je crois en une Terre, Gaïa, notre Mère à tous, &amp; en une Vierge dont sont issus tous les hommes &amp; où ils résideront tous, Mystère du Mystère.</p>
<p>Et je crois au Serpent &amp; au Lion Crucifiés, Mystères du Mystère.</p>
<p>Et je crois en une Eglise Universelle &amp; Gnostique de la Lumière, de la Vie, de l’Amour et de la Liberté.</p>
<p>Et je crois en une communion des Saints.</p>
<p>Et, aussi longtemps que le Pain &amp; le Vin seront transmutés en nous journellement en une substance spirituelle, je crois au Miracle de la Messe.</p>
<p>Et je confesse un Baptême de la Sagesse, par lequel nous accomplissons le Miracle de l’Incarnation.</p>
<p>Et je confesse ma vie une, individuelle &amp; éternelle qui fut &amp; est &amp; qui sera.</p>
<p>Amen.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Le célébrant continue par la prière eucharistique :</span></p>
<blockquote><p>Nous te rendons grâce et nous célébrons l’eucharistie,</p>
<p>Père, au nom de Ton Fils Jésus Christ,</p>
<p>pour tous Tes enfants dispersés dans le Kénôme :</p>
<p>qu’ils quittent l’amertume du monde pour la douceur du Plérôme,</p>
<p>le charnel pour le spirituel,</p>
<p>le physique pour l’angélique,</p>
<p>le visible pour l’invisible,</p>
<p>la créature pour le Plérôme,</p>
<p>le monde pour l’Éon,</p>
<p>l’esclavage pour l’état de fils,</p>
<p>et parviennent à la pleine connaissance de Tes mystères.</p>
<p>Éclaire leur intelligence, qu’ils accomplissent Ta volonté par le Nom de Jésus le Christ ; et ils accompliront Ta volonté, maintenant et toujours, étant parfaits en toute grâce et toute pureté.</p>
<p>Gloire à Toi dans Ton Fils et Ton Monogène, Jésus le Christ, maintenant et toujours.</p>
<p>Amen !</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Le célébrant verse un peu de vin dans le Calice, ensuite quelques gouttes d’eau. Il impose alors ses mains sur le Calice et le Pain reposant sur la Patène, et il dit :</span></p>
<blockquote><p>Éon Jésus, accepte que ce Pain &amp; ce Vin de sainteté deviennent Ta présence sur cette Terre (il brise le Pain) &amp; bénis-les † (<span style="text-decoration: underline;">il forme le Tau sur le Calice &amp; le Pain</span>). Que le Mystère gnostique soit ! (<span style="text-decoration: underline;">il fait génuflexion ou s’incline en adoration</span>)</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Élevant le Pain, il dit :</span></p>
<blockquote><p>Nous rendons grâce, ô Propator, pour le Pain de Vie &amp; de Connaissance. En ce Pain résident le Corps &amp; l’Esprit Pneumatique du Christ.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>Il le repose sur la patène. Il élève alors le calice et dit :</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>Nous rendons grâce, ô Propator, à la vigne de David. En ce Calice sont le Sang &amp; l’Esprit Pneumatique du Christ.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Il s’agenouille. Il se relève. Le célébrant dit alors :</span></p>
<blockquote><p>Prenez &amp; mangez, ceci est Mon Corps &amp; ceci est Mon Sang.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Il continue par le Notre Père gnostique :</span></p>
<blockquote><p>Notre Père qui êtes dans la profondeur des Éons,</p>
<p>Que Votre Saint Logos et Christ soit compris et adoré dans tout l’Univers ;</p>
<p>Que le règne de Votre Saint-Esprit nous arrive,</p>
<p>Que Votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel.</p>
<p>Donnez-nous aujourd’hui notre nourriture spirituelle, la force et le courage de gagner notre pain du corps.</p>
<p>Soutenez-nous dans nos faiblesses afin que nous ne soyons pas entraînés par nos passions et délivrez-nous des mirages trompeurs de l’Archonte.</p>
<p>Car, nous n’avons d’autre roi que Votre Fils bien-aimé l’Eon-Christ notre Sauveur à qui appartiennent le règne, le triomphe et la gloire dans tous les siècles des siècles.</p>
<p>R : Amen.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Et il avale un morceau du Corps Spirituel de l’Eon Jésus et boit au Calice le Sang Divin.</span></p>
<blockquote><p>Si tu présentes ton offrande à l’autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande. Va d’abord te réconcilier avec ton frère ; puis reviens, présente ton offrande.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Ensuite, le célébrant, après une courte méditation, s’exclame :</span></p>
<blockquote><p>Puisse la grâce du Saint Plérôme être avec moi pour l’éternité !</p>
<p>Le Seigneur du ciel et de la terre vous a rassemblés pour la bénédiction de cette chapelle : qu’il multiplie en vous ses bénédictions.</p>
<p>R : Amen.</p>
<p>Il veut que ses enfants ne soient pas dispersés mais soient tous réunis en son Fils : qu’il fasse de vous son temple vivant et la demeure de son Esprit Saint.</p>
<p>R : Amen.</p>
<p>Puissiez-vous avoir le cœur assez pur pour que Dieu habite en vous dès maintenant et qu’il vous donne le bonheur éternel avec tous les saints.</p>
<p>R : Amen.</p>
<p>Et que Dieu tout-puissant vous bénisse, le Père †, le Fils † et le Saint-Esprit †.</p>
<p>R : Amen.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’office se termine alors par le chant suivant :</p>
<blockquote><p>Salut, salut royaume</p>
<p>D’éternelle clarté.</p>
<p>Salut, salut Plérome</p>
<p>De la Divinité !</p>
<p>Abîme, ô mer immense</p>
<p>Où se meut la substance ;</p>
<p>Mystère de Silence,</p>
<p>D’Amour et de beauté !</p></blockquote>
<p><span style="text-decoration: underline;">Le célébrant se signe du Tau †quitte l’autel en faisant une génuflexion ou une profonde inclination.</span></p>
<br/>(Contains <a href="http://www.heliogabale.org/4707/consecration-dune-chapelle-et-dun-autel-gnostiques/#attachments">1 attachments</a>.)]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Rite gnostique de fraction du pain et de partage du vin</title>
		<link>http://www.heliogabale.org/4695/rite-gnostique-de-fraction-du-pain-et-de-partage-du-vin/</link>
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		<pubDate>Mon, 26 Nov 2012 10:10:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tau Heliogabale</dc:creator>
				<category><![CDATA[Rituels EGC]]></category>

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		<description><![CDATA[Notes préliminaires Ce Rituel – inspiré du rite de Doin [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><strong>Notes préliminaires</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Ce Rituel – inspiré du rite de Doinel et de Tau Jonas – est destiné à être opéré par un prêtre ou par un évêque gnostique sans la présence de fidèles. Il est conçu pour la pratique régulière des membres de l’Eglise Gnostique Chaote.</p>
<p style="text-align: justify;">L’évêque sera revêtu de son étole, de son anneau épiscopal à la main droite et du Tau Sacré autour du cou ; le prêtre sera revêtu de son étole croisée par devant et du Tau.</p>
<p style="text-align: justify;">Le célébrant se rend avec déférence derrière une table drapée de blanc (l’autel) sur laquelle sont posés deux chandeliers ; l’Évangile de Saint-Jean ouvert à la première page – ou la Didaché ouverte au chapitre IX – est disposé à la droite de l’autel. S’il se peut, un grand Tau ou une icône de la Vierge sera posé entre les chandeliers. Il aura pris soin de disposer au centre de l’autel le Calice au-dessus duquel sera posée la Patène (sur laquelle repose un morceau de pain) recouverte d’un linge blanc, et deux petits récipients contenant de l’eau et du vin.</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-4695"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;">Rite.</span></p>
<p style="text-align: justify;">Le célébrant entonne le cantique suivant :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">« Je crois en un Seigneur Secret et Ineffable ; &amp; en une Étoile, qui est en la Compagnie des Étoiles, à partir du feu de qui nous avons tous été créés, &amp; vers qui nous retournerons tous ; &amp; en un Père de la Vie, Mystère du Mystère.</p>
<p style="text-align: justify;">Et je crois en une Terre, Gaïa, notre Mère à tous, &amp; en une Vierge dont sont issus tous les hommes &amp; où ils résideront tous, Mystère du Mystère.</p>
<p style="text-align: justify;">Et je crois au Serpent &amp; au Lion Crucifiés, Mystères du Mystère.</p>
<p style="text-align: justify;">Et je crois en une Eglise Universelle &amp; Gnostique de la Lumière, de la Vie, de l’Amour et de la Liberté.</p>
<p style="text-align: justify;">Et je crois en une communion des Saints.</p>
<p style="text-align: justify;">Et, aussi longtemps que le Pain &amp; le Vin seront transmutés en nous journellement en une substance spirituelle, je crois au Miracle de la Messe.</p>
<p style="text-align: justify;">Et je confesse un Baptême de la Sagesse, par lequel nous accomplissons le Miracle de l’Incarnation.</p>
<p style="text-align: justify;">Et je confesse ma vie une, individuelle &amp; éternelle qui fut &amp; est &amp; qui sera.</p>
<p style="text-align: justify;">Amen ».</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Le célébrant continue par la prière eucharistique :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">« Nous te rendons grâce et nous célébrons l’eucharistie,</p>
<p style="text-align: justify;">Père, au nom de Ton Fils Jésus Christ,</p>
<p style="text-align: justify;">pour tous Tes enfants dispersés dans le Kénôme :</p>
<p style="text-align: justify;">qu’ils quittent l’amertume du monde pour la douceur du Plérôme,</p>
<p style="text-align: justify;">le charnel pour le spirituel,</p>
<p style="text-align: justify;">le physique pour l’angélique,</p>
<p style="text-align: justify;">le visible pour l’invisible,</p>
<p style="text-align: justify;">la créature pour le Plérôme,</p>
<p style="text-align: justify;">le monde pour l’Éon,</p>
<p style="text-align: justify;">l’esclavage pour l’état de fils,</p>
<p style="text-align: justify;">et parviennent à la pleine connaissance de Tes mystères.</p>
<p style="text-align: justify;">Éclaire leur intelligence, qu’ils accomplissent Ta volonté par le Nom de Jésus le Christ ; et ils accompliront Ta volonté, maintenant et toujours, étant parfaits en toute grâce et toute pureté.</p>
<p style="text-align: justify;">Gloire à Toi dans Ton Fils et Ton Monogène, Jésus le Christ, maintenant et toujours. Amen ! »</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Le célébrant verse un peu de vin dans le Calice, ensuite quelques gouttes d’eau. Il impose alors ses mains sur le Calice et le Pain reposant sur la Patène, et il dit :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">« Éon Jésus, accepte que ce Pain &amp; ce Vin de sainteté deviennent Ta présence sur cette Terre [il brise le Pain] &amp; bénis-les [il forme le Tau sur le Calice &amp; le Pain]. Que le Mystère gnostique soit ! [il fait génuflexion ou s’incline en adoration] »</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Élevant le Pain, il dit :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">« Nous rendons grâce, ô Propator, pour le Pain de Vie &amp; de Connaissance. En ce Pain résident le Corps &amp; l’Esprit Pneumatique du Christ ».</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Il le repose sur la patène. Il élève alors le calice et dit :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">« Nous rendons grâce, ô Propator, à la vigne de David. En ce Calice sont le Sang &amp; l’Esprit Pneumatique du Christ ».</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Il s’agenouille. Il se relève.</p>
<p style="text-align: justify;">Le célébrant dit alors :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">« Prenez &amp; mangez, ceci est Mon Corps &amp; ceci est Mon Sang. »</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Il continue par le Notre Père gnostique :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">« Notre Père qui êtes dans la profondeur des Éons,</p>
<p style="text-align: justify;">Que Votre Saint Logos et Christ soit compris et adoré dans tout l’Univers ;</p>
<p style="text-align: justify;">Que le règne de Votre Saint-Esprit nous arrive,</p>
<p style="text-align: justify;">Que Votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel.</p>
<p style="text-align: justify;">Donnez-nous aujourd’hui notre nourriture spirituelle, la force et le courage de gagner notre pain du corps.</p>
<p style="text-align: justify;">Soutenez-nous dans nos faiblesses afin que nous ne soyons pas entraînés par nos passions et délivrez-nous des mirages trompeurs de l’Archonte.</p>
<p style="text-align: justify;">Car, nous n’avons d’autre roi que Votre Fils bien-aimé l’Eon-Christ notre Sauveur à qui appartiennent le règne, le triomphe et la gloire dans tous les siècles des siècles.</p>
<p style="text-align: justify;">Amen ».</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Et il avale un morceau du Corps Spirituel de l’Eon Jésus et boit au Calice le Sang Divin.</p>
<p style="text-align: justify;">Ensuite, le célébrant, après une courte méditation, s’exclame :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">« Puisse la grâce du Saint Plérôme être avec moi pour l’éternité ! »</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">L’office se termine alors par le chant suivant :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">« Salut, salut royaume</p>
<p style="text-align: justify;">D’éternelle clarté.</p>
<p style="text-align: justify;">Salut, salut Plérome</p>
<p style="text-align: justify;">De la Divinité !</p>
<p style="text-align: justify;">Abîme, ô mer immense</p>
<p style="text-align: justify;">Où se meut la substance ;</p>
<p style="text-align: justify;">Mystère de Silence,</p>
<p style="text-align: justify;">D’Amour et de beauté ! »</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Le célébrant se signe du Tau quitte l’autel en faisant une génuflexion ou une profonde inclination.</p>
<p style="text-align: justify;"> +++ Tau Héliogabale</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Messe au Saint Archange Raphaël</title>
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		<pubDate>Mon, 19 Nov 2012 19:36:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tau Heliogabale</dc:creator>
				<category><![CDATA[Rituels EGC]]></category>

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		<description><![CDATA[Messe à dire pour la guérison physique, mentale ou spir [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div>
<p align="center">Messe à dire pour la guérison physique, mentale ou spirituelle par l’intercession du Saint Archange Raphaël.</p>
</div>
<p align="center">Cette messe, adoptée par l’Eglise Gnostique Chaote, est inspirée du rituel gallican tel que publié par le Père Raphaël Steck de la Mission Gallicane d’Alsace.</p>
<p align="center"><span id="more-4688"></span></p>
<h2>RITUELIE PRÉPARATOIRE</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le Prêtre et les Clercs qui vont participer à la Liturgie revêtent les Vêtements et Ornements Sacrés en disant les Oraisons suivantes :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>— En revêtant l’Aube :</p>
<p>Blanchissez-moi, Seigneur, et purifiez mon cœur afin qu’étant lavé dans le Sang de l’Agneau, je jouisse un jour des Joies Éternelles. Par le Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>— En bouclant la Cordelière :</p>
<p>Dieu Tout-Puissant qui sondez les cœurs et les reins, daignez éteindre en moi l’ardeur des passions, afin que la Vertu de Force et la Pureté demeurent en moi. Par le Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>— En arborant le Tau :</p>
<p>Dieu tout-Puissant et Miséricordieux qui, de l’Arbre de la Science du Bien et du Mal avez daigné faire tailler l’instrument de notre Salut, accordez à ce Signe devenu celui de la Vie Eternelle le pouvoir de me protéger des Esprits Impurs. Ainsi soit-il.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>— En arborant l’Étole :</p>
<p>Accordez-moi, Seigneur, de pouvoir toujours conserver dans l’honneur cet ornement précieux de la Grâce et que, Baudrier des Combats, cette étole soit par mes actes, le symbole de Vos Victoires. Par le Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>— En prenant l’Anneau épiscopal :</p>
<p>En prenant l’anneau de la Sagesse, accordez-moi, Seigneur de conserver en une inviolable fidélité le Dépôt Sacré qui m’a été confié par l’Épouse du Christ, c’est-à-dire l’Église. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>— En allumant les Cierges :</p>
<p>Dieu tout-Puissant, Lumière Inextinguible, créateur de toutes Clartés, daignez sanctifier <strong>† </strong>ces Flammes nouvelles et faites que nous puissions, nos Âmes définitivement purifiées, parvenir à travers la sombre Nuit de ce Monde jusqu’au Séjour de la Lumière Éternelle. Par le Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>— En allumant le Feu de l’Encensoir :</p>
<p>Dieu Éternel, Lumière et Feu Inextinguible, daignez sanctifier <strong>† </strong>et décupler la puissance de ce nouveau foyer élémentaire. Faites en sorte, Seigneur, qu’il soit sur cet autel comme fut pour votre serviteur Moïse le Buisson Ardent au Rocher d’Horeb : avec Votre Révélation, le signe de Votre Amour. Par le Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>— En disposant le Calice et la Patène :</p>
<p>Dieu Tout-Puissant, Sanctificateur Éternel, c’est à la gloire de Votre NOM que nous consacrons cet Autel. Daignez donc, Seigneur, lui conférer l’abondance de Votre Grâce Sanctifiante et Votre Céleste Bénédiction. Que les Saints Éons, les Anges de Lumière, tous les Saints du Divin Plérome l’entourent, et que l’Esprit-Saint l’illumine de ses divines Clartés. Par le Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>ASPERSION</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Le Pr</span><span style="text-decoration: underline;">ê</span><span style="text-decoration: underline;">tre b</span><span style="text-decoration: underline;">é</span><span style="text-decoration: underline;">nit l&rsquo;Eau et fait les aspersions. </span></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"> </span></p>
<p>1°/ Sur lui-même :</p>
<p>P : Que le Seigneur me <strong>†</strong> purifie, afin que je puisse dignement accomplir son Saint Service.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>2°/ Sur l’assemblée :</p>
<p>P : Souvenez-vous des promesses que vous avez faites à votre baptême, et du Sacrifice Sanglant du Christ, lequel vous offre <strong>†</strong> le pardon gratuit de vos<br />
fautes par la très sainte aspersion.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>3°/Aux quatre points cardinaux (Est, Ouest, Nord, Sud) :</p>
<p>P : Étends ta main, ô Dieu, de ta Céleste résidence, et daigne <strong>†</strong> épurer, <strong>†</strong> nettoyer, <strong>†</strong> purifier et <strong>†</strong> consacrer Ton Saint Temple afin qu&rsquo;il puisse être rendu convenable pour la célébration de Tes louanges, et de Tes très Saints Mystères.</p>
<p>Par Jésus-Christ, notre Seigneur. Amen.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Entrée</h2>
<p><strong> </strong></p>
<p>P : Purifiez-moi, Seigneur, avec l&rsquo;hysope, et je serai sans tache : lavez-moi, et je deviendrai plus blanc que la neige.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Ayez pitié de moi, mon Dieu, dans Votre grande miséricorde. Gloire au Père&#8230; Aspergez-moi&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Montrez-nous, Seigneur, Votre miséricorde.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>R : Accordez-nous Votre salut. </em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Seigneur, exaucez ma prière.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>R : Que mon cri parvienne jusqu&rsquo;à Vous.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Le Seigneur soit avec vous.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>R : Et avec votre esprit.</em><br />
P : Prions. Exaucez-nous, Seigneur, Père très Saint, Dieu éternel et tout-puissant ; et daignez envoyer Votre saint Ange afin qu&rsquo;il garde, soutienne, protège, visite et défende Votre peuple assemblé en ce lieu. Par le Christ notre Seigneur. Amen.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">%</span></strong><strong><span style="text-decoration: underline;">%</span></strong><strong><span style="text-decoration: underline;">%</span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : <strong>†</strong> Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Joignant de nouveau les mains devant la poitrine, d’une voix claire le prêtre prononce :</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Je viens à l&rsquo;autel de Dieu,</p>
<p><em>R : De Dieu qui remplit mon âme d&rsquo;une joie et d&rsquo;une force toujours nouvelles.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Juge-moi, Seigneur, et délivre-moi du péché.</p>
<p><em>R : Seigneur, tu es ma force. Pourquoi me laisserais-tu sous la puissance du mal ?</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Envoie ta lumière et ta vérité. Elles me conduiront vers Toi dans ton sanctuaire.</p>
<p><em>R : Je viens à l&rsquo;autel de Dieu qui remplit mon âme d&rsquo;une joie et d&rsquo;une force toujours nouvelles.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Je chanterai tes louanges, ô mon Dieu.</p>
<p><em>R : Car j&rsquo;espère en Toi mon salut.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : <strong>†</strong> Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit.</p>
<p><em>R : Maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Je viens à l&rsquo;autel de Dieu,</p>
<p><em>R : De Dieu qui remplit mon âme d&rsquo;une joie et d&rsquo;une force toujours nouvelles.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : <strong>†</strong> Notre secours est au nom du Seigneur,</p>
<p><em>R : Qui a fait le ciel et la terre.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Ô Dieu, ne te détourne pas de nous et nous aurons la vie,</p>
<p><em>R : Et nous nous réjouirons en Toi.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Fais-nous goûter, Seigneur, les douceurs de ta miséricorde.</p>
<p><em>R : Et donne-nous ton salut.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Seigneur, exauce notre prière,</p>
<p><em>R : Et que notre prière parvienne jusqu&rsquo;à Toi.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Prions : Efface nos péchés, nous t&rsquo;en prions, Seigneur, au nom de Jésus-Christ afin que nous nous présentions dans ton sanctuaire avec un cœur pur libre de toute pensée profane. Amen.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<h2>Introït</h2>
<p><span style="text-decoration: underline;">Le célébrant monte à l’autel et l’embrasse. Puis il bénit la lumière des cierges en disant :</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Dieu de Tout-Amour, bénis <strong>† </strong>ce feu et fais en pour nous le feu de notre joie, de notre amour et de notre vie. Bénis <strong>† </strong>cette lumière qu’elle soit pour nous le rayonnement de nos esprits, de nos cœurs et de nos yeux.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Il bénit l’encens en disant :</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Que cet encens soit <strong>† </strong>béni ! Avec cet encens, reçois Père, l’émotion aimante de nos cœurs présentés en offrande devant toi.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Je chanterai éternellement les miséricordes du Seigneur et ma bouche ne cessera de publier la vérité de ses promesses. Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Lecture de l&rsquo;Introït du Propre et encensement de l’autel.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Bénissez le Seigneur, vous tous, ses Anges, qui êtes puissants et forts ; qui exécutez sa parole, pour obéir à la voix de ses ordres.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Mon âme, bénis le Seigneur, et que tout ce qui est au dedans de moi bénisse son saint Nom.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Que le Seigneur soit toujours avec vous.</p>
<p><em>R : Et avec ton esprit.</em></p>
<p><em> </em></p>
<h2>Kyrie</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Seigneur, aie pitié de nous.</p>
<p><em>R : Seigneur, aie pitié de nous.</em></p>
<p>P : Seigneur, aie pitié de nous.</p>
<p><em>R : Christ, aie pitié de nous.</em></p>
<p>P : Christ, aie pitié de nous.</p>
<p><em>R : Christ, aie pitié de nous.</em></p>
<p>P : Seigneur, aie pitié de nous.</p>
<p><em>R : Seigneur, aie pitié de nous</em></p>
<p>P : Seigneur, aie pitié de nous.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>(Le Célébrant et l&rsquo;assemblée ensemble)</strong></p>
<p><strong>Aie pitié Seigneur, de tous nos malades et de tous nos affligés, de tous ceux qui sont dans l&rsquo;angoisse et dans le besoin, et dans le réconfort de ton Église manifeste ta gloire. Amen.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<h2>Gloria</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Le prêtre commence l’hymne, restant au milieu de l’autel, étendant les mains et les élevant jusqu’à la hauteur des épaules.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : <strong>†</strong> Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur. Hosanna au plus haut des cieux.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Que le Seigneur soit toujours avec vous.</p>
<p><em>R : Et avec ton esprit</em>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Gloire à Dieu au plus haut des cieux</p>
<p><em>R : Et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Nous te louons</p>
<p><em>R : Nous te bénissons.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Nous t&rsquo;adorons <span style="text-decoration: underline;">(génuflexion)</span></p>
<p><em>R : Nous te glorifions.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Nous te rendons grâces pour ta gloire infinie, Seigneur Dieu, roi céleste,</p>
<p><em>R : Dieu, Père tout-puissant.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Seigneur, Fils unique, Jésus-Christ</p>
<p><em>R : Seigneur Dieu, agneau de Dieu, Fils du Père.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Toi qui recueilles les péchés du monde</p>
<p><em>R : Aie pitié de nous.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Toi qui mets fin aux péchés du monde</p>
<p><em>R : Reçois notre prière.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Toi qui sièges à la droite du Père</p>
<p><em>R : Aie pitié de nous.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Car toi seul es Saint,</p>
<p><em>R : Toi seul es le Seigneur.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Toi seul es le Très-Haut, Toi, Jésus-Christ avec le Saint-Esprit, <strong>†</strong> dans la gloire de Dieu le Père. Amen.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Le célébrant baise l’autel au milieu en y posant les mains étendues de part et d’autre ; puis, joignant les mains devant la poitrine et baissant les yeux vers le sol, il se tourne de gauche à droite vers le peuple. Étendant puis joignant les mains devant la poitrine, comme avant, il dit d’une voix claire :</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Le Seigneur soit avec vous.</p>
<p><em>R : Et avec votre esprit.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Tropaire</h2>
<p><span style="text-decoration: underline;">L’assistant de rend du côté de l’épître.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Lecture du Livre de Tobie : « En ces jours-là : L’ange Raphaël dit à Tobie : Il est bon de cacher le secret du roi, mais il est honorable de révéler et de publier les œuvres de Dieu. La prière accompagnée du jeûne est bonne, et l’aumône vaut mieux que d’amasser des monceaux d’or. Car l’aumône délivre de la mort, et c’est elle qui efface les péchés, et qui fait trouver la miséricorde et la vie éternelle. Mais ceux qui commettent le péché et l’iniquité sont les ennemis de leur âme. Je vais donc vous découvrir la vérité, et je ne vous cacherai point une chose qui est secrète. Lorsque vous priiez avec larmes, et que vous ensevelissiez les morts, que vous quittiez votre repas, et que vous cachiez les morts dans votre maison durant le jour pour les ensevelir pendant la nuit, j’ai présenté votre prière au Seigneur. Et parce que vous étiez agréable à Dieu, il a été nécessaire que la tentation vous éprouvât. Et maintenant le Seigneur m’a envoyé pour vous guérir, et pour délivrer du démon Sara, la femme de votre fils. Car je suis l’Ange Raphaël, l’un des sept qui nous tenons en la présence du Seigneur. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Le prêtre au milieu de l&rsquo;Autel.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Ô Dieu, qui avez donné le bienheureux Archange Raphaël comme compagnon de route à votre serviteur Tobie, accordez-nous, à nous vos serviteurs, la grâce d’être toujours protégés et secourus par ce même Archange.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Hymne du Trisagion</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : <strong>†</strong> Saint est Dieu, <strong>†</strong> Saint est le Puissant, <strong>†</strong> Saint est l&rsquo;Immortel. Aie pitié de nous.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Gloire au <strong>†</strong> Père, au Fils et au Saint-Esprit, maintenant et toujours dans l&rsquo;éternité des siècles. Amen.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : <strong>†</strong> Saint est l&rsquo;Immortel. Aie pitié de nous.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Le célébrant et l&rsquo;assemblée ensemble :</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>†</strong><strong> Saint est Dieu, </strong><strong>†</strong><strong> Saint est le Puissant, </strong><strong>†</strong><strong> Saint est l&rsquo;Immortel, aie pitié de nous.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<h2>Épître</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Le Prêtre va du côté de l&rsquo;Epitre et dit :</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Lecture du livre d&rsquo;Hénoch.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« … Après cela je demandai à l&rsquo;Ange de paix qui marchait avec moi et me montrait tout ce qui est caché : “Quels sont ces quatre visages, que j&rsquo;ai vus et dont j&rsquo;ai entendu et écrit la parole ?” Et il me dit : “Le premier est le miséricordieux et le très patient Michaël ; le second qui est préposé à toutes les maladies et à toutes les blessures des enfants des hommes, est Raphaël ; le troisième, qui est préposé à toute force, est Gabriel ; et le quatrième, qui préside au repentir, pour l&rsquo;espoir de ceux qui hériteront la vie éternelle, son nom est Phanuel.” Ce sont là les quatre Anges du Seigneur des Esprits, et les quatre voix que j&rsquo;ai entendues en ces jours ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>À la fin de la lecture, les fidèles répondent :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>R : Rendons grâces à Dieu.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Le prêtre revient au milieu de l&rsquo;autel.</span></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"> </span></p>
<h2>GRADUEL</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Le Chandelier à sept branches, rappel des sept dons de l&rsquo;Esprit-Saint, va illuminer l&rsquo;Évangile. Le lecteur de l&rsquo;Évangile embrasse le précieux texte.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : L’Ange Raphaël saisit et lia le démon.</p>
<p><em>R : Notre Seigneur est grand, et sa puissance est grande.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Louez le Seigneur, tous, vous ses Anges : louez-le, toutes ses puissances.</p>
<p><em>R : Bénissez le Seigneur, vous toutes, ses armées ; vous, ses serviteurs, qui faites sa volonté.</em></p>
<p><em> </em></p>
<h2>Évangile</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Le servant au milieu de l’autel :</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Purifie nos cœurs et nos âmes, Seigneur, afin que nous recevions ta doctrine avec joie. Mets sur nos lèvres des paroles de sagesse et dirige nos actions.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Que le Seigneur soit toujours avec vous.</p>
<p><em>R : Et avec ton esprit.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Le servant montre aux fidèles l&rsquo;Évangéliaire devant le chandelier à sept branches qu’il a préalablement allumé, en disant :</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Et maintenant, soyons debout pour entendre le Saint Évangile de Notre Seigneur Jésus-Christ&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Le servant demande la bénédiction du célébrant :</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Père bénis.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Le célébrant le bénit depuis son siège en disant :</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Que Jésus, notre Dieu, le Premier et le Dernier, le Vivant aux siècles des siècles, Celui qui tient les clefs de la mort et de l’enfer, t’accorde un cœur et des lèvres purs et une voix semblable à la trompette éclatante pour annoncer la Parole scellée aux esprits impurs. Seigneur, ouvre nos oreilles, et fais entendre à nos cœurs ce que l’Esprit dit à l’Église. Amen.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pendant la lecture de l&rsquo;Évangile, on se tient debout.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Lecture du Saint Évangile selon saint Jean.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Tous se signent le front, la bouche et le cœur et le célébrant ou le servant encense le Précieux Texte. Pendant la lecture de l&rsquo;Évangile, on se tient debout.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En ce temps-là, il y eut une fête des Juifs, et Jésus monta à Jérusalem. Or, à Jérusalem, près de la porte des Brebis, il y a une piscine qui s’appelle en hébreu Béthesda, et qui a cinq portiques. Sous ces portiques étaient couchés un grand nombre de malades, d’aveugles, de boiteux et de paralytiques. Ils attendaient le bouillonnement de l’eau. Car un ange du Seigneur descendait à certains temps dans la piscine, et agitait l’eau. Et celui qui y descendait le premier après l’agitation de l’eau, était guéri de son infirmité quelle qu’elle fût. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Louange à Toi, ô Christ</p>
<p><em>R : Louange à Toi, ô Christ.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Le célébrant et le clergé embrassent l’évangéliaire et l’on bénit l’assemblée en disant :</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Que par ce Saint Évangile nos péchés soient effacés, nos maladies guéries, nos peines consolées et toute puissance adverse anéantie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Litanie diaconale</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Prions pour que le message du Christ soit entendu du monde entier.</p>
<p><em>R : Seigneur, aie pitié de nous.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Prions pour l&rsquo;union de tous les chrétiens.</p>
<p><em>R : Seigneur, aie pitié de nous.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Prions pour la salubrité de l’air, de la terre et des eaux, pour le respect et la sauvegarde de toute la Création.</p>
<p><em>R : Seigneur, aie pitié de nous.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Prions pour les malades et les affligés, les opprimés, les indigents, les pécheurs, et pour tous ceux qui ne connaissent pas la vérité.</p>
<p><em>R : Seigneur, aie pitié de nous.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Parce que tu es un Dieu miséricordieux et plein d&rsquo;amour pour les hommes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Le célébrant et l&rsquo;Assemblée ensemble :</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Nous te rendons gloire à Toi, Père, Fils et Saint-Esprit, maintenant et toujours, pour l&rsquo;éternité des siècles. Amen.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>P : Maintenant en union de cœur, de doctrine et d&rsquo;espérance avec toutes les Églises de l&rsquo;univers chrétien nous dirons notre Foi dans ce qui a été cru toujours, partout et par tous en proclamant d&rsquo;une même voix le symbole universel de l&rsquo;Église.</p>
<p><strong> </strong></p>
<h2>Symbole de la Foi</h2>
<p>(le célébrant et l&rsquo;assemblée ensemble :)</p>
<p><strong>Je crois en un seul Dieu</strong></p>
<p><strong>Père Tout-Puissant, Créateur du ciel et de la terre</strong></p>
<p><strong>De toutes les choses visibles et invisibles</strong></p>
<p><strong>Et en un seul Seigneur Jésus-Christ</strong></p>
<p><strong>Fils unique de Dieu</strong></p>
<p><strong>Né du Père avant tous les siècles</strong></p>
<p><strong>Dieu né de Dieu</strong></p>
<p><strong>Lumière née de Lumière</strong></p>
<p><strong>Vrai Dieu né du vrai Dieu</strong></p>
<p><strong>Engendré non créé</strong></p>
<p><strong>Consubstantiel au Père</strong></p>
<p><strong>Par qui tout a été créé</strong></p>
<p><strong>Qui pour nous hommes et pour notre salut</strong></p>
<p><strong>Est descendu des Cieux</strong></p>
<p><strong>S&rsquo;est incarné par le Saint-Esprit</strong></p>
<p><strong>De la Vierge Marie</strong></p>
<p><strong>Et s&rsquo;est fait Homme&#8230; (génuflexion)</strong></p>
<p><strong>Il a aussi été crucifié pour nous sous Ponce-Pilate</strong></p>
<p><strong>À souffert et a été enseveli</strong></p>
<p><strong>Et il est ressuscité le troisième jour selon les Écritures</strong></p>
<p><strong>Et Il est monté au Ciel</strong></p>
<p><strong>Il siège à la droite du Père</strong></p>
<p><strong>Et il viendra de nouveau avec gloire</strong></p>
<p><strong>Juger les vivants et les morts</strong></p>
<p><strong>Son règne n&rsquo;aura point de fin</strong></p>
<p><strong>Je crois au Saint-Esprit qui est aussi Seigneur</strong></p>
<p><strong>Et qui donne la vie</strong></p>
<p><strong>Qui procède du Père</strong></p>
<p><strong>Qui est adoré et glorifié avec le Père et le Fils</strong></p>
<p><strong>Qui a parlé par les Prophètes</strong></p>
<p><strong>Je crois l&rsquo;Église Une, Sainte, Universelle et Apostolique</strong></p>
<p><strong>Je confesse un seul Baptême en rémission des péchés</strong></p>
<p><strong>Et j&rsquo;attends la résurrection des morts</strong></p>
<p><strong>†</strong><strong> et la vie du siècle à venir</strong></p>
<p><strong>Amen</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Que le Seigneur soit toujours avec vous.</p>
<p><em>R : Et avec ton esprit.</em></p>
<p><em> </em></p>
<h2>Offertoire</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Le célébrant découvre le calice et le pose du côté de l’épître et il étend le Corporal sur l’autel.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d&rsquo;eux, dit le Seigneur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Le prêtre lit l&rsquo;offertoire du propre :</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : L’Ange se plaça devant l’autel du temple, ayant un encensoir d’or dans sa main ; et il lui fut donné beaucoup de parfums : et la fumée des parfums monta devant Dieu.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">De la main droite, le célébrant retire la petite pale d’au-dessus de l’hostie, prend la patène avec l’hostie, et, la tenant des deux mains élevée jusqu’à la poitrine, les yeux levés vers Dieu et aussitôt abaissés, il dit :</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Reçois, Dieu vivant et véritable, cette hostie que nous t&rsquo;offrons pour nos péchés. Nous te l&rsquo;offrons aussi pour les chrétiens vivants et morts afin qu&rsquo;elle nous serve à tous pour le salut éternel.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Tenant la patène des deux mains, il fait avec elle le signe de croix au-dessus du corporal ; puis il dépose l’hostie vers le milieu de la partie antérieure du corporal devant lui, et la patène, avec sa main droite, un peu sous le bord droit du corporal. Le célébrant verse le vin et l&rsquo;eau dans le calice</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Ô Dieu qui, d&rsquo;une manière admirable, a créé la nature humaine dans sa noblesse, et l&rsquo;a régénérée d&rsquo;une manière plus admirable encore par les mérites de Jésus-Christ, permets par le mystère de la rédemption que ce <strong>†</strong> mélange d&rsquo;eau et de vin nous représente la grâce de participer à la divinité de ton Fils qui a bien voulu se revêtir de notre humanité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Le célébrant élève le calice.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Daigne, Seigneur, agréer ce calice que nous t&rsquo;offrons pour notre salut et pour celui du monde entier.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Ensuite, il fait le signe de la croix avec le calice et le pose sur le corporal, et le couvre de la palle ; alors, les mains jointes sur l’autel, un peu incliné, il dit :</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Venez sanctificateur, Dieu éternel et tout-puissant et bénissez <strong>†</strong> ce sacrifice préparé pour la gloire de Votre Saint Nom.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Le célébrant bénit l’encens :</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Père, bénis <strong>†</strong> cet encens, qu’il monte vers toi avec nos prières.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Le célébrant se lave les doigts.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Je lave mes mains dans l&rsquo;innocence et j&rsquo;approche de ton autel, Seigneur, pour faire entendre une voix de louanges et raconter toutes tes merveilles. Éternel, j&rsquo;aime le séjour de ta maison, le lieu où réside ta gloire.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Priez, mes frères, afin que ce sacrifice soit agréable à Dieu, le Père Tout-Puissant.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Sanctifie nos cœurs, Seigneur, et fais servir ce sacrifice à ta gloire et au bien de ton Église.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Ensuite, un peu incliné au milieu de l’autel, les mains jointes posées sur lui, il dit :</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Ô Dieu, daigne <strong>†</strong> bénir cette offrande que nous te présentons en mémoire de la Passion, de la Résurrection et de l&rsquo;Ascension de Jésus-Christ, qui vit et règne avec Toi en l&rsquo;unité du Saint-Esprit dans les siècles des siècles. Amen.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Le prêtre lit la secrète du propre.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Nous vous offrons, Seigneur, des hosties de louange, en vous suppliant humblement : par l’intercession du suffrage des Anges, recevez-les avec bienveillance et accordez qu’elles servent à notre salut.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Bénédiction du Peuple</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Bénis, ô Seigneur, ta famille qu&rsquo;il t&rsquo;a plu de façonner dans la boue et de vivifier ensuite par le bain sacré du baptême.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Que la main de Vie et de Pureté, que la main du Fils unique, la main qui enlève tous nos maux, qui apporte sainteté et protection, s’étende sur les têtes inclinées de ce peuple.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Que sur lui se répande la bénédiction de l’Esprit, la bénédiction du Ciel, la bénédiction des prophètes et des apôtres. Qu’elle garde les corps dans la pureté, les âmes dans l’étude et la connaissance des mystères.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Que tous ensemble soient bénis par Ton Fils unique, Jésus Christ, par lui te soient rendues gloire et puissance, dans l’Esprit Saint maintenant et dans tous les siècles des siècles.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>Amen.</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Lecture des Diptyques</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Ô Dieu, nous recommandons à ta miséricorde tous ceux de nos frères et de nos sœurs qui nous ont précédés avec le signe de la Foi et qui dorment dans le dernier sommeil. Ne tiens pas compte de leurs fautes, ni de leurs faiblesses, mais considère notre intercesseur auprès de Toi, Jésus-Christ le Juste. Par ses mérites, donne-leur le lieu de soulagement, de la lumière et de la paix. Nous te prions en particulier pour tous ceux que nous avons voulu comprendre dans nos prières.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Suit la lecture des noms des défunts recommandés.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Quant à nous, pécheurs, qui espérons en Ta miséricorde infinie, donne-nous part au céleste héritage avec Tes saints. Sanctifie-nous dans la vérité. Comme Jésus est Un avec Toi, fais que nous soyons Un en Lui. Maintiens et affermis Ta Sainte Église et dirige nos jours dans la paix. Souviens-Toi des fidèles ici présents et de tous ceux qui se sont recommandés à nos prières.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Suit la lecture des intentions particulières.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Et en particulier de <strong>XXX</strong> pour qui nous Te demandons humblement de lui accorder la guérison du corps et de l’esprit.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nous Te demandons ces grâces au nom de Jésus-Christ, par lequel Tu sanctifies, Tu vivifies et Tu accordes toute grâce. Par Lui, avec Lui et en Lui, nous Te rendons honneur et gloire à Toi, Dieu Père Tout-Puissant, dans les siècles des siècles. Amen.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Collectio Post Nomini</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Seigneur Jésus-Christ, Dieu Tout-Puissant et Éternel, marque de Ton sceau salutaire Tes serviteurs fidèles, ici comme dans tout l&rsquo;univers jusqu&rsquo;aux extrémités de la terre et que Te reconnaissant, ô Sauveur du monde, ils soient protégés de tout mal.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Baiser de Paix</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Frères, soyez joyeux, travaillez à votre redressement, exhortez-vous ; ayez un même sentiment ; vivez en paix et le Dieu de la Charité et de la Paix sera avec vous. Saluez-vous mutuellement d&rsquo;un saint baiser. Tous les saints vous saluent. La grâce de Notre Seigneur Jésus-Christ, l&rsquo;amour de Dieu et la communion du Saint-Esprit soient avec vous tous ! (2 Corinthiens 11-13)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Je vous donne un commandement nouveau : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés », dit le Seigneur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Le Prêtre transmet aux fidèles le baiser de paix et chacun, en le transmettant à son tour échange les vœux.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Que la Paix du Seigneur soit toujours avec toi,</p>
<p><em>R : Et avec ton esprit.</em></p>
<p><em> </em></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Les mains jointes appuyées sur l&rsquo;autel.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Seigneur Jésus-Christ, qui as dit à tes Apôtres : je vous laisse ma paix, je vous donne ma paix, ne regarde pas mes péchés, mais la Foi de ton Église, et donne-nous la paix et l&rsquo;union selon ta volonté, toi qui étant Dieu vis et règnes avec le Père et le Saint-Esprit dans tous les siècles des siècles. Amen.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Les bras en position d&rsquo;oraison.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Que la grâce du Dieu Tout-Puissant, la charité de Notre Seigneur Jésus-Christ et la communion du Saint-Esprit soient avec cette assemblée fervente.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Préface</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Que le Seigneur soit toujours avec vous,</p>
<p><em>R : Et avec ton esprit.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Élevons nos cœurs,</p>
<p><em>R : Nous les élevons vers le Seigneur.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Rendons grâces au Seigneur notre Dieu,</p>
<p><em>R : Cela est digne et juste.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>P : Il est vraiment digne et juste, convenable et nécessaire de te louer, de te chanter, de te bénir, de t&rsquo;adorer, de te glorifier, de te rendre grâces, Toi l&rsquo;auteur de toutes les créatures visibles et invisibles, le trésor des biens éternels, la fontaine de la vie et de l&rsquo;immortalité, le Seigneur et Dieu de toutes choses. Toi que chantent les cieux et les cieux des cieux et toutes leurs puissances, le soleil et la lune et tout le cortège des étoiles, la terre, la mer et tout ce qu&rsquo;elle contient. La Jérusalem céleste, l&rsquo;assemblée des Élus, l&rsquo;Église des premiers-nés, qui sont inscrits au ciel, les esprits des Justes et des Prophètes, les âmes des Martyrs et des Apôtres. Les Anges, les Archanges, les Trônes, les Dominations, les Principautés et les Puissances, les Vertus redoutables, les Chérubins aux yeux nombreux et les Séraphins aux six ailes, dont deux voilent leur face, deux couvrent les pieds, les deux autres servent à voler. Tous acclament, en se répondant les uns aux autres, sans jamais cesser, en louant Dieu sans fin, ils entonnent l&rsquo;hymne triomphal de ta gloire merveilleuse, d&rsquo;une voix claire, ils chantent, ils crient, ils célèbrent, ils proclament et disent :</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Sanctus</h2>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">%</span></strong><strong><span style="text-decoration: underline;">%</span></strong><strong><span style="text-decoration: underline;">%</span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>P : Saint, Saint, Saint, le Seigneur le Dieu Tout-Puissant. Les cieux et la terre sont remplis de Ta gloire. Hosanna au plus haut des cieux. Béni </strong><strong>†</strong><strong> soit celui qui vient au nom du Seigneur. Hosanna au plus haut des cieux.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Prions ensemble.</strong></p>
<p><strong>Etant unis dans une même communion en Jésus-Christ Notre Sauveur, avec tous ceux qui ont participé à Ta miséricorde, nous vénérons la mémoire des Patriarches, des Prophètes, des Apôtres, des Evangélistes, des Martyrs, de tous les Saints et principalement de Marie, la mère de Notre Rédempteur. Nous te rendons grâces, Père Céleste, de ce que Tu leur as donné la couronne de vie et nous Te prions de faire que leurs paroles et leurs exemples soient bénis parmi nous et que leurs prières pour ton Église soient exaucées.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<h2>Epiclèse</h2>
<p><span style="text-decoration: underline;">Le célébrant étend ses mains sur le pain et le vin.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>C&rsquo;est aussi pour cela, Seigneur, que nous t&rsquo;offrons encore ce sacrifice spirituel et non sanglant et que nous t&rsquo;invoquons, te prions, te supplions. Envoie ton Esprit-Saint sur nous et sur ces dons ici présents. Fais de ce pain le Précieux <strong>†</strong> Corps de notre Christ et de ce qui est dans ce calice le Précieux <strong>† </strong>Sang de notre Christ, les transformant par ton Esprit-Saint de manière qu&rsquo;ils deviennent pour les communiants purification de l&rsquo;âme, rémission des péchés, communication de ton Saint-Esprit, accomplissement du Royaume des cieux, gage de confiance devant Toi et non un jugement ou une condamnation.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Consécration</h2>
<p><span style="text-decoration: underline;">Elevant les mains vers le ciel, en forme de coupe.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ô Dieu, notre Père céleste, nous t&rsquo;en supplions, reçois favorablement cette offrande de notre amour comme tu as agréé les présents d&rsquo;Abel, le sacrifice d&rsquo;Abraham et celui de Melchisédech. Dans ton infinie miséricorde, tu nous as donné ton Fils unique, Jésus-Christ, le sacrificateur éternel, qui a répandu son Sang pour nous obtenir la rédemption. Par lui, tu nous as enseigné comment nous devons célébrer le mystère de sa mort. Fais donc que par un culte raisonnable et nous conformant à ce qu&rsquo;il a institué, nous participions abondamment aux mérites de son sacrifice.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Le célébrant et l&rsquo;assemblée ensemble.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Nous t&rsquo;en prions, Dieu Tout-Puissant, envoie sur nous ton Saint-Esprit, la Source de Vie et de sanctification.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">%</span></strong><strong><span style="text-decoration: underline;">%</span></strong><strong><span style="text-decoration: underline;">%</span></strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"> </span></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Étendant les mains sur le pain et le vin le prêtre dit :</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Bénis et sanctifie cette oblation terrestre pour en faire une offrande digne de Toi et afin que le pain que nous <strong>†</strong> rompons soit une communion au Corps du Seigneur et le calice que nous <strong>†</strong> bénissons soit une communion au Sang du Seigneur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Qu&rsquo;il soit fait ici selon la pensée et les intentions de Notre Seigneur Jésus-Christ lorsque, la veille de sa mort, il prit du pain dans ses mains saintes et vénérables et, levant les yeux au ciel vers Toi, Dieu, son Père Tout-Puissant, il Te rendit grâces, le <strong>†</strong> bénit, le rompit et le donna à ses disciples en disant :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p align="center">Prenez et mangez, car ceci est Mon Corps, livré pour vous et donné pour la rémission des péchés et la vie éternelle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Inclinaison et élévation.</span></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"> </span></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Le servant donne un coup long </span><span style="text-decoration: underline;">%</span><span style="text-decoration: underline;">, trois coups brefs </span><span style="text-decoration: underline;">%</span><span style="text-decoration: underline;">%</span><span style="text-decoration: underline;">%</span><span style="text-decoration: underline;">et un coup long </span><span style="text-decoration: underline;">%</span><span style="text-decoration: underline;">de clochettes.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Et de même, après le repas, prenant aussi une coupe dans ses mains saintes et vénérables, il Te rendit grâces, la <strong>†</strong> bénit et la donna à ses disciples en disant :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p align="center">Prenez et buvez en tous, car ceci est le Calice de Mon Sang, le Sang de la nouvelle et éternelle alliance — Mystère de Foi — qui pour vous et pour beaucoup sera répandu en rémission des péchés pour la vie éternelle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Inclinaison et élévation. Le servant donne un coup long </span><span style="text-decoration: underline;">%</span><span style="text-decoration: underline;">, trois coups brefs </span><span style="text-decoration: underline;">%</span><span style="text-decoration: underline;">%</span><span style="text-decoration: underline;">%</span><span style="text-decoration: underline;">et un coup long </span><span style="text-decoration: underline;">%</span><span style="text-decoration: underline;">de clochettes.</span></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"> </span></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"> </span></p>
<h2>Anamnèse</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Chaque fois que vous ferez ceci, vous le ferez en mémoire de Moi, vous proclamerez ma Mort, vous annoncerez ma Résurrection, vous espérerez mon Retour jusqu&rsquo;à ce que je revienne vers vous du Ciel avec gloire.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Étendant les bras.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : C&rsquo;est aussi pour cela, Seigneur, que nous faisons mémoire de la sainte Passion de Jésus-Christ, Notre Seigneur, de sa Résurrection des morts et de sa glorieuse Ascension dans les cieux. Daigne avoir égard à l&rsquo;amour infini de ton Fils qui est descendu des cieux vers nous, qui t&rsquo;a obéi jusqu&rsquo;à la mort de la Croix et que Toi, Père éternel, tu as élevé à ta droite pour toujours.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>C&rsquo;est Lui que tu as chargé de nos fautes. Il a intercédé pour les coupables et sur la Croix a annulé la condamnation qui pesait sur nous.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>C&rsquo;est Lui qui nous a libérés de l&rsquo;esclavage de la loi pour nous faire héritiers de la promesse dans la Sainte Liberté des enfants de Dieu.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>C&rsquo;est Lui que nous t&rsquo;offrons comme une victime <strong>†</strong> parfaite, une victime <strong>†</strong> sainte, une victime <strong>†</strong> sans tache, le Pain sacré de la vie éternelle et le Calice de l&rsquo;éternel salut.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Le célébrant bénit les quatre points cardinaux avec le corps et le sang du Seigneur.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : C&rsquo;est par Lui, Seigneur, que tu ne cesses de créer tous ces dons et que tu les <strong>†</strong> sanctifies, tu leur donnes <strong>†</strong> vie et les <strong>†</strong> bénis pour nous en faire don.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Le célébrant signe le calice avec l’hostie puis il se signe lui-même.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Par <strong>†</strong> Lui, avec <strong>†</strong> Lui et en <strong>†</strong> Lui, c&rsquo;est à Toi que revient, Dieu, Père Tout-Puissant, dans l&rsquo;unité du <strong>† </strong>Saint-Esprit tout honneur et toute gloire pour les siècles des siècles. Amen.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Élévation de l&rsquo;Hostie et du Calice.</span></p>
<h2>Fraction du Pain</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : De même que ce Pain que nous rompons, autrefois disséminé sur les collines, a été recueilli pour n&rsquo;en faire plus qu&rsquo;un, qu&rsquo;ainsi ton Église soit rassemblée des extrémités de la terre dans ton Royaume.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Le prêtre brise l&rsquo;hostie en 9 morceaux qu&rsquo;il dispose en forme de croix sur la patène et prélève une parcelle qu&rsquo;il laisse tomber dans le Calice en disant :</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Que ce mélange et cette consécration du Corps et du Sang de Notre Seigneur Jésus-Christ nous fasse naître à la Vie éternelle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Notre-Père.</h2>
<p><span style="text-decoration: underline;"> </span></p>
<p>Avertis par un commandement salutaire et nous conformant à  l’institution du Fils de Tout Amour, nous osons dire :</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"> </span></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Tous ensemble, les bras en croix, antique position de prière des premiers chrétiens.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Notre Père qui es aux cieux,</strong></p>
<p><strong>Que Ton Nom soit sanctifié,</strong></p>
<p><strong>Que Ton Règne vienne,</strong></p>
<p><strong>Que Ta Volonté soit faite sur la terre comme au Ciel.</strong></p>
<p><strong>Donne-nous aujourd&rsquo;hui notre pain de ce jour.</strong></p>
<p><strong>Pardonne-nous nos offenses,</strong></p>
<p><strong>Comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.</strong></p>
<p><strong>Et ne nous soumets pas à la tentation,</strong></p>
<p><strong>Mais délivre-nous du mal.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<h2>Doxologie</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Car c&rsquo;est à Toi qu&rsquo;appartiennent le Règne, la Puissance et la Gloire, pour les siècles des siècles. Amen.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<h2>Communion</h2>
<p><span style="text-decoration: underline;">Tous ensemble, en se frappant la poitrine, le servant sonne à chaque « c’est ma faute ».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Agneau de Dieu, qui effaces les péchés du monde, aie pitié de nous.</strong></p>
<p><strong>Agneau de Dieu, qui effaces les péchés du monde, aie pitié de nous.</strong></p>
<p><strong>Agneau de Dieu, qui effaces les péchés du monde, donne-nous la paix.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Je confesse à Dieu Tout-Puissant, à toute l&rsquo;Église Chrétienne et à tous mes frères, que j&rsquo;ai beaucoup péché en pensées, en paroles et en actions, par ma faute, par ma faute, par ma très grande faute. C&rsquo;est pourquoi je demande à toute l&rsquo;Église Chrétienne et à tous mes frères de prier pour moi le Seigneur Notre Dieu.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Tous les anges du Seigneur, bénissez le Seigneur ; dites-lui des hymnes et exaltez-le dans tous les siècles.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Absolution déprécatoire.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Que le Seigneur Jésus-Christ qui a dit : « Les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez et seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez », daigne par Sa Passion et par Sa Mort vous absoudre de tous péchés.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Et moi, Père XXX, je vous absous au nom du Père, <strong>†</strong> du Fils et du Saint-Esprit.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Que les mérites de la Vierge et des Saints, que tout ce que vous aurez fait de bien et supporté d&rsquo;épreuves, que tout ce que vous aurez pardonné aux autres vous soit un gage de la rémission de vos péchés et de la Vie éternelle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Seigneur Jésus-Christ qui a donné la Vie au monde en mourant pour lui, accorde-nous, par la communion à Ton Corps et à Ton Sang, la force de l&rsquo;Esprit-Saint, l&rsquo;affermissement de la Foi et l&rsquo;Espérance de la Vie éternelle ; et ne permets pas que nous soyons jamais séparés de Toi.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Génuflexion.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Avant de prendre le Corps céleste, invoquons le Nom du Seigneur Jésus-Christ.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Tous ensemble, en se frappant la poitrine, trois fois.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres dans ma demeure, mais dis seulement une parole et mon âme sera guérie.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Le célébrant communie avec le Pain consacré.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Que le Corps du Christ garde mon âme et aussi leur âme à tous pour la vie éternelle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Communion des fidèles sous les deux espèces. En donnant l&rsquo;hostie trempée dans le calice, le prêtre dit :</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Que le Corps et le Sang de Notre Seigneur Jésus-Christ garde ton âme pour la vie éternelle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Le célébrant communie avec le Vin consacré.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Que rendrai-je au Seigneur pour tous ses bienfaits ? Je prendrai le calice du salut et j&rsquo;invoquerai le Seigneur en chantant ses louanges.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Que le Sang de Notre Seigneur Jésus-Christ garde mon âme et aussi leur âme à tous pour la vie éternelle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">On verse un peu de vin dans le calice, le prêtre y dépose les parcelles d&rsquo;hostie qui peuvent s&rsquo;être émiettées sur la patène et boit ce vin. Puis on verse sur les doigts du prêtre, placés sur le calice, un peu de vin et d&rsquo;eau ; le prêtre boit le calice qu&rsquo;il essuie ensuite soigneusement.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Ayant reçu le Corps et le Sang Précieux du Christ, rendons grâces à Celui qui nous a rendus dignes de participer à ses saints mystères.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>†</strong> Béni soit le Nom du Seigneur Jésus-Christ dans les siècles des siècles. Amen.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Postcommunion du propre</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Daignez, Seigneur Dieu, envoyer à notre aide le saint Archange Raphaël, et que celui que nous croyons demeurer toujours en présence de Votre Majesté vous offre à bénir nos humbles prières.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Que le Seigneur soit toujours avec vous.</p>
<p><em>R : Et avec ton esprit.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Bénissons le Seigneur, la messe est faite.</p>
<p><em>R : Rendons grâces à Dieu.</em></p>
<h2><span style="text-decoration: underline;">Bénissant l&rsquo;assemblée :</span></h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Que le Dieu Tout-Puissant vous bénisse, le <strong>†</strong> Père, le Fils et le Saint-Esprit.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Que le Seigneur soit toujours avec vous.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>R : Et avec ton esprit.</p>
<h2>Dernier Évangile</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Que la Paix soit toujours avec vous.</p>
<p><em>R : Et avec votre esprit.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Commencement du Saint Évangile selon Saint-Jean (1, 1-14)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>R : Gloire à Toi Seigneur.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Au commencement était le Verbe, et le Verbe était avec Dieu, et le Verbe était Dieu. Toutes choses ont été faites par Lui, et rien de ce qui a été fait n&rsquo;a été fait sans Lui. En Lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes, et la lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l&rsquo;ont pas saisie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il y eut un homme envoyé de Dieu dont le nom était Jean. Il vint pour servir de témoin, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous crussent par lui. Il n&rsquo;était pas la lumière, mais il vint pour rendre témoignage à la lumière.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>C&rsquo;était la vraie lumière, qui éclaire tout homme venant en ce monde. Il était dans le monde, et le monde a été fait par lui, et le monde ne l&rsquo;a pas connu. Il est venu chez lui et les siens ne l&rsquo;ont pas reçu. Mais à tous ceux qui l&rsquo;ont reçu, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu ; à ceux qui croient en son Nom, qui ne sont pas nés du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l&rsquo;homme, mais de Dieu. Et le Verbe s&rsquo;est fait chair, et il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, gloire comme du Fils unique venu du Père, plein de grâce et de vérité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>R : Rendons grâces à Dieu.</em></p>
<p><em> </em></p>
<h2>Au bas de l&rsquo;autel</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>Christ, gloire des saints Anges,</p>
<p>Guide et créateur du genre humain,</p>
<p>En votre bonté, daignez nous faire monter</p>
<p>Aux cieux éternels.</p>
<p>Nous voulons que la paix de Dieu règne sur la terre parmi tous les hommes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Envoyez-nous des cieux Raphaël</p>
<p>L’Ange médecin du salut, pour guérir</p>
<p>Tous les malades, et en même temps diriger</p>
<p>Tous nos actes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Qu’enfin, de là-haut, Marie, Mère de notre Dieu,</p>
<p>Que tous les chœurs des Anges avec elle</p>
<p>Nous assistent sans cesse, et aussi toute l’assemblée</p>
<p>Des bienheureux.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Que le Dieu bienheureux nous l’accorde,</p>
<p>Qui est Père, Fils et Saint-Esprit,</p>
<p>Et dont la gloire retentit</p>
<p>Dans le monde entier. Amen.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>†</strong> Éternellement qu&rsquo;il en soit ainsi.</p>
<p><em>R : Éternellement qu&rsquo;il en soit ainsi.</em></p>
<p><em> </em></p>
<h2>Litanie de Saint abbé Julio</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>Seigneur, ayez pitié de nous.</p>
<p>Jésus-Christ, ayez pitié de nous.</p>
<p>Seigneur, ayez pitié de nous.</p>
<p>Jésus-Christ, écoutez-nous.</p>
<p>Jésus-Christ, exaucez-nous.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Père Céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.</p>
<p>Fils Rédempteur du monde qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.</p>
<p>Esprit-Saint qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.</p>
<p>Trinité Sainte qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.</p>
<p>Sainte Marie Reine des Anges, priez pour nous.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Chœur des Séraphins, priez pour nous.</p>
<p>Chœur des Chérubins, priez pour nous.</p>
<p>Chœur des Trônes, priez pour nous.</p>
<p>Chœur des Dominations, priez pour nous.</p>
<p>Chœur des Vertus, priez pour nous.</p>
<p>Chœur des Puissances, priez pour nous.</p>
<p>Chœur des Principautés, priez pour nous.</p>
<p>Chœur des Archanges, priez pour nous.</p>
<p>Chœur des Anges, priez pour nous.</p>
<p>Saint Michel, priez pour nous.</p>
<p>Saint Gabriel, priez pour nous.</p>
<p>Saint Raphaël, qui êtes un des sept esprits assistants de la majesté trois fois Sainte, priez pour nous.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Saint abbé Julio, refuge et bâton des malheureux, priez pour nous.</p>
<p>Saint abbé Julio, toujours bon, toujours secourable, priez pour nous.</p>
<p>Saint abbé Julio, puissant et dévoué guérisseur, priez pour nous.</p>
<p>Saint abbé Julio, notre secours dans les dangers, priez pour nous.</p>
<p>Saint abbé Julio, ami de la jeunesse, priez pour nous.</p>
<p>Saint abbé Julio, exorciste et ennemi farouche des démons, priez pour nous.</p>
<p>Saint abbé Julio, sage et doux pasteur, priez pour nous.</p>
<p>Saint abbé Julio offrez à Dieu nos vœux et nos prières.</p>
<p>Saint abbé Julio, dessillez nos yeux et dévoilez-nous le monde spirituel.</p>
<p>Saint abbé Julio secourez les malades qui se mettent sous votre protection.</p>
<p>Saint abbé Julio préservez-nous de tout mal spirituel et corporel.</p>
<p>Par votre intercession, Saint abbé Julio, protégez-nous.</p>
<p>Dans tout le cours de notre vie, Saint abbé Julio, protégez-nous.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Et vous tous Saints thaumaturges et exorcistes, priez pour nous.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.</p>
<p>Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.</p>
<p>Agneau de dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Priez pour nous, Saint abbé Julio.</p>
<p><em>R : Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>ORAISON. — Ô Dieu tout puissant et éternel nous Vous implorons, Vous qui avez choisi Saint abbé Julio pour accomplir Votre Bonté envers les membres souffrants de Jésus-Christ, faites-nous éprouver ici-bas les effets de sa protection puissante et accordez-nous la grâce d&rsquo;aller, dans la céleste Patrie, vous contempler avec lui et les autres esprits bienheureux dans la splendeur de votre gloire.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Salutation finale</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Que la grâce de l&rsquo;Éternel renouvelée demeure en votre corps, en votre âme et en votre esprit. Allez en paix, car le Seigneur est avec vous.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Office du Sacrement de l’Onction des Malades</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>Vous pouvez tous approcher pour recevoir le sacrement des malades.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les fidèles approchent et le prêtre leur fait une onction avec l’huile des malades puis leur impose les mains en disant :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>P : Reçois la bénédiction de Notre Seigneur Jésus, qu’Il t’accorde protection et santé, qu’il t’exorcise de tous mal, au nom de la Trinité Sainte et Éternelle, le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Amen.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p align="center">Cette messe, adoptée par l’Eglise Gnostique Chaote, est inspirée du rituel gallican tel que publié par le Père Raphaël Steck de la Mission Gallicane d’Alsace.</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>L&#8217;EGC et le mariage homosexuel</title>
		<link>http://www.heliogabale.org/4683/legc-et-le-mariage-homosexuel/</link>
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		<pubDate>Tue, 06 Nov 2012 19:56:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tau Heliogabale</dc:creator>
				<category><![CDATA[Manifestes]]></category>

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		<description><![CDATA[Les évêques de l’EGC, assemblés librement : Considérant [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Les évêques de l’EGC, assemblés librement :</p>
<p>Considérant la position des clercs, prêtres, évêques, cardinaux, papes et patriarches des Eglises institutionnelles au sujet du mariage des gays et des lesbiennes ;</p>
<p>Considérant que la société change et qu’une église se doit d’être en syntonie avec son temps, sans pour autant perdre le chemin qui est le sien ;</p>
<p>Considérant que l’union librement consentie entre deux personnes de même sexe est l’expression d’un Amour qui n’entre pas en conflit avec le message du Christ ;</p>
<p>Décide, en communion, et par acclamation silencieuse :</p>
<p>De reconnaître le droit absolu au mariage pour les personnes de même sexe ;</p>
<p>De bénir l’union ou de conférer le sacrement du mariage aux personnes de même sexe qui en exprimeraient le souhait. Cela est juste et désirable.</p>
<p>Mais se doit de souligner :</p>
<p>Que ce sacrement ne saurait avoir une quelconque valeur légale, civile ou patrimoniale. L’EGC ne peut, et ne veut, poser d’actes autres que ceux qui relèvent de ses pouvoirs, laissant à César ce qui appartient à César ;</p>
<p>Que la liberté entière est laissée à chaque évêque de l’EGC d’accepter ou de refuser de conférer ce sacrement du mariage, en accord avec son cœur.</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Confession d&#8217;un gnostique</title>
		<link>http://www.heliogabale.org/4673/confession-dun-gnostique/</link>
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		<pubDate>Mon, 22 Oct 2012 18:13:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tau Heliogabale</dc:creator>
				<category><![CDATA[Gnose]]></category>

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		<description><![CDATA[Les dieux s’en vont, mais les religions demeurent, ou p [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Les dieux s’en vont, mais les religions demeurent, ou plutôt l’esprit de religiosité, inséparable de nos âmes. Certes, il ne serait plus raisonnable de crier, avec le poète qui, ne croyant plus au Christ, imaginait une réincarnation humaine du Créateur : « <em>qui de nous va devenir un dieu ?</em> » Personne, en effet, parmi nous, ne saurait, désormais, « <em>devenir un dieu</em> » sans risquer les représailles des aliénistes ou les invectives des sectaires. Mais ne pouvons-nous songer encore à nous réfugier dans un asile sûr, à l’écart de notre siècle quand il nous meurtrit, loin des foules en révolution, aux heures où nous sommes lassés de les suivre ?</p>
<p style="text-align: justify;">C’est un droit indéniable pour tous, qu’ils soient malades ou désabusés ceux d’entre nous qui ne veulent plus tourbillonner avec les autres au gré des intérêts matériels ou des idées en tumulte ne peuvent plus s’isoler dans les couvents-refuges du moyen-âge – ils n’existent plus ou sont envahis par la turbulence des polémiques. Ils ne sauraient davantage gagner des solitudes où se puisse recommencer la vie pastorale des premiers âges – il n’est plus, au monde, une prairie, un bois, un désert, où les locomotives brutales de la civilisation ne jettent tous les jours leurs poisons chimiques et moraux.</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-4673"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Que nous reste-t-il donc contre nos temps funestes ? Un seul abri celui de notre âme, où nous pouvons, du moins, à notre gré, édifier le culte mystique, l’autel consolateur, dont chacun sera tout ensemble le prêtre et le fidèle. C’est pourquoi, sélectionnés par des goûts et des dégoûts communs, nous avons essayé de rêver et de nous figurer l’asile d’élite où nous mettrions au jour – nous serions peu nombreux d’abord – la foi nouvelle qu’il faut instaurer pour nous délasser et rafraîchir nos cœurs douloureusement usés.</p>
<p style="text-align: justify;">À ceux qui ont gardé les croyances d’autrefois et qui n’en sont pas encore désabusés, nous n’avons, certes, rien à dire. Nous envions peut-être leur bonheur, relatif comme toutes les félicités humaines, mais nous savons que nul retour, miraculeux ou raisonné, ne nous est loisible, désormais, vers les dogmes qu’ils environnent de leur respect. Nous n’avons l’ambition de fonder ni une église, ni une chapelle ; à peine rêvons-nous d’un sanctuaire privilégié, clos aux profanes, ouvert à l’univers dans toutes ses manifestations naturelles et vivantes.</p>
<p style="text-align: justify;">Au fronton de notre ermitage gnostique, nous n’inscrirons ni les verbes grecs qui nous relieraient aux Anciens et nous bastionneraient d’érudition rébarbative, ni les formules plus modernes où des âmes tourmentées, avec leur propension à caserner l’idéal dans des axiomes inutiles, conventionnels surtout, voient peut-être à tort les fondements d’une religion pour l’avenir.</p>
<p style="text-align: justify;">Savez-vous ce que nous sommes ? Tout simplement des Amants de la Beauté éternelle et de l’Universelle Bonté. Si l’on nous demande d’extérioriser nos prédilections, on sera surpris de leur aspect dénué de mystère. Nos adeptes assisteront, quand nous les aurons organisés, à des offices où rien ne blessera les yeux, où nulle prose menaçante ne parlera de tourments expiatoires. Notre terre est, à nos yeux, le dernier échelon de notre vie sensible. Comme disaient les Gnostiques albigeois : « <em>l’enfer n’existe pas, puisque notre Père nous aime</em> ». C’est pour cette formule qu’ils furent traqués, exterminés, anéantis. Elle exprime, selon l’âme du XIIIe siècle, ce que nous voudrions traduire, de nos jours, en aveu d’indulgence fière et de rythmique admiration pour l’univers, où tout n’est point laideur, où tant de beauté supérieure rayonne dans les moindres choses.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous savons que l’on nous demandera d’organiser des solennités familières, familiales plutôt – il faut, en raison de tant d’atavismes dont nous ne sommes affranchis qu’aux derniers degrés de l’initiation gnostique, montrer aux âmes, par le secours des yeux, des cérémonies symboliques de nos ferveurs, de nos croyances, si ce mot ancien peut s’appliquer à notre conception nouvelle de la vie animique. Eh bien venez avec nous et soyez surpris de la simplicité de nos offices, tels que nous voulons les réaliser – quelques-uns de nous ont la compétence nécessaire pour les théâtraliser à souhait.</p>
<p style="text-align: justify;">Parmi des diaconesses d’une beauté grave et chaste, l’autel ne doit connaître que des perfections, évolueront des prêtres – oh comme ce terme nous gêne, évocateur d’idées si différentes des nôtres –, des poètes, des servants revêtus de lumineux et flottants habits, des récitants aux voix ardentes, des musiciens consommés, des artistes enfin, dont les attitudes auront l’eurythmie des statues antiques et des Panathénées sculptées aux frises des temples grecs. À travers l’encens des cassolettes invisibles, parmi les nards et les parfums, flotteront les chants sans terreur d’un double chœur selon les maîtres. Nous prendrons à Phidias le secret de ses gestes sûrs, à Palestrina le réconfort de ses musiques du ciel, ou à Félicien David, car les âges, les religions, les particularités de tel dogme ou de tel autre sont abolis devant l’éclectisme de notre idéal. Nous glanerons la Beauté partout où elle fleurit pour l’homme et nous n’aurons aucune parole de haine ni de persécution pour les autres convictions, pour les chapelles voisines, même si elles s’érigent en rivales ou en persécutrices. Le sublime égoïsme de notre foi – encore le despotisme des mots usuels, et qui ne disent pas ce que nous voulons dire ! – mure d’une égale indifférence tous les concepts religieux que nous avons cessé d’admettre, toutes les églises désuètes où nous ne prions plus. Pourquoi les détesterions-nous ? Les déceptions qu’elles nous laissèrent viennent de nous et non point d’elles, puisque des siècles et des génies ont su vivre, jadis et naguère, dans leur rayonnement pour nous éteint.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi rédigerions-nous l’Évangile de notre songe ? Il sera divers, comme nos âmes respectives, comme nos préférences individuelles. J’en sais qui trouveront plus belles nos hymnes et d’autres nos figurations. Vous en connaissez qui viendront à nous pour la sensualité superbe de nos mises en scène et d’autres qui chercheront parmi nous l’imprécision ouverte sur l’infini de leur songerie par l’éclectisme harmonieux de nos éléments esthétiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous aurons, en ce temps où les beaux vers naissent aisément sur les lèvres disertes des jeunes hommes, des poètes qui nous emporteront aux cimes de l’idéal, quand la voix des grands déclamateurs publics interprétera leurs stances. Imaginez un poème très noble, tout palpitant d’essor vers l’inconnu, de dilection pour les au-delàs sublimes de nos âmes et dites-moi si vous ne seriez pas émus jusqu’au frisson quand Madame Julia Bartet les déclamerait devant vous ? Dites-moi si l’office serait moins religieux, moins hautement mystique au gré de votre intime sensibilité parce que l’oraison d’amour et de foi serait parfaite et que vous y reconnaîtriez la basse pathétique de Delmas ou l’accompagnement lyrique de Camille Saint-Saëns ou de Paul Vidal.</p>
<p style="text-align: justify;">Oui, nous rêvons aussi d’une réalisation aussi savamment belle – nous voulons fonder le culte expressif de la Beauté. Nous saurons convier et mener à nos fêtes l’élite de ceux qui vont, au théâtre, au temple ou au concert, chercher à s’évader une heure hors de l’ergastule des luttes pour la vie et de l’arène des intérêts serviles. Et ne nous demandez pas le catéchisme rigoureux de nos dogmes. Nous n’avons pas de dogme ce serait souffrir d’une rigidité féodale dont l’humanité a trop pâti. Nous n’avons que des aspirations et la volonté d’être fraternels et justes. Nous irons plus loin, plus bas, pour parler comme les épouvantails des cultes de fer, nous irons jusqu’à amuser, divertir, mettre en joie nos fidèles ; car la joie est divine comme la douleur et les religions qui n’ont pas de joie stérilisent l’avenir de leurs peuples, fussent-ils des millions d’hindous dans le plus admirable et le plus fertile pays du monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, nous ignorerons volontairement tout ce qui s’est fait dans les domaines de la pensée mystique avant nous ; du moins, nous n’en voudrons connaître et partager que les fruits savoureux et les fleurs odorantes.</p>
<p style="text-align: justify;">Pensez-vous que la Bonté et la Beauté nous laisseront déchoir vers les licences viles ? Supposez-vous que tout ce qui est lumière et harmonie ne doit pas fatalement engendrer le Bien ? Alors, éloignez-vous de nos cénacles recueillis ; portez ailleurs le tourment de vos doutes. Nous ne guérissons pas les maux de l’univers à coups de fléaux et de désastres. Nous sommes les adeptes du bonheur, les pionniers de la saine joie. Nous proclamons l’inutilité de souffrir, la stérilité des idoles laides. Nous voulons faire aimer la vie et envisager la mort sans épouvante. C’est nous qui sommes les Cathares, les Purs et les Parfaits, affranchis enfin des servitudes médiévales et des pauvretés mystiques d’autrefois.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce n’est donc pas une religion nouvelle qui surgit de nos entretiens ; c’est un système de repos calmant, un havre de paix dans le déchaînement orageux des passions contraires. <em>Décaméron</em>, si l’on veut, mais <em>Décaméron</em> décent où le souci de la chair, en dépit même de ses dérivations esthétiques, ne troublera pas l’esprit de toutes les angoisses de la volupté. Pourvu qu’elle soit très belle, la théorie de l’Art mystique, qui sera notre Gnose, nous agréera dans toutes les doctrines et nous ralliera à tontes les chapelles. Les sourires des uns, les sarcasmes des autres, l’indifférence de la plupart ne troubleront guère nos ferveurs. Nous serons très peu et il nous semblera que nous sommes beaucoup. Nous serons divers et, pourtant, unis dans l’Art essentiel, ce sera comme si nous n’étions qu’un devant la Beauté éternelle et l’universelle Bonté.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Concile de Toulouse, l’an dernier, a laissé dispersés nos éléments organisateurs ; de savants esprits y avaient peut-être trop orienté la Gnose vers des traditions qu’il faut rompre éperdument, au risque d’en ramasser pieusement les fragments utiles, ou vers des ambitions irréalisables. Nous avons, depuis, compris qu’il fallait être simples et doux, accessibles aux esprits humbles pourvu que la lumière du Beau les éblouisse d’enthousiasmes ou que le parfum du Vrai les enivre de splendeur.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous appelons tous les amants un peu distants du repos dans la contemplation féconde des chefs-d’œuvre, pas les inertes, surtout adeptes caducs de la stérilité et de la mort pas les pédants, non plus, qui inventeraient des vocables affreux pour exprimer des idées élémentaires, mais tous les artistes dont l’idéal défaille d’être imprécis, tous les mystiques que la foi déserte et qui souffrent de son éclipse sans retour, nous les convions à se grouper parmi nous pour combattre avec de la beauté tangible le vide grandissant des âmes modernes. Et, déjà, une élite vient à nous, qui, par la qualité supérieure de son essence, nous console d’être réduite à un tout petit coin du monde et nous rend fiers d’y tenir déjà tant de place devant l’avenir pensif et souriant.</p>
<p style="text-align: justify;">GUILHABERT.</p>
<p style="text-align: justify;">Alb. Gn. Ep.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>La Nouvelle revue</em>, éditeur : La Nouvelle revue (Paris), tome XXXI, novembre-décembre 1904.</p>
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		<title>La Gnose d&#8217;Amour</title>
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		<pubDate>Sun, 07 Oct 2012 14:37:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tau Heliogabale</dc:creator>
				<category><![CDATA[Gnose]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce texte de Doinel nous a marqué par son ton vrai et sa [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Ce texte de Doinel nous a marqué par son ton vrai et sa délicate manière pour nous conter l’Amour dans la Gnose et la Gnose par l’Amour. Si nous avions un testament philosophique à laisser à ce monde hylique, ce serait ce texte lumineux. Il dit ce qu’est la Gnose pour un gnostique, il dit ce qu’est l’Amour détaché de l’illusion. À sa lecture, l’on comprendra donc qui je suis, ou ose espérer être, l’on comprendra le sens de mon Nomen, Héliogabale, l’on comprendre le brûlant de l’Amour que j’ai pu avoir ici bas…</p>
<p style="text-align: justify;">Je dédie ce texte tapé avec Amour à mes Roses Éternelles.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>Tau Héliogabale, août 2004 e.v.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-4664"></span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center;">Au Très Saint Synode Gnostique</p>
<p style="text-align: center;">I</p>
<p style="text-align: justify;">Messeigneurs et mes Frères,</p>
<p style="text-align: justify;">Nous avons vu, en exposant le système de Valentin, que l’exil de Sophia-Achamot hors du Plérôme avait été le commencement de la douleur dans le monde. Mais ce que Valentin ne dit pas, c’est que les Éons, pour ne pas laisser cette épouvantable douleur de la chute de l’Infini dans le Fini sans consolation, supplièrent l’Abîme de donner à Achamot un Paraclet. Ce Paraclet est adoré par les Grecs sous le nom d’Éros, par les Aryas sous le nom de Kama. C’est l’Éon-Amour. Pour le produire, l’Abîme et le Silence (Bythos et Sigé) s’unirent dans une ineffable étreinte. Éros émana de leur union. Dès lors, la rédemption de Sophia-Achamot s’accomplit sur deux voies parallèles, la voie de l’Esprit et celle de la chair. Jésus, fleur du Plérôme, racheta l’Esprit, car le salut vient de la Gnose et non de la Foi. Éros racheta la chair. La Science et l’Amour inaugurèrent l’œuvre sublime qui se poursuit à travers les Temps et les Espaces. Achamot eut un double époux, l’époux de son cœur. C’est ce mystère divin qu’il nous faut interpréter.</p>
<p style="text-align: center;">II</p>
<p style="text-align: justify;">Ceux-là qui prendraient Achamot pour un mythe se trompent et s’abusent eux-mêmes. Elle est une substance, une Hypostase du divin.</p>
<p style="text-align: justify;">Ses joies et ses souffrances sont réelles. Jouissant et souffrant en elle. Elle souffre et jouit en nous, les Pneumatiques. Tombés comme elle et avec elle, nous serons avec elle et comme elle réintégrés dans l’Unité. Elle nous intéresse donc grandement. Son histoire est la nôtre et la Tragédie dont elle est l’héroïne se joue avec notre sang et avec nos larmes. Valentin, révélateur primitif, ne pouvait voir ni comprendre toutes les conséquences du dogme ésotérique qu’il fondait. Ou, s’il les a vues et comprises, il ne pouvait pas les révéler, étant trop près du siècle apostolique d’une part et du Paganisme de l’autre. Cependant, quand il dit que l’Amour n’est pas sans un objet aimé, il laisse entendre que cet objet aimé, c’est-à-dire Achamot, sera la proie de cet amour. Valentin, d’ailleurs, devait venir lui-même, sous un autre nom et sous une autre forme, à un point du cercle des Renaissances, pour achever ce qu’il a si magnifiquement commencé.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Dicit Helena in quadam revelatione cuidam gnostico, quod Valentinus nunc vivit, infulâ donatus episcopali. Qui potest capere capiat</em> ».</p>
<p style="text-align: center;">III</p>
<p style="text-align: justify;">Je pose tout d’abord le dogme initial, la norme première de la Très Sainte Gnose.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Salut vient de la Connaissance et non de la Foi. La Foi sans la Connaissance est morte. Hors de la Gnose, pas de salut.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais, comme l’on pensé les docteurs, la Connaissance se résout en Amour. Et Amour, semblable à un aigle ravisseur, s’abat puissamment sur l’Aimé et le transporte dans le foyer même du désir, l’Hédôné.</p>
<p style="text-align: justify;">Ne croyons donc pas que la Gnose soit triste. Elle est joyeuse et forte. Elle sait et elle veut. Elle aime et jouit de ce qu’elle aime. Une mystique catholique a dit excellemment :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">« <em>L’Amour triomphe,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>L’Amour jouit,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>L’Amour en Dieu se réjouit</em>. »</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Et Jean, de sa voix d’archange, nous crie du haut du rocher de Pathmos : Dieu, c’est l’Amour. Augustin d’Hippone ajoute : <em>Ama et fac quod vis</em>. Enfin, la Sagesse elle-même nous dit : <em>Omnia munda mundis</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Reprenons l’histoire de Sophia-Achamot, au moment précis où, enfantée par Sophia-Céleste dans le monde intermédiaire, elle s’aperçoit, avec une indicible horreur et une surnaturelle angoisse, qu’elle s’engouffre dans les ténèbres, ces lourdes et démoniaques ténèbres que l’Évangile appelle avec une concision si dure et si impressionnante « les ténèbres extérieures ».</p>
<p style="text-align: justify;">Ceux-là qui prendraient Achamot pour un mythe se trompent et s’abusent eux-mêmes. Elle est une substance, une Hypostase du divin. Sa joie et ses souffrances sont réelles. Jouissant et souffrant en elle, elle souffre et jouit en nous, les Pneumatiques. Tombés comme elle et avec elle, nous serons avec elle et comme elle réintégrés dans l’Unité. Son histoire est la nôtre et la tragédie dont elle est l’héroïne se joue avec notre sang et avec nos larmes.</p>
<p style="text-align: center;">IV</p>
<p style="text-align: justify;">Pendant qu’elle souffrait ainsi – inénarrablement – la supplication toute puissante des Éons – omni-potentia supplex – monta en l’Abîme. En un clin d’œil, l’Abîme et le Silence s’unirent. En un clin d’œil, Éros fut émané. En un clin d’œil, un rayon traversa les ténèbres et Achamot sentit palpiter sur son cœur brisé le cœur éternel de son amant : le Sacré-Cœur ! Le Cantique des Cantiques est le pâle reflet de l’épithalame que chantèrent alors les Éons. Éros s’était fait chair, et il habitait avec nous. Le grand mot mystique fut proféré : I.N.R.I. Que de Rose-Croix modernes en ignorent la signification profonde et la glorieuse beauté ! Le Tau fut formé. La Rose-Croix fut jointe, le saint mélange fut réalisé. Fils de l’Esprit et de la Chair, nous naquîmes alors d’Éros et d’Achamot, et leur union fut déclarée indissoluble par le Plérôme qui les bénit et nous bénit en eux. Notre Mère commença alors sa mission. Dans l’œuvre du Démiurge, elle sema les étincelles du Feu, ce feu que Simon le Mage a décrit dans l’Apophasis Megalé, ce feu de double nature, matériel sans l’esprit, spirituel sans la matière, ce feu sauveur qu’adorèrent les Aryas et les Parses, et dont le soleil est le symbole cosmique, I.N.R.I. <em>Igne Natura Renovatur Integra</em>.</p>
<p style="text-align: center;">V</p>
<p style="text-align: justify;">Nous pouvons prévoir et déjouer ici l’objection captieuse et perfide. Ce feu c’est la convoitise disent les théologiens du Démiurge. Répondons hardiment : ce feu, c’est l’Amour. Et, plus hardiment encore, ajoutons : ce feu c’est l’Amour tout entier, non pas scindé, non pas divisé, non pas inutile, mais tout entier, l’amour un et indivisible ; non pas la convoitise pure comme chez les païens, non pas la charité stérile comme chez les ascètes, mais l’amour venant de l’esprit et traversant la chair qu’il idéalise comme le rayon du soleil traverse le cristal qu’il irradie.</p>
<p style="text-align: justify;">Allons plus loin. Toute la Gnose nous enseigne qu’il y a en Dieu les sexes, le masculin et le féminin. Toute la Gnose nous enseigne que les Éons sont émanés par couples en syzygies. Le Père des Éons, le premier Éon, est mâle-femelle, Deus-Dea, Dieu-Déesse ; il se nomme l’Abîme-Silence ! Et toute la scène qu’il émane est comme lui. J’ai dit dans mon cantique gnostique, publié par l’Étoile :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>Les Éons qu’il émane,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Émanent à leur tout</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Un et Deux, c’est l’Arcane</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>De l’insondable amour.</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Éros possède réellement Achamot, et, chez les Pneumatiques, l’Homme et la Femme s’aiment et se possèdent. L’Éon Hédoné est le lien qui les unit. Le Désir est saint, la Possession est sainte, mais ni ce Désir ni cette Possession ne sont la Débauche, ils sont l’Amour.</p>
<p style="text-align: center;">VI</p>
<p style="text-align: justify;">Or, ce qui distingue l’Amour de sa sœur déchue, la Débauche, c’est que la Débauche n’aime pas et ne cherche que le Plaisir. Elle a le Plaisir pour but. Et l’Amour a le Plaisir pour moyen. Cette suprême et nécessaire différence les distingue tellement l’un de l’autre, qu’il faut être aveugle pour ne pas la saisir. La calomnie ne peut mordre à ce diamant. L’amour gnostique est une consolation, une aile qui nous élève vers la Science, la Connaissance. Deux, se tenant par la main, montent à la Lumière et dès lors ne descendent pas vers les Ténèbres.</p>
<p style="text-align: justify;">Oh ! que notre mère Achamot, consolée par Éros, nous reconnaisse et nous avoue comme ses fils et ses imitateurs ! Qu’elle se reconnaisse aussi en nous qui sommes faits à son image et à sa ressemblance ! Elle semble avoir voulu nous donner un exemple, en produisant ce Simon et cette Hélène dont l’histoire nous est familière. Les grands amants sillonnent la nuit des âges comme des phares lumineux : Simon, Hélène ! – Abélard, Héloïse ! – Dante, Béatrice ! – <em>quasi scintillae in arundineo discurrunt</em> !</p>
<p style="text-align: justify;">Ils éclairent nos sentiers ! Ils marchent devant nous comme des précurseurs, et, semblables aux coureurs antiques dont parle Lucrèce, ils nous tendent en passant la torche de l’amour, — <em>et quasi cursores vitce lampada tradunt</em>.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>J.-S. Doinel.</strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Publié dans l’Initiation, juin 1893.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Eau grégorienne ou lustrale</title>
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		<pubDate>Sun, 07 Oct 2012 08:43:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tau Heliogabale</dc:creator>
				<category><![CDATA[Rituels EGA]]></category>
		<category><![CDATA[Rituels EGC]]></category>

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		<description><![CDATA[Cette eau est uniquement destinée aux Églises et aux Au [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Cette eau est uniquement destinée aux Églises et aux Autels. Elle fut prescrite par le pape Saint Grégoire dans sa lettre à Saint Mellitus : « Pour consacrer au culte les Temples païens convertis en églises, il faut les asperger d’eau lustrale, y ériger un Autel et y déposer des Reliques ».</p>
<p>À l’eau bénite on ajoute du sel, principe de santé et de fécondité, élément de saveur et de conservation ; de la cendre, en signe d’humilité ; et du vin, symbole d&rsquo;abondance spirituelle, de force, de vie et de joie.</p>
<p>On présente à l’Évêque la crédence où ont été préparés les 4 éléments qui doivent entrer dans la confection de cette eau.</p>
<p><span id="more-4658"></span></p>
<p>On lui présente d’abord du sel qu’il exorcise et bénit.</p>
<blockquote><p>« † Notre aide est dans le Nom du Seigneur,</p>
<p>R : Qui a créé le ciel et la terre.</p>
<p>V : Seigneur, exaucez ma prière,</p>
<p>R : Et que mon cri monte jusqu’à Vous.</p>
<p>V : Que le Seigneur soit avec vous.</p>
<p>R : Et avec votre esprit.</p>
<p>Je t’exorcise, créature du sel, † par le Dieu Vivant, † par le Dieu Véritable, † par le Dieu Saint, par le Dieu qui a voulu que tu fusses jeté dans I’eau par le prophète Élisée, pour guérir la stérilité de l’eau : afin que tu deviennes sel exorcisé pour le salut des croyants, et que tu procures dans tous ceux qui te prendront, la santé de l’âme et du corps ; et que de tout lieu où tu seras répandu s’enfuie et disparaisse toute illusion et méchanceté, ou malice de ruse diabolique, ainsi que tout Esprit immonde, conjuré au nom de Celui qui doit venir juger les vivants et les morts, et faire passer le monde par le feu.</p>
<p>Ainsi soit-il !</p>
<p>Prions.</p>
<p>Dieu Tout-Puissant et Éternel, nous implorons humblement votre clémence sans borne, pour que vous daigniez, en votre miséricorde, † bénir et † sanctifier cette créature du sel, que vous avez créée à l’usage des hommes ; que tous ceux qui en useront obtiennent le salut de l’âme et la santé du corps, et que tout ce qui en sera touché ou imprégné, soit purifié de toute impureté et de tout envahissement de l’esprit malin.</p>
<p>Par Notre Seigneur Jésus-Christ, qui vit et règne avec vous, mon Dieu, dans l’unité de ce même Esprit-Saint à travers tous les siècles des siècles.</p>
<p>Ainsi soit-il. »</p></blockquote>
<p>Il fait ensuite de même avec l’eau.</p>
<blockquote><p>« Je t’exorcise, créature de l’eau, † au nom de Dieu le Père Tout-Puissant, † au nom de Jésus-Christ son Fils Notre-Seigneur, † et dans la vertu du Saint-Esprit : pour que tu deviennes eau exorcisée qui dissipe toute puissance de l’Ennemi, que tu puisses arracher et déplanter l’Ennemi lui-même avec ses anges apostats.</p>
<p>Par la puissance de Notre-Seigneur Jésus-Christ qui doit venir juger les vivants et les morts, et passer le monde par le feu.</p>
<p>Ainsi soit-il !</p>
<p>Prions.</p>
<p>Mon Dieu, qui pour le salut des hommes avez établi avec la substance des eaux vos plus grands sacrements, soyez propice à nos prières, et sur cet élément qui doit servir à tant de purifications, répandez la vertu de votre † bénédiction ; afin que votre créature, employée dans vos mystères, serve, par un effet de la divine grâce, à faire fuir les démons, à chasser les maladies, et que partout où cette eau sera répandue, habitations des fidèles ou tout endroit quelconque soient nets de toute souillure, délivrés de ce qui pourrait nuire : que jamais n’y réside aucun souffle pestilentiel, aucun air corrompu ; que soient dissipées toutes embûches de l’Ennemi caché ; et s’il est quelqu’un ou quelque chose qui puisse nuire à la santé ou au repos de ceux qui les habitent, que par l’aspersion de cette eau tout se dissipe et disparaisse ; que toute santé demandée en invoquant votre saint Nom soit à l’abri de toutes les attaques.</p>
<p>Par Notre Seigneur Jésus-Christ, qui vit et règne avec vous, mon Dieu, dans l’unité de ce même Esprit-Saint à travers tous les siècles des siècles.</p>
<p>Ainsi soit-il ! »</p></blockquote>
<p>Par trois fois en forme de croix, il verse le sel dans l’eau, en disant :</p>
<blockquote><p>« Que ce mélange de sel et d’eau se fasse ensemble au nom † du Père, † et du Fils, † et du Saint-Esprit.</p>
<p>Ainsi soit-il !</p>
<p>V : Seigneur, exaucez ma prière,</p>
<p>R : Et que mon cri monte jusqu’à Vous.</p>
<p>Prions.</p>
<p>Dieu, auteur de toute force invincible, Roi d’un Empire inébranlable, et triomphateur toujours magnifique : vous qui abattez les forces de la Puissance adverse, qui domptez la fureur de l’Ennemi rugissant, qui victorieusement déjouez ses hostiles noirceurs : nous vous supplions, Seigneur, en tremblant et humblement, et nous vous demandons de regarder favorablement cette créature du sel et de l’eau, distinguez-la dans votre bonté, sanctifiez-la par la rosée de votre miséricorde ; afin que partout où elle sera répandue, sous l’invocation de votre saint Nom, soit éloignée toute infestation de l’Esprit immonde, soit repoussée au loin la terreur du venimeux Serpent, et que la présence du Saint-Esprit daigne se faire sentir partout et sur nous tous qui implorons votre miséricorde.</p>
<p>Par Notre Seigneur Jésus-Christ, qui vit et règne avec vous, mon Dieu, dans l’unité de ce même Esprit-Saint à travers tous les siècles des siècles.</p>
<p>Ainsi soit-il !</p>
<p>Sanctifiez, Seigneur, cette eau : donnez-lui pouvoir de nous soulager et de chasser toute maladie, de mettre en fuite les démons et de nous préserver de ses embûches.</p>
<p>† Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit.</p>
<p>Ainsi soit-il. »</p></blockquote>
<p>Il bénit ensuite la cendre en dessinant chaque fois une croix †.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Prions. Tout-puissant éternel Dieu, pardonnez aux pénitents, écoutez les suppliants, et daignez envoyer du haut du ciel votre saint Ange, pour qu’il bénisse † ces cendres, afin qu’elles soient un remède donnant la santé à tous ceux qui implorent humblement votre saint nom, et qui s’accusent eux-mêmes par conscience de leurs fautes, qui déplorent leurs crimes devant la face de votre divine clémence en même temps qu’ils sollicitent avec d’instantes supplications votre bonté très sereine ; et accordez, par l’invocation de votre très saint nom, à tous ceux qui en répandront sur eux pour obtenir la rédemption de leurs péchés, d’obtenir la santé du corps et la sécurité de l’âme. Par le Christ notre Seigneur.</p>
<p style="text-align: justify;">R : Amen.</p>
</blockquote>
<p>Il prend le sel et le mélange aux cendres en formant une croix, et en disant :</p>
<blockquote><p>Que le sel et les cendres se mélangent également, au nom du Père, du Fils, † et du Saint-Esprit.</p>
<p>R : Amen.</p></blockquote>
<p>Puis, prenant une poignée de ce mélange de sel et de cendres, il la met dans l’eau en formant une croix, et en disant :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Que le sel, les cendres et l’eau se mélangent également, au nom du Père, du Fils, et du Saint-Esprit.</p>
<p>R : Amen.</p></blockquote>
<p>Enfin, c’est une burette de vin qui lui est présentée. Il le bénit, puis le verse dans le récipient prévu à cet effet.</p>
<blockquote><p>« † Notre aide est dans le nom du Seigneur (et récitation du psaume 22)</p>
<p>Prions.</p>
<p>Seigneur Jésus-Christ qui, à Cana de Galilée, avez fait du vin avec de l’eau (Jean 2, 9) et qui êtes la vraie vigne (Jean I J, I) : ajoutez encore à votre miséricorde envers nous ; et daignez bénir † cette créature du vin, pour que tout ce qui en sera arrosé ou aspergé, soit comblé par l’opulence de votre bénédiction, et en soit sanctifié. Vous qui vivez et régnez aux siècles des siècles.</p>
<p>R : Amen.</p>
<p>Puis il met le vin dans l’eau, en formant une croix et en disant :</p>
<p>Que le vin, le sel, les cendres et l’eau se mélangent également au nom du Père, du Fils, † et du Saint-Esprit.</p>
<p>R : Amen.</p>
<p>E : Le Seigneur soit avec vous.</p>
<p>R : Et avec votre esprit.</p>
<p>Prions.</p>
<p>Tout-puissant éternel Dieu, vous qui créez et conservez le genre humain, qui donnez la grâce spirituelle et accordez le salut éternel, envoyez votre Esprit Saint sur cette eau mêlée de vin, de sel et de cendre ; afin que, fortifiée par la protection d’une vertu céleste, elle serve à la consécration de cette chapelle et de cet autel. Par le Christ notre Seigneur.</p>
<p>R : Amen.</p>
<p>Réciter le Notre Père.</p>
<p>« V : Sauvez vos serviteurs,</p>
<p>R : Qui espèrent en vous, mon Dieu !</p>
<p>V : Du ciel Seigneur envoyez-leur du secours,</p>
<p>R : Et protégez-les.</p>
<p>V : Que l’ennemi ne tire d’eux nul profit,</p>
<p>R : Et que le Fils du mal ne puisse leur nuire.</p>
<p>V : Et s’ils boivent quelque venin,</p>
<p>R : Qu’il ne leur fasse aucun mal.</p>
<p>V : Seigneur exaucez ma prière,</p>
<p>R : Et que mon cri monte vers vous.</p>
<p>Et que † la bénédiction de Dieu † le Père, † Fils † Saint-Esprit † et de la Vierge Marie leur Saint Temple descende sur cette eau lustrale et y reste à jamais.</p>
<p>Ainsi soit-il. »</p>
<p>&nbsp;</p></blockquote>
<p><strong>+Tau Héliogabale</strong></p>
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		<title>Litanie à Saint abbé Julio</title>
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		<pubDate>Thu, 27 Sep 2012 19:49:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tau Heliogabale</dc:creator>
				<category><![CDATA[Rituels EGC]]></category>

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		<description><![CDATA[Commémoration ce jour de la canonisation de l&#8217;Abb [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Commémoration ce jour de la canonisation de l&rsquo;Abbé Julio, en communion avec l&rsquo;Eglise Templière Johannite, l&rsquo;Eglise Rosicrucienne Apostolique, la Fraternité Notre Dame de la Rose et d&rsquo;autres Eglises gnostiques.</p>
<p>Pour cette occasion l&rsquo;Eglise gnostique Chaote présente la litanie de Saint abbé Julio.</p>
<p><span id="more-4611"></span></p>
<p>Litanie de Saint abbé Julio</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Seigneur, ayez pitié de nous.</p>
<p>Jésus-Christ, ayez pitié de nous.</p>
<p>Seigneur, ayez pitié de nous.</p>
<p>Jésus-Christ, écoutez-nous.</p>
<p>Jésus-Christ, exaucez-nous.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Père Céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.</p>
<p>Fils Rédempteur du monde qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.</p>
<p>Esprit Saint qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.</p>
<p>Trinité Sainte qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.</p>
<p>Sainte Marie Reine des Anges, priez pour nous.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Chœur des Séraphins, priez pour nous.</p>
<p>Chœur des Chérubins, priez nous.</p>
<p>Chœur des Trônes, priez nous.</p>
<p>Chœur des Dominations, priez pour nous.</p>
<p>Chœur des Vertus, priez pour nous.</p>
<p>Chœur des Puissances, priez pour nous.</p>
<p>Chœur des Principautés, priez pour nous.</p>
<p>Chœur des Archanges, priez pour nous.</p>
<p>Chœur des Anges, priez pour nous.</p>
<p>Saint Michel, priez pour nous.</p>
<p>Saint Gabriel, priez pour nous.</p>
<p>Saint Raphaël, qui êtes un des sept esprits assistants de la majesté trois fois sainte, priez pour nous.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Saint abbé Julio, refuge et bâton des malheureux, priez pour nous.</p>
<p>Saint abbé Julio, toujours bon, toujours secourable, priez pour nous.</p>
<p>Saint abbé Julio, puissant et dévoué guérisseur, priez pour nous.</p>
<p>Saint abbé Julio, notre secours dans les dangers, priez pour nous.</p>
<p>Saint abbé Julio, ami de la jeunesse, priez pour nous.</p>
<p>Saint abbé Julio, exorciste et ennemi farouche des démons, priez pour nous.</p>
<p>Saint abbé Julio, sage et doux pasteur, priez pour nous.</p>
<p>Saint abbé Julio offrez à Dieu nos vœux et nos prières.</p>
<p>Saint abbé Julio, dessillez nos yeux et dévoilez-nous le monde spirituel.</p>
<p>Saint abbé Julio secourez les malades qui se mettent sous votre protection.</p>
<p>Saint abbé Julio préservez-nous de tout mal spirituel et corporel.</p>
<p>Par votre intercession, Saint abbé Julio, protégez-nous.</p>
<p>Dans tout le cours de notre vie, Saint abbé Julio, protégez-nous.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Et vous tous Saints thaumaturges et exorcistes, priez pour nous.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.</p>
<p>Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.</p>
<p>Agneau de dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>V. Priez pour nous, Saint abbé Julio.</p>
<p>R. Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>ORAISON. &#8211; Ô Dieu tout puissant et éternel nous Vous implorons, Vous qui avez choisi Saint abbé Julio pour accomplir Votre Bonté envers les membres souffrants de Jésus-Christ, faites-nous éprouver ici-bas les effets de sa protection puissante et accordez-nous la grâce d&rsquo;aller, dans la céleste Patrie, vous contempler avec lui et les autres esprits bienheureux dans la splendeur de votre gloire.</p>
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		<title>L&#8217;abbé Julio et l&#8217;Eglise Catholique Libre</title>
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		<pubDate>Sun, 09 Sep 2012 18:51:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tau Heliogabale</dc:creator>
				<category><![CDATA[Gnose]]></category>

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		<description><![CDATA[L’Abbé Houssay, alias abbé Julio, est né à Cossé-le-Viv [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">L’Abbé Houssay, alias abbé Julio, est né à Cossé-le-Vivien (Mayenne) le 3 mars 1844. À s’en rapporter à son acte de naissance, on le voit, c’est déjà presque un vieillard, mais à contempler sa belle tête fière et énergique, son regard pénétrant plein d’indéfectible jeunesse, son noble geste tribunitien, à entendre sa voix ferme et vibrante et son verbe, puissant toujours sûr de lui-même, on dirait que la marche du temps, hélas ! si prompte à nous courber, s’est suspendue pour lui et que chaque printemps lui apporte un nouveau regain de vigueur et d’enthousiasme.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est qu’il est un de ces prédestinés taillés pour la lutte, un de ces indomptables Antées, qui puisent leurs ardeurs dans la vieille foi des aïeux, leur mère auguste, mais qu’aucun Hercule ne parviendra jamais à terrasser, parce que nul ne saura jamais les en séparer.</p>
<p style="text-align: justify;">M. Houssay aime à rappeler, non sans quelque fine coquetterie, qu’il est le fils d’un vieux brave homme qui démolissait les vieux sanctuaires croulants, pour les remplacer par de nouvelles églises, aux murs solides et résistants, et que, comme lui, il s’est voué à la destruction d’un autre temple vermoulu, devenu trop souvent l’asile des marchands et des exploiteurs publics, pour édifier en sa place le vrai temple du Christ, où Dieu ne sera plus adoré qu’en esprit et en vérité.</p>
<p style="text-align: justify;">Disons que le jeune Houssay ne fût point un de ces Eliacins improvisés ; qu’on pousse au sacerdoce, comme il arrive trop souvent, en vue du lustre qui pourra en rejaillir sur la famille et des intérêts matériels qu’elle en retirera. Il se fit prêtre par vocation et même contre le gré de sa famille, ainsi qu’il arriva à l’Ange de l’École.</p>
<p style="text-align: justify;">Bientôt éclata la guerre de 1870. Nous n’avons pas à insister ici sur la noble et courageuse conduite de l’Abbé Houssay, comme aumônier militaire. Il en a été parlé ailleurs avec tous les détails désirables (<em>L’Abbé Houssay</em> par Fabre des Essarts, Lelièvre imprimeur-éditeur à Laval). Rappelons simplement qu’il sauva un jour trois mille soldats français d’une mort certaine, en déjouant une embuscade organisée contre eux par l’ennemi.</p>
<p style="text-align: justify;">N’était-ce pas là un geste qui le désignait d’avance à la haute mission pacificatrice, à l’auguste rôle de prêtre du Christ miséricordieux, qui devait remplir la seconde phase de sa carrière sacerdotale ?</p>
<p style="text-align: justify;">Après 1870, l’Abbé Houssay fut nommé vicaire de Saint-Joseph à Paris.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1885, il abandonnait le ministère paroissial et fondait la vaillante petite feuille intitulée la <em>Tribune du Clergé</em>, avec le concours des abbés Déramey, professeur en Sorbonne, Sanvert, Roca, Jouet et de tous les prêtres libéraux de l’époque.</p>
<p style="text-align: justify;">Il nous souvient de la mystérieuse officine où se forgeaient tous ces vibrants articles, échos éloquents des revendications des opprimés et des exploités.</p>
<p style="text-align: justify;">C’était au numéro 21 de la rue Croix des Petits-Champs, en ces mêmes locaux où devait plus tard s’installer la rédaction de <em>L’Éclair</em>. Plus d’une fois, nous y portâmes nous-mêmes notre prose et nos vers, qui s’efforçaient d’égaler les audaces révolutionnaires de tous ces braves prêtres, mais qui jamais ne les dépassèrent. Nous devons ajouter que nous y fûmes toujours accueillis avec la plus amène courtoisie.</p>
<p style="text-align: justify;">Malheureusement de regrettables dissentiments ne tardèrent pas à s’élever entre l’Abbé Houssay, directeur du journal, et l’abbé Déramey, son principal rédacteur. <em>La Tribune du Clergé</em> devait y périr !</p>
<p style="text-align: justify;">L’Abbé Houssay, qui avait depuis quelque temps adopté le pseudonyme de Julio, sous lequel nous le désignerons désormais, vécut alors du produit de quelques leçons d’enseignement classique, lesquelles excellemment données multiplièrent rapidement autour de lui la clientèle. Mais par ses articles de la <em>Tribune</em> il s’était attiré une de ces inimitiés, qui ne reculent devant aucun moyen pour s’assouvir.</p>
<p style="text-align: justify;">Tous ses élèves lui furent successivement enlevés par les louches manœuvres de la haute administration diocésaine.</p>
<p style="text-align: justify;">Il fallait vivre, pourtant, afin de pouvoir philosopher ! Julio entra comme comptable dans une importante maison industrielle de la capitale. Il put de la sorte mettre quelques économies de côté qui lui permirent de publier <em>Gorin et Cie, l’Archevêque de Paris et les Dames de Carreau, Passibonqueça, Un Forçat du Bagne, Clérical</em> et divers, autres ouvrages pétillants de verve, et d’esprit.</p>
<p style="text-align: justify;">Dès cette époque, l’abbé Julio était hanté de la grande et généreuse idée de la synthèse religieuse, qui devait plus tard s’affirmer si éloquemment au Congrès de Chicago et inspirer de si magnifiques discours au Père Hyacinthe Loyson, à qui nous réservons une longue étude en tête de la deuxième série du présent ouvrage.</p>
<p style="text-align: justify;">Rapprocher toutes les religions, mettre en lumière tous les points communs qui existent entre elles, montrer qu’au fond c’est toujours le même Dieu, le Père universel, qu’elles honorent, établir enfin que la Religion est ce qui doit réunir, rallier, relier les hommes, et ce qui doit les diviser, tel est le programme qui fut élaboré par Julio, de concert avec Mme de Morsier, la Comtesse d’Adhémar, le Mage Jhouney, l’abbé Pochon, le pasteur Wagner et quelques autres dont les noms nous échappent.</p>
<p style="text-align: justify;">On s’émut à l’archevêché du bruit qui commençait à se faire autour du nom de l’Abbé Houssay.</p>
<p style="text-align: justify;">Maintenant qu’il frayait avec l’aristocratie de nom et d’intelligence, on pensa qu’il était de bonne politique de le rappeler clans le giron sacré. M. Richard lui fit offrir une paroisse, à son choix : Julio jeta son dévolu sur la modeste cure de Pont-de-Ruan, dans l’Indre-et-Loire.</p>
<p style="text-align: justify;">Le séjour qu’il fit en cette paroisse fut pour lui l’occasion d’études approfondies sur la potentialité sacerdotale. La haute et sainte magie des sacrements exposée dans le beau livre de Léonce de Larmandie lui apparut dans toute sa puissance. Il ne tarda pas à se convaincre que le prêtre, le vrai prêtre selon le Christ, dispose de dons spéciaux qu’il lui appartient de mettre en valeur.</p>
<p style="text-align: justify;">Il se nourrit d’un vieux rituel, jadis, suivi par l’Église catholique, mais aujourd’hui volontairement négligé par elle, le <em>Bénédictionnal Romain</em>, dont il devait donner plus tard une attachante traduction dans son livre intitulé les <em>Secrets Merveilleux</em>. Il fit mieux : il le mit en pratique. Quelques importantes guérisons furent opérées par lui, sous l’influx mystérieux de sa parole, de son geste sacerdotal, avec le double adjuvant de la foi et de la prière. On vint à lui de tous les points de la France et les cures se multiplièrent.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur ces entrefaites, il avait donné sa démission de curé et était venu se fixer à Paris, où il fonda une intéressante petite revue, qui modestement se nomma <em>L’Étincelle</em>, dont les colonnes sont, remplies de ces saines et saintes vérités, qu’il s’est donné la mission de répandre à travers le monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Un certain nombre de prêtres libéraux prêtent à l’abbé Julio le concours de leur plume. Quelques-uns ont dû conserver l’anonymat pour ne point compromettre leur situation officielle. Parmi ces derniers se trouvent, paraît-il, quelques membres du haut clergé.</p>
<p style="text-align: justify;">L’abbé Julio avait précédemment installé une petite chapelle, rue Vernier, à Paris, où les offices étaient régulièrement célébrés. Il a, depuis, transporté à Vincennes, sa demeure et son autel, et à l’heure où paraîtront ces lignes il aura une église à lui en plein cœur de la capitale.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous ne retracerons point ici la série de toutes les basses calomnies, de tous les complots de sacristie qui s’insurgèrent contre son œuvre. Ne l’accusa-t-on pas de célébrer la messe noire ? Il semble que ce soit là la classique accusation, qui depuis quelques années se formule contre quiconque rend à Dieu un culte qui n’a point reçu l’estampille de Rome. Sur qui ne l’a-t-on pas fait peser, cette abominable inculpation ?</p>
<p style="text-align: justify;">L’abbé Julio dit sa messe conformément aux rites catholiques. Il a respectueusement conservé toutes les formes, tous les textes, et jusqu’à la coupe et à la couleur des ornements sacrés. Il a toutefois introduit dans son martyrologe un certain nombre de saints, qui, pour Rome, sentent singulièrement le roussi, tels que Savonarole, Jean Huss, et Giordano Bruno, dont les statues décorent les murs de sa chapelle. Il faut y ajouter notre grande et chère Jeanne d’Arc.</p>
<p style="text-align: justify;">Julio ne pratique aucune incantation magique, s’il faut entendre par là tout ce qui vient des régions inférieures ; il admet ce qui vient d’En Haut et il pense que les objets de piété n’ont qu’à être déposés sur l’autel pendant l’office divin, pour être bénéficiés par voie d’induction sacramentelle et y contracter des propriétés curatives.</p>
<p style="text-align: justify;">L’abbé Julio rejette tous les abus de la confession auriculaire et n’admet pas que le célibat des prêtres soit obligatoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon lui, il vaut mieux être un bon époux et un bon père de famille, que d’être un mauvais prêtre qui perd et scandalise les âmes. Sans hésitation aucune il marie dans son église tout prêtre qui désire rentrer, dans le monde.</p>
<p style="text-align: justify;">La communion se fait dans son temple sous l’unique espèce du pain. Mais il estime que le retour aux deux espèces serait plus conforme à la tradition initiale.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans sa nouvelle église, il n’y a ni chaises payantes, ni quêtes, ni casuel ; il n’y a qu’une seule classe, parce que tous sont égaux. C’est l’église gratuite, c’est l’Église de tout le monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Un grand événement vient de couronner sa carrière apostolique. C’est sa consécration comme évêque et comme chef de l’Église catholique libre de France.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette solennité a eu lieu le 4 décembre 1901, eh l’église paroissiale vieille-catholique de Thiengen (duché de Bade), avec, pour consécrateur Mgr Paolo Miraglia, évêque de l’Église catholique indépendante d’Italie, et pour assistants, M. Paul Kaminski, curé de la paroisse, et M. Aloysius Blum, président du conseil paroissial.</p>
<p style="text-align: justify;">Cet événement nous a inspiré à nous qui sommes un vieil ami de l’abbé Julio les quelques vers suivants :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>Ad multos annos!</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Tout là-bas, assez loin de la Reine du Monde</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Pour n’être point troublé par sa rumeur profonde,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Assez près pour sentir ses rayons réchauffant,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Il est un seuil qu’entoure un coquet paysage :</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>C’est l’abri d’un lutteur, c’est l’asile d’un sage,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>C’est le séjour béni des espoirs triomphants !</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Un Frère, qui longtemps, comme lui, tint l’arène</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Sur son front a versé l’onction souveraine ;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Mais, tandis que partout l’autre culte aux abois</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Étale insolemment son faste et sa superbe,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Lui voulut revenir au précepte du Verbe :</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Étant évêque d’or, il prit crosse de bois !</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">L’abbé Julio est, lui aussi, poète à ses heures, et poète charmant, et volontiers, entre deux exercices religieux il sacrifie à la muse sainte, celle qui inspira les Synésius, les Grégoire de Nazianze et les Prudence Apollinaire. Voici la conclusion d’un hymne à l’Amour universel. Nous ne saurions clore plus heureusement cette rapide étude :</p>
<blockquote><p><em>&#8230; Il est un autre amour, auguste et pur flambeau !</em></p>
<p><em>C’est l’Amour du Grand Dieu, seul Bon, seul Vrai, seul Beau !</em></p>
<p><em>Quand le Ciel est à moi, que m’importe la Terre ?</em></p>
<p><em>Mais pour aimer mon Dieu, je dois aimer mon frère.</em></p>
<p><em>J’imite mon Jésus, je calme la douleur,</em></p>
<p><em>Je donne, la sauté !&#8230; pour mon frère et ma sœur</em></p>
<p><em>Toujours brille d’amour mon âme inassouvie,</em></p>
<p><em>Et pour l’humanité je donnerais ma Vie&#8230;</em></p>
<p><em>Ah ! c’est ainsi qu’on aime au céleste Séjour !</em></p>
<p><em>Toi seul es vrai, divin Amour !</em></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Fabre des Essarts</strong>.</p>
<p>Extraits de l’ouvrage Les Hiérophantes, pages 277-285</p>
<p><a href="http://www.heliogabale.org/wp-content/uploads/2012/09/abbe_julio.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4606" title="abbe_julio" src="http://www.heliogabale.org/wp-content/uploads/2012/09/abbe_julio.jpg" alt="Abbé Julio" width="801" height="687" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>L&#8217;abbé Boullan et le chanoine Docre</title>
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		<pubDate>Sat, 08 Sep 2012 10:33:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tau Heliogabale</dc:creator>
				<category><![CDATA[Gnose]]></category>

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		<description><![CDATA[On peut lire avec étonnement dans l’intéressante étude  [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">On peut lire avec étonnement dans l’intéressante étude que M. Martial de Pradel de Lamase consacra ici même (<em>Mercure de France</em>, 15 octobre 1933, pp. 333-358) au « Sous-Chef J.-K. Huysmans » :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">« <em>Qu’il ait consulté, pour se renseigner, les pythonisses, les tables tournantes, les nécromanciens et tireuses de cartes, ce sont là menues peccadilles, mais un jour, en février 1890, il fit connaissance d’un prêtre dévoyé, l’abbé Boulan (sic), prototype de son chanoine Docre. Ce malheureux, qui voulait anéantir le Dieu qu’il avait quitté, et qui, pour mieux le défier, s’était, dit-on, fait tatouer deux croix à la plante des pieds afin de mieux lui témoigner sa haine, l’abbé Boulan, dis-je, entreprit de l’initier à la science satanique. Afin de lui inspirer confiance, il commença par lui rendre quelques services, etc., etc.</em> »</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Ainsi donc, comme M. Oswald Wirth et sans avoir les mêmes raisons M. Martial de Pradel de Lamase confond, par une erreur difficile à expliquer de sa part, celui qui conjure les maléfices et celui qui les répand, le Dr Johannès et le chanoine Docre de <em>Là-Bas</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">M. Oswald Wirth, après avoir joué l’abbé Boullan et avoir abusé de sa bonne foi, se rangea plus tard parmi ses adversaires les plus acharnés et figura à côté de Stanislas de Guaita, dans le tribunal d’occultistes qui condamna Boullan. Il n’y a donc pas lieu de s’étonner qu’il ait déclaré que le chanoine Docre n’était autre que le Boullan réel poussé au noir (cf. Léon Deffoux, <em>J.-K. Huysmans sous divers aspects</em>, Paris, éditions Crès, 1927, in-8). Encore est-il bon d’observer que, dans une note (je crois M. Léon Deffoux trop bien informé en matière huysmansienne pour qu’elle lui soit attribuable), le chanoine Roca est donné, quelques lignes plus loin, comme prototype du chanoine Docre.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est là une explication et non une excuse. M. Oswald Wirth a commis une erreur volontaire, confessant d’ailleurs avoir eu un très vilain rôle auprès du thaumaturge lyonnais, qu’il avait « ignoblement trahi ».</p>
<p style="text-align: justify;">Mais ce n’est aucunement, à ma connaissance, le cas de M. de Pradel de Lamase. L’erreur doit être, de sa part, involontaire, et je cherche en vain à me l’expliquer. Sans recourir à la documentation apportée par les études consacrées à Huysmans et à Boullan lui-même, il suffit de lire <em>Là-Bas</em>, pour constater que le chanoine Docre et le docteur Johannès sont constamment opposés l’un à l’autre, le second s’efforçant de réparer le mal fait par le premier.</p>
<p style="text-align: justify;">À la page 283 de son roman, J.-K. Huysmans trace, par la bouche de des Hermies, ce portrait du docteur Johannès, c’est-à-dire de Boullan :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">« <em>C’est un très intelligent et très savant prêtre. Il a été supérieur de communauté et il a dirigé, à Paris même, la seule revue qui ait jamais été mystique. Il fut aussi un théologien consulté, un maître reconnu da la jurisprudence divine ; puis il eut de navrants débats avec la Curie du Pape, à Rome, et avec le cardinal-archevêque de Paris. Ses exorcismes, ses luttes contre les incubes qu’il allait combattre dans les couvents de femmes le perdirent.</em> »</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Et des Hermies pour la suite, je renvoie au volume raconte comment, à la suite de la guérison d’une épileptique (en 1875), en lui faisant toucher la relique de la robe sans couture de la Vierge, conservée en l’église d’Argenteuil, le guérisseur fut appelé par le cardinal archevêque de Paris, pour s’expliquer sur ses cures miraculeuses. Il s’ensuivit une scène pénible entre le prélat et l’abbé, suivie de la mise en interdit qui fit quitter l’église à Boullan.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout cela est de l’histoire à peine romancée.</p>
<p style="text-align: justify;">L’abbé Boullan avait été, en effet, supérieur de la maison des Trois-Epis et était, depuis 1872, propriétaire gérant et rédacteur en chef des <em>Annales de la Sainteté au XIXe siècle</em>, qui cessèrent de paraître au lendemain de la mesure prise contre lui.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le roman, envoûté par le chanoine Docre, l’astrologue Gévingey se réfugie auprès de Johannès (p. 283), qui, pour le sauver, recourt au « <em>sacrifice de gloire de Melchissédec</em> » (pp. 390 et suivantes).</p>
<p style="text-align: justify;">L’étude publiée par M. Joanny Bricaud : <em>L’Abbé Boullan (Docteur Johannès de Là-Bas), sa vie, sa doctrine et ses pratiques magiques</em> (Paris, Chacornac frères, 1927, in-8.), confirme pleinement tous ces détails.</p>
<p style="text-align: justify;">Né le 18 février 1824 à Saint-Porquier (Tarn-et-Garonne), Joseph-Antoine Boullan, voulant se faire prêtre, alla, à sa sortie du petit séminaire, faire ses études théologiques à Rome, où il passa son doctorat. Entré dans la Congrégation des missionnaires du Précieux-Sang, il prit part, en Italie, à diverses missions, puis revenu en France, séjourna, toujours comme missionnaire, aux Trois-Epis (Drei Aehren), à 9 kilomètres de Turckheim (Haut-Rhin). Là, s’élevait un vieux couvent, lieu d’antiques pèlerinages, appelé à devenir le siège de la maison dont il devait être supérieur. Son goût pour la mystique s’affirme dans la <em>Notice sur les œuvres de la Vénérable Marie de Jésus d’Agreda</em>, publiée en tête de sa traduction de leur abrégé (1853). Son but est d’opposer aux phénomènes du spiritisme et du magnétisme ceux de la Mystique chrétienne. Dans les ouvrages qui suivront, il ne s’en départira pas.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1856, prêtre libre à Paris, il a la direction spirituelle à lui confiée par l’évêque de Grenoble, de la sœur Adèle Chevalier, miraculée de la Salette, visitée, prétendait-elle, par la Vierge. Ensemble, ils fondent, en 1859, à Bellevue, « Œuvre de la Réparation des âmes ».</p>
<p style="text-align: justify;">L’Œuvre, au lieu des résultats espérés, aboutit à des poursuites en correctionnelle pour escroquerie et outrages publics à la pudeur. On s’y livrait, il est vrai, à des médications bizarres. Suivant M. Charles Sauvestre (<em>Les Congrégations religieuses dévoilées</em>, Paris, Dentu, 1879) :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">« <em>Une des sœurs étant tourmentée par le démon, l’abbé B. pour l’exorciser, lui crachait dans la bouche ; à une autre, il faisait boire de son urine mélangée à celle de la fille Chevalier, que les sœurs avaient ordre de ne jamais jeter ; à une troisième, il ordonnait des cataplasmes de matières fécales</em>. »</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Il y avait des médications plus étranges encore ; d’ailleurs, l’acte sexuel tiendra une grande place dans la doctrine de Boullan, quand, à la suite de la mort du prophète Vintras, survenue le 7 décembre 1875, il prétendra prendre la suite de l’entreprise, sous le nom de « Jean-Baptiste, successeur d’Élie »</p>
<p style="text-align: justify;">C’était un schisme dans le schisme, car nombre des disciples de Vintras ne le reconnurent pas.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout cela est raconté tout au long par M. Joanny Bricaud et clairement résumé par Maurice Garçon, en tête de son étude sur <em>Vintras, hérésiarque et prophète</em> (Paris, Emile Nourry, 1928, in-8), qu’on peut considérer comme définitive.</p>
<p style="text-align: justify;">Logé chez un de ses disciples de Lyon, l’architecte Misme, qui l’a recueilli, le prophète Jean-Baptiste, annonciateur du « divin Paraclet », guérit les possédées, car ses secours s’adressent surtout aux femmes, et fonde une véritable religion, le « Marisiaque du Carmel d’Élie », où le rôle pontifical est dévolu aussi bien à la femme qu’à l’homme. Il a auprès de lui une voyante, bien connue des lecteurs de la Cathédrale, une illuminée, sainte fille, au demeurant, Julie Thibault, qui pontifie en vêtements sacerdotaux et aide son maître à conjurer les maléfices. Après la mort de Boullan, Huysmans la prend à son service. Elle deviendra Mme Bavoil du roman et favorisera les curiosités mystiques et culinaires de Durtal.</p>
<p style="text-align: justify;">Boullan compose manuscrits sur manuscrits, rédige le manuel de son Église, celui des fidèles, et celui des prêtres, où on peut lire :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">« <em>L’Amour vrai, soit qu’il soit au ciel ou sur la terre, approche tout, justifie tout, sanctifie tout. Nous devons être les grands-prêtres des amours, les délégués de toutes les puissances amoureuses de la Divinité, pour planer sur toutes les sphères.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Il faut tenir dans nos mains les liens qui relient les mondes minéral, végétal, animal, spirituel, et traverser tous les cercles, les incendier de nos feux et triompher. Nous allons manger le pain et boire le vin du sacrifice de gloire, et, nourris de la consubstantialité glorifiée, nous ne serons plus nous.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Notre chair devenue eucharistique nous fera pénétrer dans l’intimité des secrets de l’Époux éternel</em> » (Bricaud op. cité).</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Il n’a, comme on voit, rien abdiqué des aimables pratiques auxquelles l’« Œuvre de la réparation des âmes » dut de se voir reprocher de véritables outrages publics à la pudeur. Avec les mystiques, il est toujours difficile de préciser ; on ne sait jamais exactement à quel moment exact la littérature il est parfaitement inutile de la définir fait place aux sens, où l’union s’accomplit, non plus entre les esprits, mais entre les corps.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est à la fois un point faible et un point fort du genre : s’il peut appeler des adeptes, prêts au sacrifice, à la petite chapelle du Carmel, il fournira une arme terrible aux adversaires de Boullan, les occultistes. La lutte ne tarde pas à s’engager entre les deux puissances, celle d’en haut ; dont, malgré la venue annoncée du Paraclet, il serait téméraire de certifier, chez son prophète du moins, l’orthodoxie et la sûreté des mœurs, et celle d’en bas, à laquelle le seul tort de Huysmans fut, à l’époque où son doute évoluait vers la foi, de croire trop volontiers, semblant, en dehors même du roman, lui accorder un pouvoir qu’elle n’avait pas.</p>
<p style="text-align: justify;">Sans parler de Josephin Péladan, dont la Rose-Croix fut surtout une affaire commerciale (celui-ci fit de la magie comme on fait du roman policier et ses mages valent les « Palladiens » de Léo Taxil), peut-on dire qu’il ait existé de véritables occultistes à la fin et même au commencement du XIXe siècle ? J’en doute. Parfait chef de rayon, Papus, autrement dit le docteur Encausse, sous forme de traités et de manuels, mit la science occulte à la portée de toutes les intelligences et de toutes les bourses, cependant que le redoutable marquis Stanislas de Guaita, après avoir débuté par de fort beaux vers, et le marquis de Saint-Yves d’Alveydre, semblent surtout avoir été des curieux très avertis, faisant, avant tout, œuvre d’érudition. Malgré la plaque photographique du colonel de Rochas bien de prétendus médiums abusèrent de sa bonne foi, nous sommes loin avec eux de l’envoûtement ou des maléfices jetés à travers l’espace sous diverses formes. Ce leur fut reproché, pourtant. La mort de l’abbé Boullan aurait été l’œuvre de Guaita et lui-même, par un juste retour de ce monde, et de l’autre, aurait été victime d’un fantôme qu’il tenait enfermé dans une armoire. C’était bien inutile : comme pour ce pauvre Dubus, chez qui l’occultisme voisinait certainement avec la fumisterie, la morphine suffisait.</p>
<p style="text-align: justify;">Entre le prophète Jean-Baptiste et les occultistes (j’ai oublié Jules Bois, mais c’était lui aussi un curieux à la recherche du pittoresque), cela avait commencé par des coquetteries. L’énigmatique chanoine Roca aurait été le trait d’union. Guaita serait même venu à Lyon, voir Boullan là il se serait rendu compte des rites singuliers pratiqués au Carmel d’Élie. Oswald Wirth, mieux renseigné, aurait complété son édification, et le 23 mai 1887, le tribunal occulte, présidé par Stanislas de Guaita, prononça la condamnation de Boullan, rendue publique en 1891 seulement, par la publication dans le Temple de Satan d’une partie de la correspondance du prophète avec le jeune Wirth.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais depuis six ans, c’était la guerre, au couteau serait insuffisant, mais à coups de maléfices qu’on se retournait, entre le marquis de Guaita, « rénovateur de l’Occultisme », suivant Barrès, et le docteur Johannès. C’était de l’histoire, qu’ils romançaient eux-mêmes. J.-K. Huysmans n’en parlait point par ouï-dire. L’ex-abbé Boullan n’était pas pour lui une connaissance livresque : l’écrivain avait, à Lyon, été l’hôte du thaumaturge chez ce bon M. Misme, et avait été témoin des terreurs et des conjurations du docteur Johannès.</p>
<p style="text-align: justify;">En février 1890, alors qu’il préparait <em>Là-Bas</em> et en recueillait la documentation, le romancier dont s’accentuait l’orientation nouvelle manifestée par <em>A Rebours</em>, était peut-être par l’entremise de Mme Berthe Courrière entré en relation avec Boullan. Il en avait beaucoup entendu parler dans les milieux touchant à l’occultisme.</p>
<p style="text-align: justify;">Le chanoine Roca, à ce moment dans les Pyrénées-Orientales, avait fait instamment demander à Huysmans, désireux de recueillir « certains renseignements sur le satanisme moderne » de ne pas se mettre en rapport direct avec l’abbé Boullan, qu’il considérait comme dangereux et l’avait autorisé à se servir de son nom pour demander une entrevue à Oswald Wirth et causer avec lui, de ce « <em>satanique à qui le chanoine et l’occultiste avaient eu affaire en même temps</em> » (cf. Léon Deffoux op. cit.).</p>
<p style="text-align: justify;">L’entrevue eut lieu. Il y fut parlé de l’abbé Boullan, dans des termes tels que Huysmans se rendit facilement compte de la haine de l’entourage de Stanislas de Guaita pour le prophète lyonnais et comprit les raisons du mystérieux Roca pour le détourner de rapports directs avec le prétendu successeur de Vintras. Loin de tenir compte de ce conseil, le romancier écrivit, le 7 février, Boullan, dans une lettre dont le <em>Matin</em> a publié le texte, au lendemain de sa mort :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">« <em>Il me faut l’aide d’un homme supérieur, au-dessus du temps, éloigné des enfantillages malsains et inquiétants des spirites et de l’immuable sottise des cléricaux. Cet homme ne peut être que vous. Ah ! tenez, j’ai entendu parler ces occultistes, un soir, de votre personne avec une telle haine et une si précise terreur, que, du coup, je vous estimai fort. Je vous jure que mon livre sera un sacré branle-bas dans ce camp-là !</em> »</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">L’abbé Boullan ne pouvait se dérober à cette invitation. Il apporta à Huysmans l’aide demandée, prenant soin, à son tour, de le mettre en garde contre les manœuvres des occultistes :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">« <em>Quant à votre but, que le Satanisme, qu’on croit perdu, existe toujours, ah ! nul sur cette question ne peut mieux vous mettre en mesure de parler avec conviction, appuyée sur des faits certains. Je vous citerai des faits qui, à coup sûr, rendront votre ouvrage d’un intérêt immense. Je puis mettre à votre disposition des documents pour établir que le Satanisme est vivant de nos jours, et comment et sous quelle forme.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Votre œuvre restera ainsi comme un monument de l’histoire du XIXe siècle.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Maintenant, un mot d’avertissement pour vous. Certes, je n’ai aucune espèce d’estime pour cette école (les occultistes), mais ils sont pleins de haine et, malgré tout, capables de petits résultats.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Êtes-vous armé pour la défense ? car si vous le faites, comme dit votre lettre, à coup sûr vous allez susciter contre vous leur fureur. S’ils vous contaient tout ce qu’ils ont tenté contre moi, vous sauriez alors ce qu’ils sont. Il y a eu des témoins de leur impuissance dans le mal.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>N’ayant pu me nuire dans mon être, ils m’ont alors calomnié d’une façon indigne, simplement parce qu’ils se croyaient des rois, des mages et des maîtres, et que je leur ai montré qu’ils n’étaient que de très mauvais apprentis. De là des haines dont vous avez pu voir quelques échantillons</em> » (Bricaud, op. cit.).</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Loin de pouvoir être confondu avec le chanoine Docre, l’abbé Boullan était bien le « Roi des Exorcistes » dont le <em>Figaro</em> du 7 janvier 1893 salua la mort :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">« <em>Boulan (sic) était une âme hautaine, et comme on en trouve peu par ces temps de vils compromis ».</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Là-Bas avait paru en 1891 en feuilleton dans l’Écho de Paris concurremment avec l’Enquête sur l’Évolution littéraire de Jules Huret, qui passionnait les moins de trente ans que nous étions alors. On y pouvait voir le romancier faire respirer, dans son cabinet de la rue de Sèvres, au journaliste étonné, de la pâte à exorcisme :</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Brusquement il me dit :</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>— Voulez-vous sentir de la pâte à exorcisme ?</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>— Oui, dis-je, vous en avez ?</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Il se leva, ouvrit une boîte et y prit un carré de pâte brunâtre puis il puisa un peu de cendre rouge dans la cheminée, sur une pelle, et y posa la pâte qui grésilla un nuage épais s’éleva, et une odeur très forte envahit la pièce étroite, une odeur où se mêlait au parfum de l’encens la note âcre et entêtante du camphre.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>C’est un mélange de myrrhe, d’encens, de camphre et de clou de girofle, la plante de saint Jean-Baptiste, me dit-il.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>De plus, c’est béni de toutes sortes de façons. Cela m’a été envoyé de Lyon : comme ce roman va susciter autour de vous une foule de mauvais esprits, je vous envoie ceci pour vous en débarrasser, m’a-t-on dit</em> » (Jules Huret, <em>Enquête sur l’Évolution littéraire</em>, Paris Bibliothèque charpentier, 1891, in-12).</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Je n’oserai affirmer que, malgré le scepticisme dont feront montre, quelques mois plus tard, ses lettres à Mme Berthe Courrière, Huysmans n’ait pas cru, sur le moment, aux réels dangers auxquels l’avaient soumis les manœuvres de Stanislas de Guaita, conjurées seulement par l’aide efficace du docteur Johannès. Le roman une fois publié en volume chez Stock, un compact in-douze de près de 450 pages, soigneusement imprimé par Darantière, il se rendit, bien que déjà en route, grâce à l’abbé Mugnier non une conversion, mais un retour à la religion à Lyon, durant l’été de 1891, chez l’exorciste, où il fut admis à assister à sa cuisine conjuratrice.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur celle-ci et sur le séjour à Lyon de Joris-Karl, nous avons mieux que les papotages de Gustave Boucher, notés, avec d’autres, plus graves, par Maurice Garçon, mais les lettres mêmes de Durtal à Mme Berthe Courrière, divulguées par André du Fresnois, dans son article de la <em>Grande Revue</em> (15 mai 1911), consacré à « Une étape de la conversion de J.-K. Huysmans »</p>
<p style="text-align: justify;">Le tirage à part qui en fut fait ayant été retiré du commerce, à la prière des exécuteurs testamentaires de Huysmans, je me montrerai très bref dans mes citations, empruntant seulement M. Lucien Descaves voudra bien fermer les yeux le strict nécessaire à cette correspondance publiée un peu légèrement, sans se munir des autorisations nécessaires :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">« <em>Voici de quoi il s’agit, écrivait Huysmans, le 17 juillet 1891 ; savoir si Stanislas de Guaita (en dehors du volume de Maurice Barres, publié au lendemain de la mort de Guaita Un Rénovateur de l’Occultisme [Paris, Chamuel, 1899], se reporter l’amusant chantre que Laurent Tailhade a, dans ses Petits Mémoires de la vie [Paris, Editions Crès, 1921, in-12], consacré à Stanislas de Guaita et à son milieu “Paul Adam, Gabriel Encausse, Albert Jounet, le Parsifal de Carcassonne, l’abbé Roca, toutes les gloires du mysticisme contemporain, venaient s’asseoir et causer. Joséphin Péladan avait reçu là une hospitalité prodigue, utilisant la science du Mattre jusqu’au temps que sa pouacrerie eut décidé Guaita à l’aérer un peu.”) est très malade. D’après des conjonctures que je vais vous expliquer, il doit être, à l’heure qu’il est, au lit ; et le bras qu’il s’injecte d’ordinaire de morphine doit être comme une outre.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Voici ce qui se serait passé.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Ici, à Lyon, chez le bon Boullan, c’est une mêlée générale pour l’instant. Assisté d’une fort extraordinaire somnambule et de maman Thibaut, il se démène et se cogne. Or, de Guaita aurait empoisonné la petite somnambule, qui lui aurait riposté par la loi du retour. Si bien qu’il y aurait intérêt à savoir si en effet de Guaita a écopé.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Les deux femmes, ici, le voient au lit.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Ouf ! C’est égal, je passe des journées peu ordinaires avec tout cela compliqué d’hosties brandies contre les esprits du mal. Seigneur Dieu ! en voilà un repos !</em> »</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Espérant sans doute en goûter un peu, Huysmans, qui ne se plaisait guère que chez lui, car nul ne partagea aussi peu la bougeotte chronique dont sont atteints nos contemporains, alla visiter la Salette et la Grande Chartreuse. Il en revint sans enthousiasme. Son amour de la nature dépassait difficilement les fortifs et la grande banlieue :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">« <em>Quant à la montagne même, elle m’angoisse et m’ennuie. La Salette est située à une telle hauteur qu’aucun arbre n’y pousse plus. Imaginez des rocs immenses de pierre ponce avec deux brins de gazon et plus haut encore les neiges éternelles. En bas, des abîmes c’est d’un sinistre sans nom, mais cette monotonie de blocs barrant l’horizon, bouchant le ciel, cette mort de la pierre toujours immobile, m’affaisse et me dégoûte. Ce que j’aime mieux la mer, qui vit au moins et s’illimite !</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Quant à la Chartreuse, c’est une hostellerie de dernier ordre et, sauf l’office de nuit, c’est au-dessous de tout. L’abbé Mugnier avait raison.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Le paysage même est surfait ; c’est un décor d’opéra-comique. Les précipices y sont quasi douillets ; le fameux désert n’est qu’une reproduction agrandie des Vaux de Cernay.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>On n’y est bien, en somme, que dans sa cellule. J’ai fini par y passer là mon temps.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Puis j’ai eu tort de voir la Salette avant. Cette nature féroce et pelée m’a fait paraître plus petits encore les paysages tant vantés de la Chartreuse&#8230;</em> »</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">À ces paysages trop photogéniques, Huysmans préfère, et ne s’en défend pas, Lyon et les combats qu’en la demeure de l’honnête M. Misme le docteur Johannès livre aux mauvais esprits. Pauvre docteur, contrairement au préteur, il s’occupe des petites choses, et au lieu de s’en prendre à Guaita, le prince terrible de l’Occulte, il daigne diriger ses foudres contre Péladan, l’homme-sandwich de la Rose-Croix, qui débite de la magie comme Mengin, non moins curieusement déguisé, vendait des crayons :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">« <em>Tout ça ne vaut pas Lyon et Boullan. Décidément, ces gens sont extraordinaires. J’ai vu chez lui la messe dite par une femme ! Gloire au sexe régénéré, aux organes célestifiés (style du lieu). Je me fais tirer la bonne aventure par la petite somnambule dont je vous ai parlé, elle lit pour l’instant dans des verres d’eau. Puis je vais en voir une autre qui pratique le rit mozarabique et tire l’horoscope avec des pois chiches et des fèves ; enfin, j’ai un rendez-vous avec une ancienne abbesse de Bénédictines ; j’espère en extirper des documents curieux. Je ne perds pas mon temps, comme vous voyez.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Les batailles ont repris depuis ma dernière lettre, des Wagram dans le vide. J’ai eu un peu peur d’être dans une maison d’aliénés. Boullan saute comme un chat-tigre, avec ses hosties. Il appelle saint Michel, les éternels justiciers de l’éternelle justice, puis à son autel il crie par trois fois “Terrassez Péladan, terrassez Péladan, terrassez Péladan !” C’est fait, dit la maman Thibaut, qui a les mains sur le ventre.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Ouf ! Quant à mon âme, à ma pauvre âme, tonton tontaine, elle est très convenable. Je me suis donné l’avant-goût de la vie contemplative dans des cellules au blanc de chaux, avec un prie-Dieu pour mobilier ; ça m’a fortement calmé, je suis comme un angelot, tout blanc. Ça me change !</em> »</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Malgré ce souvenir très littéraire de Laforgue, dont il gâte, d’ailleurs, le refrain, jamais, même sous la robe de l’oblat, Huysmans ne dépouillera l’homme de lettres, son scepticisme à l’égard des exorcismes de l’abbé Boullan est plus apparent que réel. Tout cela prête au ridicule, sans doute : cependant, Durtal demeurera l’ami de l’exorciseur jusqu’à la bourse, et jusqu’à la mort. L’année suivante, Boullan ayant été poursuivi, par le tribunal de Trévoux, pour exercice illégal de la médecine et condamné à une amende de 2.000 francs, Durtal, qui n’était pas riche, la paiera, et après la mort de Boullan, survenue dans la nuit du 4 janvier 1893, achètera de ses deniers une concession de quinze ans, au cimetière de la Croix-Rousse, à Lyon, pour « <em>J.-A. Boullan (Docteur Johannès), noble victimes</em> », spécifiera la pierre tombale.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette mort fit couler beaucoup d’encre, faillit amener un duel entre Stanislas de Guaita et Huysmans et fit échanger deux balles sans résultat, entre l’occultiste et Jules Bois. Faisant état des pressentiments de Boullan, frappé la veille d’une première attaque, Jules Bois avait affirmé, dans le <em>Gil Blas</em> du 9 janvier 1893, que l’abbé Boullan était mort, victime d’un envoûtement, dont il accusait formellement Stanislas de Guaita et ses collègues de la Rose-Croix.</p>
<p style="text-align: justify;">À parler franc, je ne crois pas plus à cet envoûtement qu’au fantôme qui, six ans après, aurait terrassé Guaita lui-même. Presque septuagénaire, l’abbé Boullan souffrait d’une maladie de cœur, et Edouard Dubus semble avoir eu la note juste quand, à la fin d’un article sur « L’Art d’envoûter » il écrivait, dans le <em>Figaro</em> du 29 janvier 1893 :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">« <em>Il est fort probable que le Dr Boullan, dont l’âge avancé, les fatigues et les tribulations suffisent à expliquer la fin, ne leur doit (aux procédés d’envoûtement) en aucune façon d’avoir quitté ce monde.</em> »</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Dubus, contre son habitude, avait parlé comme un sage.</p>
<p style="text-align: justify;">Sans doute, Joris-Karl Huysmans perdit, par la suite, de sa foi dans la sainteté de Boullan et put croire, mais beaucoup plus tard, que Boullan lui-même n’était pas étranger aux pratiques sataniques.</p>
<p style="text-align: justify;">Par contre, quand il écrivit <em>Là-Bas</em>, sa croyance dans l’œuvre quasi miraculeuse était complète. Le savant docteur Johannès représentait le principe du bien, et l’« <em>affreux chanoine, celui du mal</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">C’est ce dernier, et non Boullan, qui portait sous la plante des pieds l’abominable tatouage décrit par M. de Pradel de Lamase :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">« <em>Mais enfin que fait cet abbé ? [questionne Durtal, à la page 207.]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>— Ce qu’il fait [répond Gévingey], il évoque le Diable, nourrit des souris blanches avec des hosties qu’il consacre ; sa rage du sacrilège est telle qu’il s’est fait tatouer sous la plante des pieds l’image de la Croix, afin de pouvoir toujours marcher sur le Sauveur</em>. »</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Ce détail typique s’applique au seul chanoine Docre, satanique notoire, nullement au savant Johannès, prêtre d’une orthodoxie douteuse, mais ne sacrifiant pas, semble-t-il, au culte du Malin, avec lequel la venue du divin Paraclet n’avait rien de commun.</p>
<p style="text-align: justify;">D’ailleurs, aux pages 287-289, qu’il serait oiseux de reproduire, des Hermies énumère les « secrets inrévélés de la magie moderne » auxquels le suppôt de l’immonde emprunte ses maléfices. En dehors des souris blanches, nourries d’hosties consacrées et de pâtes imprégnées de poisons savamment dosés, c’est un hachis où le Pain Eucharistique entre pour une bonne part, ou des poissons gavés de Saintes Espèces et de toxiques habilement gradués. Une goutte de l’huile essentielle qu’il retire de leurs corps putréfiés suffit à rendre fou.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette chimie diabolique n’offre aucun rapport avec les exorcismes employés par Johannès pour déjouer ces envoûtements et les retourner à leurs auteurs. La vie même de Boullan, comme le roman, s’oppose à toute confusion entre le thaumaturge lyonnais et le chanoine Docre.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais le prêtre satanique n’étant pas Boullan, quel était-il, ou plutôt quel ecclésiastique dévoyé en a fourni les traits ? La question est plus difficile à résoudre. Visiblement, Huysmans n’a plus fait œuvre de biographe, mais de romancier. Il en est de même pour Mme Chantelouve. Celle-ci est nécessaire pour nous aider dans la recherche du personnage. Commençons donc par elle.</p>
<p style="text-align: justify;">Trois femmes, on le sait, ont servi à Huysmans pour établir le type de l’héroïne de <em>Là-Bas</em>. Leurs noms sont connus de tous les fervents du romancier ; il est pourtant inutile de les divulguer : l’une vit peut-être encore, une autre a laissé des enfants. Quant à la troisième, il suffit de lire avec quelque soin cet article pour en connaître le nom. Toutes trois touchaient au monde des lettres et des arts.</p>
<p style="text-align: justify;">Le mari de l’une eut son heure, très brève, d’une relative notoriété. Huysmans en a (page 252) tracé un portrait d’une ressemblance telle que les survivants de cette époque auraient peine à ne le pas reconnaître :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">« <em>Il était retord et petit, bedonnait de l’estomac, ceinturait à peine son ventre de ses deux bras. Il avait les joues rubicondes, les cheveux longs par-derrière, très pommadés, ramenés en croissants le long des tempes.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Il portait du coton rose dans les oreilles, était complètement rasé, ressemblait à un notaire, bon vivant et pieux. Mais l’œil, vif, fourbe, démentait cette mine joviale et conate ; on devinait dans ce regard un homme d’affaires intrigant et madré, capable sous ses abords mielleux d’un mauvais coup</em> ».</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Voilà pour l’homme. La femme a prêté de sa personne et de sa prose à Mme Chantelouve. J’ai lu ses lettres, dont Huysmans, quand ils furent fatigués l’un de l’autre, eut soin de prendre une copie avant de les lui rendre.</p>
<p style="text-align: justify;">La phrase si caractéristique de sa lettre de rupture (page 414) y figure en toutes lettres, j’eus déjà l’occasion de le dire :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">« <em>Merci du bon petit amour, réglé de même qu’un papier à musique, que vous m’avez servi, mais ce n’est pas là sa mesure, mon cœur gante plus grand</em>. »</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">J.-K. Huysmans n’avait eu qu’à se reporter à sa copie des lettres de la dame.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce n’est pas elle, pourtant, mais une des deux autres, n’ayant jamais peut-être, malgré ses provocations, été sa maîtresse, qui fournit au romancier le plus d’éléments pour camper le type de Mme Chantelouve.</p>
<p style="text-align: justify;">Intelligente, curieuse, frottée de littérature, un peu aventurière, celle-là fut une véritable nymphomane. Une scène nous fut contée par le vieux Gustave Boucher, digne de Casanova, ayant eu pour théâtre le cabinet même de l’écrivain, et dont la propagation semble, pour le moins, inutile. Plus heureux que saint Antoine, Huysmans n’avait pas, ce jour-là, même été tenté. Elle avait, paraît-il, la passion, l’obsession du prêtre. N’arrivant pas, le plus souvent, à faire faillir le confesseur, elle se plaisait, par d’effroyables aveux, à jeter le trouble dans son âme, sinon le désir.</p>
<p style="text-align: justify;">Si le récit de la messe noire de <em>Là-Bas</em> est purement imaginaire, Huysmans n’ayant jamais, vraisemblablement, assisté à aucune messe noire qui sait même s’il s’en célèbre ? c’est d’elle, à n’en pas douter, que le romancier tint les principaux renseignements sur le culte de Satan dont la lecture éveilla tant de curiosités ; par elle qu’il connut l’existence du prêtre déchu, devenu le chanoine Docre du roman, des précisions sur sa vie, d’elle qu’il obtint sa photographie.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette photographie, un jour, avait attiré son attention en passant par le carrefour de la Croix-Rouge, où elle était exposée à une vitrine. Comme un collégien devient amoureux d’une actrice, pour avoir contemplé son portrait à un étalage de la rue de Rivoli, les désirs morbides de la femme se seraient portés sur cet inconnu, et elle n’aurait eu de cesse jusqu’à ce qu’elle l’eût joint.</p>
<p style="text-align: justify;">De leur accointement naquit le chanoine Docre.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois, autant Huysmans avait peu cherché à dissimuler la personnalité d’un des prototypes de Mme Chantelouve, autant s’efforça-t-il à cacher celui de l’occultiste. Son curriculum (page 345) est complètement fantaisiste et dès la page 207, il semble vouloir dérouter les recherches en les égarant sur une fausse piste :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">« <em>Et savez-vous ce qu’est devenu le terrible Docre ? fit des Hermies.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Non, Dieu merci ! Il doit être dans le Midi, aux environs de Nîmes, où il résidait jadis</em>. »</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">C’est là clairement désigner le chanoine Roca, erreur que confirme un recoupement emprunté à une lettre du romancier à Oswald Wirth, alors qu’il réunissait la documentation de <em>Là-Bas</em> :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">« <em>M. le chanoine Roca, qui est dans les Pyrénées-Orientales pour l’instant, me fait instamment demander de ne pas me mettre en rapport direct avec l’abbé Boullan, qu’il considère comme dangereux</em> » (Léon Deffoux op. cit.).</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">C’est dire que ce prêtre, curieux des choses de l’Occultisme était, comme l’a déjà indiqué une note empruntée à Laurent Tailhade, de l’entourage de Stanislas de Guaita, partant, un peu occultiste lui-même et dans une petite feuille, <em>L’Anti-Clérical</em>, dont le titre seul rappelait la boutique et les publications ordurières de Léo Taxil, prêchait une sorte de doctrine néo-bouddhiste, teintée de spiritisme.</p>
<p style="text-align: justify;">Il avait ses raisons pour tenir l’abbé Boullan comme dangereux, ne se prétendait-il pas envoûté par lui ? Il était effectivement dans les Pyrénées-Orientales, lors de la publication de <em>Là-Bas</em>, donnant, du château de Pollestron, le 30 avril 1891, dans une lettre que possédait Georges Montorgueil, les renseignements suivants, sur la transformation de son journal :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">« <em>L’Anticlérical sera publié à Paris, sous le contrôle d’un comité anonyme de prêtres catholiques mêlés comme moi à l’ésotérisme du dogme chrétien. Il prend le titre de Socialisme chrétien et j’en reste le rédacteur en chef</em> » (cf. <em>Intermédiaire des chercheurs et curieux</em>, 30 septembre 1900. II existe une commune de Pollestres, dans le canton de Thuir, à 12 kilomètres de Perpignan.).</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Ces prêtres catholiques étaient affiliés sans doute à des groupes d’études psychiques et s’ils osaient s’aventurer dans le domaine déjà peu orthodoxe des problèmes de la science occulte, n’étaient ni les officiants, ni même les fidèles de problématiques messes noires.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais le chanoine Roca, en ce moment dans les Pyrénées-Orientales, n’avait rien à voir avec le chanoine Docre, tout au plus, Huysmans peut avoir songé, un peu, à Stanislas de Guaita. Le « <em>terrible Docre n’exerce pas son détestable ministère dans le Midi, mais dans les Flandres</em> ». Quatre ans plus tard, en 1895, Huysmans, qui a perdu ses illusions sur l’abbé Boullan, soulève un coin du voile, écrivant dans la préface du volume de M. Jules Bois, <em>Le Satanisme et la Magie</em> (Paris, Léon Chailley, 1895, in-8) :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">« <em>Tel ce chanoine Docre, dont le profil apparaît quelquefois dans la vitrine d’un photographe qui fait le coin de la rue de Sèvres et de la place de la Croix-Rouge. Celui-ci a constitué, en Belgique, un clan démoniaque de jeunes gens.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Il les attire par la curiosité d’expériences qui ont pour but de rechercher “les forces ignorées de la nature”, car c’est l’éternelle réponse des gens acculés, pris en flagrant délit de Satanisme ; puis il les retient par l’appât des femmes qu’il hypnotise et par l’attrait de plantureux repas ; et, peu à peu, il les corrompt et les perturbe avec des aphorismes qu’ils absorbent, sous forme de noix confites, au dessert ; enfin quand le néophyte est mûr, lié et sali par de réciproques sévices, il le lance en plein sabbat, le mêle à la troupe de ses horribles ouailles</em>. »</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Huysmans se montre à la fois plus précis et plus véridique. Tout le bric-à-brac romantique des souris blanches, des poissons gavés de Saintes Espèces, a disparu, remplacé par de plantureux repas où des femmes faciles tiennent leur place et jouent leur rôle. La mort de l’abbé Boullan, survenue en janvier 1893, et la connaissance de ses papiers, ont rendu plus circonspect le crédit qu’il accordait à ses propos, puis n’a-t-il pas fait le pas décisif qui, à jamais, l’avait débarrassé des obsessions démoniaques trop longtemps subies ? Envoyé à Notre-Dame d’Igny par l’excellent abbé Mugnier, il s’y est confessé et a communié (se reporter au délicieux petit volume de l’abbé Mugnier <em>J.-K. Huysmans à la Trappe</em>, Paris, Le Divan, 1927, in-16. Perdue au fond des bois, sur les confins de l’Aisne et de la Marne, la Trappe-d’Igny fut détruite en 1915 par les Allemands, lors de leur retraite sur la Vesle. Le hasard avait voulu que le Dr René Dumesnil y ait eu auparavant son ambulance, hasard heureux auquel nous devons la publication d’un précieux volume cher à tous les Huysmansiens <em>La Trappe d’Igny ; Retraite de J.-K. Huysmans</em>, Paris, Morancé, 1923, in-8, avec des bois de P.-A. Bourroux. Les bâtiments ont été reconstruits en 1929, et l’ancienne Trappe, fondée en 1137 par saint Bernard, est remplacée, aujourd’hui, par un couvent de Moniales cisterciennes, venues de Laval.).</p>
<p style="text-align: justify;">Le chanoine Van Ecke ou Van Arche il suffit d’une mauvaise plume pour déformer un nom propre mort sans doute depuis longtemps, aurait été, à Bruges, chapelain de la congrégation du Précieux-Sang. (N’est-ce pas confondre avec Boullan ?) Il appartient à un de nos amis de Belgique de faire sur place sur ce prêtre, peut-être coupable, peut-être calomnié, sans doute très innocent des crimes qui lui furent imputés, des recherches dont se réjouiraient tous les lecteurs de Là-Bas. Pour mon compte, je me suis malheureusement borné à voir, venant de Huysmans, un des mille souvenirs dont Gustave Boucher fit argent, la photographie qui, au carrefour de la Croix-Rouge, avait éveillé la curiosité d’une femme.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est une carte-album que le temps n’a pas jaunie. Le chanoine paraît avoir visiblement plus que les quarante ans que lui prête le roman et ne répond nullement au portrait qu’en trace Huysmans dans la description de son imaginaire messe noire. Au-dessus d’un rochet de fine dentelle, la tête, que couronnent des cheveux presque blancs, est belle et trahit la race, le front est large, le regard seul peut sembler énigmatique. L’homme d’Église apparaît, très calme, ne posant pas devant l’objectif du photographe, un peu distant et ne pouvant être confondu avec les prêtres habitués, à la recherche d’une messe, dont les soutanes élimées et roussies par l’usage et les intempéries balaient les trottoirs aux alentours de Saint-Sulpice, mais rien ne trahit le mauvais prêtre. On est loin de Là-Bas, on songe plutôt à quelque prélat du XVIIIe siècle, de l’entourage du cardinal de Rohan, qui, comme lui, aurait fréquenté Cagliostro et assisté à ses cures merveilleuses ; peut-être à une tenue solennelle où le Comte pour rire tenait le marteau du vénérable.</p>
<p style="text-align: justify;">Cela suffirait à le rendre suspect aux catholiques du XXe siècle, mais au XVIIIe n’avait aucune importance.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>PIERRE DUFAY</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Mercure de France</em>, 1935/03/15 (T258, N882).</p>
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		<title>Vintras, Boullan et la Religion du Carmel</title>
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		<pubDate>Fri, 07 Sep 2012 10:44:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tau Heliogabale</dc:creator>
				<category><![CDATA[Gnose]]></category>

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		<description><![CDATA[I. Vers le milieu du XIXe siècle, un homme que Stanisla [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;"><strong>I.</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Vers le milieu du XIXe siècle, un homme que Stanislas de Guaita qualifie de grandiose aventurier, se fit l&rsquo;apôtre d&rsquo;une secte religieuse des plus extraordinaires, au double point de vue de l&rsquo;orientation morale et des pratiques cultuelles.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Nous avons nommé Eugène Vintras, en religion Pierre Michel, réincarnation du prophète Élie, et grand prêtre des Frères de la Miséricorde, autrement dit de l&rsquo;Église du Carmel.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Nous tenons tous les détails biographiques que nous allons consigner ici de l&rsquo;abbé Boullan, qui fut le prétendu continuateur de Vintras. On verra plus loin pourquoi cette réserve.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Eugène Vintras était né à Bayeux, en 1807, d&rsquo;une modeste ouvrière, qui mourut, avant qu&rsquo;il eût franchi les limites de la première enfance. Élevé aux frais de la charité publique, il entra, à l&rsquo;âge de douze ans comme apprenti, chez un tailleur de Chevreuse. De Chevreuse, il se rendit à Paris, pour achever de se perfectionner dans l&rsquo;art de la coupe et de l&rsquo;assemblage.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">À vingt ans, il épouse une petite lingère, mais les diverses entreprises commerciales qu&rsquo;il tente à Paris échouent piteusement. Force lui est d&rsquo;abandonner la capitale, et de venir prendre à Tilly-sur-Seulles la gérance d&rsquo;une fabrique de cartons.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">L&rsquo;année 1830 marque une phase importante dans la vie de Vintras. C&rsquo;est l&rsquo;année où il fut missionné par l&rsquo;Archange Saint-Michel, pour appeler les peuples au salut et prêcher l&rsquo;Évangile de Miséricorde.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Il eut vers cette époque une série d&rsquo;apparitions dont l&rsquo;abbé d&rsquo;Orelle, curé de Montlouis, nous a transmis la relation très fidèle, dans un ouvrage, intitulé le <em>Livre d&rsquo;Or</em>.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Vintras exerçait, d&rsquo;après tous ceux qui l&rsquo;ont connu – d&rsquo;après l&rsquo;abbé André lui-même qui requit plus tard contre lui les foudres de l&rsquo;Église romaine – une puissance de fascination, qu&rsquo;on ne peut comparer qu&rsquo;à celle du P. Enfantin.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">En 1843, le Pontife du Carmel fut traduit en police correctionnelle et condamné à cinq ans de prison. Escroquerie ! dit le libellé de la sentence. Les disciples n&rsquo;en croient pas moins à la complète innocence du Maître. Au fait, ils ont peut-être raison. La justice humaine nous a assez souventefois donné preuve de sa faillibilité.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Ce qui est certain, c&rsquo;est que c&rsquo;est durant ses jours de prison passés, partie à Caen partie à Rennes, qu&rsquo;il obtint du Ciel les grâces les plus signalées, selon l&rsquo;expression de Boullan.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">De retour à Tilly-sur-Seulles, il ne tarde pas à recevoir par l&rsquo;influx direct du Christ sa consécration au Ministère d&rsquo;Élie. Or, ceci se passa dans la nuit de l&rsquo;Ascension de l&rsquo;année 1850, 8-9 mai ; sept prêtres et de nombreux laïques reconnaissent et sanctionnent cette faveur céleste. Vintras confère ensuite le sacerdoce à Mme d&rsquo;Armaillé, en qui il salue la Jeanne d&rsquo;Arc des temps nouveaux.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Dès lors Vintras perdra, pour ses disciples, sa personnalité civile. Il s&rsquo;appellera tantôt Strathanaël, tantôt Pierre-Michel ou Élie. Vintras est mort en lui à tout jamais !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Cependant le clergé catholique et la police se sont émus. Vintras coupe court à d&rsquo;ennuyeuses poursuites en passant la frontière belge. De là, il se rend à Londres, où viennent le rejoindre ses plus dévoués disciples. Il y fait un séjour de douze années puis revient en France dont il parcourt les grandes villes, y semant le bon grain, y appelant les âmes au salut par la Miséricorde. Il visite successivement l&rsquo;Espagne, l&rsquo;Italie, et vient se fixer définitivement à Lyon, où il meurt le 7 décembre 1875 (cf. Notre étude parue dans la <em>Nouvelle Revue</em> du 15 février 1902, le Quiétisme et ses divers Avatars).</span></p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;"> </span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;"><strong>II.</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Dans les notes de Boullan, nous lisons que des miracles suivirent le grand événement de 1850. Malheureusement rien ne nous dit en quoi consistèrent ces miracles. Le plus grand fut à coup sûr de voir ce simple ouvrier, manquant de lettres au premier chef, pris soudain d&rsquo;une fièvre de production qui lui fit écrire ou dicter en quelques années des monceaux de volumes et de brochures. Tout cela débordant d&rsquo;un voluptueux mysticisme, haché, heurté, bizarre, apocalyptique, mais coupé çà et là de curieuses et poétiques envolées.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Ce même petit village de Tilly-sur-Seulles, où l&rsquo;apôtre du Carmel avait trouvé l&rsquo;assurance du pain quotidien, — village illustré depuis par les visionnaires de 1896, — fut le théâtre des premières manifestations ecclésiales du vintrasisme. Entouré de ses fidèles adeptes, qu&rsquo;il intitulait les Fils de la Miséricorde, Vintras y célébrait en un modeste réduit un office, qui, si l&rsquo;on en croit les déclarations assez suspectes d&rsquo;Alexandre Geoffroy, exigeait que l&rsquo;officiant et les assistants fussent complètement dévêtus. S&rsquo;il en était ainsi, le culte carmélien rénovait purement et simplement les cérémonies de la Gnose de Markos. Mais un livre fort curieux, récemment publié, par M. Esquirol, <em>Cherchons l&rsquo;hérétique</em>, et excellemment documenté, malgré son allure plaisantine, ne souille pas mot au sujet de cet office adamite.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Ce qui paraît moins discuté, ce sont les faits étranges qui se passaient au cours des cérémonies et qui reproduisaient presque identiquement les mystères de la liturgie markosienne.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">« <em>Des dessins bizarres, dit St. de Guaita dans son Temple de Satan, et des symboles inconnus apparaissent en caractères de pourpre sur des hosties immaculées quelques instants auparavant ; un vin délicieux ruisselait dans les calices devant nombre de témoins, sans trêve, renouvelés ; d&rsquo;un tableau représentant une descente de croix le sang s’écoulait rouge et vivant, à la grande surprise des magistrats chargés d&rsquo;une enquête</em> ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Nous ayons eu entre tes plains le Rituel du saint sacrifice. Les prières en sont d&rsquo;une forme très pure, très élevée. Nous y trouvons cette même fougue mystique qui caractérise tous les écrits de Vintras. Si la pensée, du Pontife carmélite s&rsquo;égara parfois en une malsaine et unisexuelle sentimentalité, ce n&rsquo;est point dans sa liturgie qu&rsquo;il faut chercher ces folles divagations. Voyons plutôt ses lettres, celles notamment qu&rsquo;il adressait à Jehoraël (Geoffroy, de son nom profane), son disciple de prédilection, celui-là même qui devait devenir son Iscariote, et qui formula contre lui de si terribles accusations :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">« <em>Mon tout aimé Jého lorsque, mes affections cherchent les tiennes, tout est en feu, et je suis près de toi, et je plonge alors dans une mer de flammes, dont chaque lame est une vague bouillante. Les jouissances célestes, nous voyant dégagés de nos sens et de leurs rudesses, descendent sur nous ; elles nous enivrent d&rsquo;une sainte volupté !</em> » (<em>Temple de Satan</em>)</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Comme littérature, ce n&rsquo;est pas sensiblement inférieur au Cantique des cantiques, niais, c&rsquo;est plus immoral, étant donné le sexe de l&rsquo;Aimé. Nous voulons croire néanmoins qu&rsquo;en matière d&rsquo;inversion Pierre-Michel ne franchit pas les bornes d&rsquo;un décent platonisme. Toujours est-il qu&rsquo;il fit un nombre considérable de prosélytes. Plusieurs d&rsquo;entre eux furent recrutés au sein du clergé catholique. Bornons-nous à citer l&rsquo;abbé Charvoz, le théologien Madrolle, et l&rsquo;abbé Léopold Baillard.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">À ces recrues il faut ajouter le Dr Soudan, qui fut consacré prélat de la petite église.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Vers 1876, un groupe carmélien existait à Rouen, assez sérieusement constitué. Notre ami Lessard, le vaillant directeur de la revue les Temps Meilleurs, se souvient d&rsquo;avoir assisté en cette ville, à une cérémonie où l&rsquo;officiant portait une chasuble rouge avec la croix sur la partie qui recouvre l&rsquo;abdomen, symbole de la crucifixion du phallus. Les assistants y firent la communion sous les trois espèces du pain, du vin et du feu. Cette dernière consistait en un fragment d&rsquo;hostie roussi à la flamme d&rsquo;un cierge.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Un temple vintrasien exista longtemps au quartier Montplaisir, à Lyon. C&rsquo;est là que le Pontife de la Miséricorde se plaisait plus particulièrement à officier, ayant pour acolytes un M. Soidekerck, ancien chasublier, et S. A. R. le Duc de Parme. L&rsquo;oratoire était tendu de draperies de pourpre, et au fond, dans une mystérieuse pénombre se dressait l&rsquo;autel où avait lieu le sacrifice provictimal de Marie (cf. Jules Bois, <em>Petites Religions</em>, pag. 128).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Il a été publié par Gaston Méry, dans son ouvrage sur la voyante et les apparitions de Tilly-sur-Seulles, ce que M. Souleillon appelle une contrefaçon de la photographie authentique de Pierre-Michel. On a placé dans les mains du prophète une espèce de sceptre surmonté d&rsquo;une main dont le pouce et le petit doigt sont levés et les doigts intermédiaires fermés. Il semble que l&rsquo;auteur ait voulu faire une sorte de compromis entre le vrai Vintras et l&rsquo;abominable caricature que reproduit le <em>Temple de Satan</em>. Nous sommes heureux de pouvoir, grâce à la complaisance de M. Souleillon, offrir à nos lecteurs la reproduction fidèle de la véritable photographie (Cf. Alexandre Erdan, la <em>France Mystique</em> et Eliphas Lévi, <em>Histoire, de la Magie</em>).</span></p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;"> </span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;"><strong>III.</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Avec Boullan, nous nous heurtons à un inextricable problème. La matière est d&rsquo;ailleurs si délicate, et les arguments les plus contradictoires, les témoignages les plus opposés se superposent et s&rsquo;enchevêtrent de telle façon que force nous sera de laisser à nos lecteurs le soin de conclure.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">En 1876, un an, par conséquent, après la mort de Vintras, un docteur en théologie, qui avait longtemps dirigé les <em>Annales de la sainteté</em>, et qui avait eu l&rsquo;occasion de tâter à Rome du régime pénitentiaire de l&rsquo;Inquisition, pour des faits sur la nature desquels on est mal renseigné, vint à Lyon et se déclara le continuateur et le successeur légitime de l&rsquo;Apôtre du Carmel. C&rsquo;était l&rsquo;abbé Boullan.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Le Maître s&rsquo;étant donné comme la réincarnation du prophète Élie, le disciple ne voulut point trop déchoir et déclara qu&rsquo;il était Jean-Baptiste ressuscité.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Mais comme, il arrive toujours le disciple exagéra la doctrine du Maître.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">« <em>C&rsquo;est par un acte d&rsquo;amour coupable que la chute édénale s&rsquo;est effectuée, c&rsquo;est par des actes d&rsquo;amour religieusement accomplis que peut et doit s&rsquo;opérer la rédemption</em>. » Tel est le fond de l&rsquo;élastique morale du nouveau Jean-Baptiste. On juge jusqu&rsquo;où elle peut conduire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Il s&rsquo;est du reste chargé lui-même de nous indiquer les deux modes sous lesquels doit opérer cette universelle médication amoureuse. Nous devons nous unir aux êtres supérieurs pour monter ; c&rsquo;est ce qui constitue l’<em>union de sagesse</em>. Nous devons nous unir aux êtres inférieurs pour les réparer c&rsquo;est ce qui produit l’<em>union de charité</em>.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">« <em>Hors des unions, point de salut : tous les hommes dans la secte possèdent toutes les femmes et réciproquement. Ce communisme de l&rsquo;Amour fait partie intégrante de la Religion ; l&rsquo;autel est un lit ; l&rsquo;hymne saint, un chant d&rsquo;universel épithalame ; le baiser est un acte sacerdotal et qui s&rsquo;étend à tous les êtres ; il se multiplie en s&rsquo;épanouissant, comme une fleur vivace à travers toutes les sphères concentriques des natures visibles et invisibles.</em> » (<em>Temple de Satan</em>)</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Pour Boullan, «<em> l&rsquo;amour vrai approche tout, justifie tout, sanctifie tout. </em>» Ne croirait-on pas entendre comme un écho renforcé de la Voix de Desmarets de Saint-Martin ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Les réunions cultuelles du néo-vintrasisme avaient lieu dans la maison d&rsquo;un architecte lyonnais, qui avait été fanatisé par le verbe suggestif de Bouilan.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Boullan avait en effet comme son maître, mais à un degré moindre, le don de la fascination. Il nous souvient de l&rsquo;avoir rencontré une fois à Paris et d&rsquo;avoir échangé quelques mots avec lui. Nous entendons encore cette parole sibylline, et nous voyons encore ce regard de feu qui semblait fouiller dans notre pensée.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Un point nous paraît devoir être élucidé ayant tout. Boullan fut-il, qui ou non, le successeur légitime et reconnu de Vintras ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">M. Souleillon, hiératiquement désigné sous le vocable de Pontife de Sagesse, actuellement fixé à Tilly-sur-Seulles qui a assidûment fréquenté Vintras pendant vingt-sept ans, nous a déclaré que Boullan n&rsquo;est pas même un vulgaire dissident ; il est selon lui, complètement étranger à la Religion du Carmel.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">C&rsquo;est à Bruxelles que Vintras reçut sa visite, mais jamais, au grand jamais, il ne lui confia aucune mission.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">En 1876, Boullan se rend à Lyon et va trouver Souleillon, qui venait d&rsquo;y fixer sa résidence. Il lui déclare, sur la foi d&rsquo;une vision, qu&rsquo;il est Jean-Baptiste, successeur d&rsquo;Élie. Souleillon lui ayant manifesté quelque méfiance sur la véracité de ses dires, Boullan promit d&rsquo;apporter des preuves. Souleillon ne le revit plus.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Boullan n&rsquo;en fut pas moins assez bien accueilli par plusieurs frères de la Miséricorde ; c&rsquo;est vraisemblablement avec leur appui qu&rsquo;il parvint à organiser son église.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Souleillon insiste avec la dernière véhémence sur les audacieux mensonges de Boullan, qui n&rsquo;est pour lui qu&rsquo;un imposteur. Pierre-Michel n&rsquo;a pas et ne pouvait avoir de successeur. Lui, Souleillon, et ses amis ne sont que ses collaborateurs. Il n&rsquo;y a pas de hiérarchie, pas de primauté dans la religion du Carmel. Il n&rsquo;y a pas non plus de sanctuaire spécial. La maison du dernier disciple devient un temple, quand il le faut. La vêture sacerdotale se compose d&rsquo;une robe blanche avec manteau bleu ou rouge, ou d&rsquo;une robe rouge avec manteau blanc, selon la nature de l&rsquo;office qu&rsquo;on célèbre. Les disciples n&rsquo;ont pas de noms spéciaux, mais des titres qui sont en rapport avec la vertu qu&rsquo;ils se proposent de pratiquer plus spécialement. De là des pontifes de Sagesse, de Piété, de Ferveur, de Mansuétude, de Miséricorde, etc., etc.</span></p>
<p><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;"> </span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;"><strong>IV.</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Mais que Boullan ait été ou non missionné par Vintras, qu&rsquo;il soit un imposteur plus ou moins audacieux, c&rsquo;est un point de minime importance au regard des horreurs, des actes de révoltant sadisme, des immondes promiscuités que lui attribue Stanislas de Guaita, dans son <em>Temple de Satan</em>. On a vu plus haut à quels lamentables écarts de langage se laissait aller le nouveau Pontife du Carmel à propos de ses « unions de charité. » Mais des paroles aux actes, il y a loin parfois. Et d&rsquo;ailleurs, ces doctrines même mises en pratique n&rsquo;ont rien de commun avec les actes monstrueux qui sont prêtés à Jean-Baptiste.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Certes, nous ne suspectons pas la bonne foi de Guaita, mais ce délicat écrivain, ce profond penseur qui se doublait d&rsquo;un exquis poète, a parfaitement pu être induit en erreur. Nous savons en effet que c&rsquo;est sur les déclarations du brave Oswald Wirth chargé par de Guaita d&rsquo;une enquête à ce sujet, que ce dernier écrivit son livre. Or Wirth n&rsquo;a jamais assisté à aucun office, à aucune manœuvre goëtique.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Sa documentation tout entière se base sur le témoignage très discutable d&rsquo;une pauvre hystérique, que nous vîmes nous-mêmes à Lyon, et qui nous tint un langage diamétralement opposé.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Le réquisitoire de Stanislas de Guaita devient, de ce chef, singulièrement caduc.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Examinons maintenant les témoignages à décharge.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">C&rsquo;est d&rsquo;abord celui de Jules Bois. Voici ce qu&rsquo;il dit dans ses <em>Petites Religions</em> : « En fait, M. Huysmans me l&rsquo;a conté et j&rsquo;ai pu vérifier ces faits, il soulagea des âmes tourmentées de satanisme, guérit des possédés et même dès bestiaux, enleva comme avec la main des dilatations d&rsquo;estomac, et à l&rsquo;aide de bougies et de sel, empêcha très souvent le fil des tisseurs de se passer. » Tout cela n&rsquo;est guère l&rsquo;œuvre d&rsquo;un homme tourmenté de magie noire et voué aux pratiques immondes.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Quant aux unions de charité dont parlait Boullan, J. Bois croit qu&rsquo;il ne s&rsquo;agissait là que de ces sortes de mariages mystiques si chers à sainte Thérèse et à Marie d&rsquo;Agreda.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Un autre témoignage en faveur de l&rsquo;inculpé, c&rsquo;est celui de Mme Lucie Grange, l&rsquo;éminente directrice du journal la <em>Lumière</em> qui le compta longtemps parmi ses collaborateurs. Pour elle, le récit du <em>Temple de Satan </em>est un tissu de mensonges. Elle est allée à Lyon, très prévenue contre Boullan, mais elle a rapidement conclu qu&rsquo;il n&rsquo;était rien moins que sataniste. Il n&rsquo;envoûtait personne, c&rsquo;est lui au contraire qu&rsquo;on envoûtait. Il était, ajoute-t-elle, d&rsquo;esprit tout divin. Elle reconnaît cependant que pour exprimer certaines vérités d&rsquo;un ordre délicat, il employait volontiers les mots crus, qui pouvaient donner le change sur la nature de ses intentions&#8230;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Elle a du reste assisté à un office carmélien, mais il ne s&rsquo;y est rien passé, que de très convenable.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Nous allons donner maintenant la parole à l&rsquo;accusé.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">En 1892, nous lui écrivîmes en vue d&rsquo;obtenir de lui quelques éclaircissements sur le Credo et le Rituel de la Religion du Carmel.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Les lettres, au nombre de quatre, portent sa signature profane Dr J. A. Boullan, soulignée de son monogramme mystique J. B. qu&rsquo;accompagne le triple Tau, surmonté du sceptre augural. Voici ce qu&rsquo;il dit, dans la plus intéressante, celle qui est datée du 25 juillet 1892 :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">« <em>Les calomnies dirigées contre moi ont ouvert des yeux qui préfèrent la vérité au mensonge, et à Paris, on commence à se rendre compte où est le danger&#8230; Il n&rsquo;y a pas sûr terre quelqu&rsquo;un qui soit plus en opposition que je le suis à la puissance du mal, je n&rsquo;en veux à aucun prix et je la combats partout. C&rsquo;est de là qu&rsquo;ont trouvé une base les calomnies dont j&rsquo;ai eu et j&rsquo;ai encore à souffrir. Mais la calomnie est comme tout mal et toute maladie, chose guérissable. Il suffit d&rsquo;avoir le courage de la souffrir et elle est vaincue !</em> »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">D&rsquo;après ce qu&rsquo;on vient de lire, Boullan est donc un calomnié, c&rsquo;est aussi un résigné.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Une importante observation doit équitablement s&rsquo;ajouter au faisceau des témoignages à décharge, c&rsquo;est que ni Souleillon, ni Breton, qui furent ses adversaires, sinon ses ennemis, qui n&rsquo;hésitent pas à le considérer comme un imposteur, ainsi qu&rsquo;on l&rsquo;a vu plus haut, n&rsquo;apportent rien dans les lettres très explicatives, qu&rsquo;il nous put adressées, rien, rien absolument qui ressemble à un écho, même affaibli, des monstrueuses accusations du <em>Temple de Satan</em>.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Nos lecteurs ont en main toutes les pièces du procès. À eux maintenant de prononcer le verdict.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;"> </span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;"><strong>V.</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">À s&rsquo;en rapporter à Jules Bois, à J. K Huysmans, au peintre Lauzet et à maints autres témoins oculaires et auriculaires, Boullan aurait passé une partie de son existence à se colleter avec d&rsquo;invisibles ennemis. Ils ont vu, les uns et les autres, sur différentes parties de son corps les marques indiscutables des coups qu&rsquo;il recevait dans l&rsquo;ombre.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Huysmans nous dit avoir gardé de ces abracadabrants Waterloos les souvenirs les plus étourdissants</span><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">« <em>Les envoûteurs se vengeaient en ne le laissant jamais tranquille. Il me montra sa jambe traversée jusqu&rsquo;à l&rsquo;os par des effluves sataniques, et les balles des pistolets fluidiques avaient creusé davantage encore son ascétique poitrine !</em> » (J. Bois, <em>les Petites Églises</em>).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Les sceptiques accueilleront certainement ces détails avec des haussements d&rsquo;épaules, mais les catholiques qui acceptent les récits de la vie du curé d&rsquo;Ars, ne sauraient, sans là plus surprenante des inconséquences, révoquer en doute les luttes de Boullan contre le Malin.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Peut-être est-ce au fort de quelqu&rsquo;une de ces terribles batailles qu&rsquo;il succomba.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Le fait est qu&rsquo;il rendit l&rsquo;âme à l&rsquo;issue de sa hiérurgie, entre les mains de ses fidèles disciples, sans que les médecins se soient nettement prononcés sur la nature du mal qui le terrassa.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Ainsi finit dans le mystère, celui dont l&rsquo;existence se déroula à travers une série de troublants problèmes, qui ne seront peut-être jamais complètement résolus.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;"><strong>Fabre Des Essarts</strong>. <em>Les Hiérophantes, études sur les fondateurs de religions depuis la Révolution jusqu&rsquo;à ce jour</em>, 1905, pages 257-273.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.heliogabale.org/wp-content/uploads/2012/09/vintras1.jpeg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4597" title="vintras1" src="http://www.heliogabale.org/wp-content/uploads/2012/09/vintras1-257x300.jpeg" alt="" width="257" height="300" /></a></p>
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		<title>Une mise au point concernant l’Église Gnostique Chaote</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Jan 2012 17:17:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tau Heliogabale</dc:creator>
				<category><![CDATA[Manifestes]]></category>

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		<description><![CDATA[« Vous n’ajouterez rien à ce que je vous prescris et vo [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: right;">« <em>Vous n’ajouterez rien à ce que je vous prescris et vous n’en retrancherez rien </em>» (Deut. 4.2).</p>
<p style="text-align: justify;">Si, par le passé, l’Église Gnostique Chaote a diffusé plusieurs manifestes définissant les bases de sa mission et de son mode de fonctionnement, afin d’offrir un fil directeur à celles et ceux qui exprimeraient le désir de nous rejoindre, aujourd’hui, il nous semble plus que nécessaire d’exprimer plus explicitement certaines « vérités » que nous n’avons pas formulées ailleurs.</p>
<h1 style="text-align: justify;">Qu’est-ce que l’Église Gnostique Chaote ?</h1>
<p style="text-align: justify;"> L’E.G.C. est née d’une idée et est l’expression d’un profond désir de constituer un cadre fraternel et opératif pour ceux et celles qui ont un désir sincère de travailler dans la Voie gnostique.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle représente l’un des derniers surgeons des églises gnostiques et apostoliques dérivant de Monseigneur Vilatte en passant par les lignages Ambelain – Mauer – Jirousek – Duez (un bref historique est donné en annexe ou peut être consulté sur internet). En ce sens, elle se pose comme héritière d’une filiation qu’elle respecte fraternellement dans l’unité de l’église – le terme « église » devant être compris dans son sens premier de communauté des fidèles.</p>
<p style="text-align: justify;">L’E.G.C. est triple en nature : gnostique par sa profonde conviction en la doctrine spirituelle de la Gnose ; apostolique car dans la lignée ininterrompue des apôtres ; chaote car rejetant toute hiérarchie, toute soumission à une autorité autre que celle de l’Esprit Saint.</p>
<h1 style="text-align: justify;">Quelle est sa structure ?</h1>
<p style="text-align: justify;">L’E.G.C. fonctionne sur un principe simple : la liberté et l’indépendance absolue de ses membres.</p>
<p style="text-align: justify;">L’E.G.C. n’est en effet dirigée par aucun patriarche, aucune matriarche, aucun synode exécutif, aucun collectif empourpré. L’E.G.C. est une communauté ne possédant aucune structure administrative, financière, dogmatique ni hiérarchique.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le sens donné par Tau Jean Huss et Tau Simon Pierre II : il y a « <em>abrogation des ordres mineurs et majeurs qui sont fondus en un seul ordre, celui d’évêque gnostique. Jugeant inutile et perverse la multiplication des ordres et désirant revenir à la simplicité des Évangiles primitifs, nous instituons donc l’épiscopat comme seul et unique médium de l’Esprit Saint avec toutes les charges apostoliques qui s’y rapportent : l’exorcisme, les soins aux malades, la propagation de la Gnose, l’enseignement et la garde des Saintes Écritures gnostiques</em> ». Bien que l’ensemble des ordres puisse être conféré individuellement, chose laissée à l’appréciation de chacun, nous privilégions la transmission de l’Esprit Saint de manière simple et cardiaque.</p>
<p style="text-align: justify;">En entrant dans l’E.G.C., les nouveaux évêques sont dotés des mêmes prérogatives, droits et obligations. Tous les « pouvoirs » apostoliques sont transmis dans l’intention de laisser l’Esprit Saint souffler au travers de nous. Les droits sont ceux offerts par la transmission apostolique. Les devoirs sont ceux prescrits par la mission apostolique confiée aux nouveaux membres.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous le répétons : tous les évêques sont libres, indépendants. Ils ne relèvent que d’eux-mêmes et de leur relation avec l’Esprit Saint. Nul ne peut se prévaloir d’une quelconque autorité morale, spirituelle, hiérarchique ou dogmatique sur ses sœurs et ses frères évêques de l’E.G.C. Il n’y a pas, répétons-le, de patriarche, mais nous respectons les patriarches des églises dont nous dérivons, ainsi que ceux des autres églises gnostiques, mais nous refusons de leur reconnaître une autre qualité que celle de véhicule de l’Esprit Saint. <strong>Un évêque issu de nos rangs ou se revendiquant de l’E.G.C. et qui imposerait son autorité à d’autres personnes reçues par lui ou par d’autres serait ipso facto, par lui-même et ses actes, exclus de l’E.G.C.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Après sa résurrection le Christ dit à ses disciples présents dans la chambre haute : « <em>La paix soit avec vous ! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie</em> ». Il est encore écrit : « <em>Après ces paroles, il souffla sur eux, et leur dit : Recevez le Saint-Esprit. Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés ; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus </em>» (Jean 20.21-23).</p>
<p style="text-align: justify;">Le jour de Pentecôte, le Saint-Esprit descendit avec un bruit puissant accompagné de feu divin qui enflamma la langue de tous ceux qui étaient présents. Ils furent alors purifiés par le feu divin et ils purent ainsi exprimer le Verbe dans la puissance du Saint-Esprit.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, l’E.G.C. pourrait être plus clairement définie comme une confédération d’évêques libres et indépendants associés pour une durée indéterminée, mais ne se reconnaissant aucune obligation conventuelle autre que celle que leur cœur leur dicte.</p>
<h1 style="text-align: justify;">Comment devenir membre ?</h1>
<p style="text-align: justify;">En exprimant le souhait de nous rejoindre.</p>
<p style="text-align: justify;">L’E.G.C. n’est ni élitiste ni sectaire. Ses évêques sont libres de conférer le sacre épiscopal à ceux qui en expriment le désir, le reste ne dépend que de l’Esprit qui souffle là et quand Il le veut.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous ne sommes pas prosélytes. Nous ne cherchons pas à convaincre qui que ce soit. Le désir de se voir conférer la dignité épiscopale relève d’un cheminement individuel qu’il ne nous appartient pas de juger.</p>
<p style="text-align: justify;">Cela dit, que les choses soient claires, nous n’acceptons pas toutes les demandes simplement parce qu’elles sont exprimées. Une consécration ne pourra jamais se faire qu’après un minimum de rencontres de personne à personne ; il est important que nous apprenions à nous connaître afin d’éviter toute déconvenue future.</p>
<p style="text-align: justify;">L’E.G.C. accepte pleinement le principe exposé par la déclaration apostolique et gnostique : « <em>Tout homme et toute femme de désir peuvent se voir conférer la charge épiscopale. Le but étant de transmettre l’Esprit Saint à tous les enfants du Plérome perdus en ce monde, nous entendons, nous les dépositaires de la succession de l’Esprit-Saint, ne jamais refuser la consécration à qui que ce soit</em>. »</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, en tant que corps apostolique indépendant nous demandons au minimum deux prérequis aux futurs membres :</p>
<p style="text-align: justify;">-       avoir 18 ans accomplis ;</p>
<p style="text-align: justify;">-       être en syntonie avec notre cadre tel qu’il est défini ici.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’E.G.C. accepte donc toute personne sans distinction de sexe, de race, de préférence sexuelle, d’origine sociale et de fortune. Nous acceptons également les personnes ayant un casier judiciaire ou considérées comme de « mœurs douteuses ».  </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, l’E.G.C. ne requiert aucuns frais, aucune indemnité, aucune cotisation. Nous transmettons gratuitement ce qui nous a été confié gratuitement. <strong>Un évêque issu de nos rangs, ou se revendiquant de l’E.G.C., qui pratiquerait la simonie serait ipso facto, par lui-même et ses actes, exclu du corps de notre église</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Quitter l’église est facile puisqu’aucune structure légale ou administrative ne lie ses membres. Si les liens du cœur et de l’esprit, de la fraternité et de l’amitié sont indissolubles, un membre qui ne se sentirait plus en syntonie avec ses sœurs et ses frères de l’E.G.C. est libre de s’en détacher quand il le veut.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous ne rejetons jamais aucune sœur ou frère de l’E.G.C. sauf dans les cas de manquement grave aux principes exposé ici. Ceux-là, cependant, ne sont ni exécrés ni excommuniés, ils partent naturellement et il leur est simplement demandé de ne plus se référer à l’E.G.C. ni de s’en réclamer.</p>
<h1 style="text-align: justify;">Les rituels de l’E.G.C. sont-ils secrets ?</h1>
<p style="text-align: justify;">La cérémonie de consécration épiscopale est réalisée dans l’esprit de l’Evangile selon Mathieu : « <em>Vraiment je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel. Oui vraiment je vous le dis : si deux d&rsquo;entre vous sur la terre s&rsquo;entendent pour demander quelque chose, ils l&rsquo;obtiendront de mon Père qui est aux cieux. Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d&rsquo;eux </em>» (Mathieu, 18, 20).</p>
<p style="text-align: justify;">L’intention et le cœur seuls importent dans le cadre d’une cérémonie qui est réalisée dans l’esprit de ce qui nous fut transmis.</p>
<p style="text-align: justify;">Rien n’est secret, tout est disponible sur nos sites, dans nos écrits et dans ceux de ceux qui nous ont précédés (voir <a href="http://www.heliogabale.org/">http://www.heliogabale.org/</a>).</p>
<p style="text-align: justify;">L’E.G.C. n’est pas, et ne se veut pas, conventicule para-maçonnique ; il n’y a ni secret, ni progression initiatique, ni test ; tout y est exprimé clairement et sans malice.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Enfin, tout membre reçu au sein de l’E.G.C. ou s’en réclamant et vendant nos rites et cérémonies comme choses secrètes monnayables est ipso facto exclu, par lui-même et ses actes, de l’église.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<h1 style="text-align: justify;">Quels sont les enseignements de l’E.G.C. ?</h1>
<p style="text-align: justify;">Nous n’offrons aucun cours, aucun cursus, aucune formation. Bien sûr, nous partageons notre humble savoir, mais en aucun nous n’avons de corpus doctrinal spécifique à enseigner. Nous avons émis un <em>Cérémonial</em> reprenant les divers rites et prières usuels, il appartient à tous – qu’ils soient membres ou non – de les étudier, de les méditer, de les adapter à leurs propres pratiques.</p>
<p style="text-align: justify;">À ceux qui demandent à nous rejoindre, nous conseillerons certaines lectures, mais nous ne demandons aucune connaissance spécifique – nul besoin de parler le latin, l’hébreu biblique, l’énochien ; nulle preuve d’une maîtrise dans un domaine particulier n’est nécessaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous invitons nos membres à étudier et à approfondir leurs connaissances des Écritures, des textes gnostiques et de tous les mouvements mystiques ayant une influence sur notre propre communauté.</p>
<h1 style="text-align: justify;">Quelles sont les cérémonies de l’E.G.C. ?</h1>
<p style="text-align: justify;">Nous paraphraserons ici la déclaration apostolique et gnostique de nos Frères Tau Jean Huss et Tau Pierre II :</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Institution des trois cérémonies originelles : le baptême, la fraction du pain et la transmission de l’Esprit Saint.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Le <strong>baptême</strong> : le baptême est donné par immersion dans l’eau, soit froide soit chaude soit tempérée. S’il n’y a pas de quantité suffisante, une simple aspersion suffit. Le baptême est donné exclusivement “Au Nom du Père, du Fils et de l’Esprit Saint”. Le baptême fait entrer définitivement l’homme ou la femme au sein de la Communauté. Nulle confirmation n’est nécessaire. Le baptême ne lave d’aucun péché puisqu’aucun péché originel n’existe à nos yeux.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>La <strong>Fraction du Pain</strong> : elle se fera selon l’usage par la bénédiction préalable du pain et du vin et leur distribution, sans autre forme cérémonielle, lors d’agapes fraternelles le dimanche après récitation du Notre Père.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>La <strong>transmission de l’Esprit Saint</strong> est la consécration épiscopale proprement dite </em>».</p>
<p style="text-align: justify;">La consécration s’opère en une seule cérémonie.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous n’ajouterons ni ne retrancherons quoi que ce soit, nos membres étant libres d’organiser leurs cérémonies comme ils l’entendent dans ce seul cadre précis. Le <em>Cérémonial</em> est disponible comme aide-mémoire et base du travail épiscopal.</p>
<h1 style="text-align: justify;">Pourquoi cette mise au point ?</h1>
<p style="text-align: justify;">Certains pourraient enfin se demander pourquoi cette mise au point est publiée, si les membres de l’E.G.C. sont libres, indépendants et ne relèvent que de leur propre autorité morale.</p>
<p style="text-align: justify;">L’Église Gnostique Chaote est une communauté d’évêques libres certes, mais elle n’en demeure pas moins une communauté ; il faut donc suivre un minimum de principes afin d’y entrer et d’y œuvrer — ce que l’on pourrait appeler la « règle conventuelle de l’église ». Libre à chacun de l’accepter, libre à chacun de la refuser et de continuer son chemin ailleurs.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>Tau Héliogabale</strong>, oratoire d’Ara Lunae, 15 janvier 2012 e.v.</p>
<p style="text-align: justify;">
</blockquote>
<h1 style="text-align: justify;">Bref historique de l’Église Gnostique Chaote.</h1>
<p style="text-align: justify;">Après avoir assumé le Patriarcat de l&rsquo;Église Gnostique Universelle, Bricaud devint l&rsquo;ami de l&rsquo;évêque Louis-Marie-François Giraud (Mgr. François, mort en 1951), un ancien moine trappiste qui faisait remonter sa filiation épiscopale à Joseph René Vilatte (Mar Timotheos, 1854-1929). Vilatte était un parisien qui avait dans sa jeunesse émigré en Amérique. Il obtint la consécration épiscopale en 1892 des mains de l&rsquo;évêque Francisco-Xavier Alvarez (Mar Julius I), évêque de l&rsquo;Église syrienne Jacobite Orthodoxe et Métropolitain de l&rsquo;Église Catholique Indépendante de Ceylan, Goa et des Indes, qui avait à son tour reçu la consécration des mains d&rsquo;Ignatius Pierre III, « Pierre l&rsquo;Humble », Patriarche Jacobite Orthodoxe d&rsquo;Antioche.</p>
<p style="text-align: justify;">Vilatte consacra Paolo Miraglia-Gulotti en 1900 ; Gulotti consacra Jules Houssaye (ou Hussay, 1844-1912), Houssaye consacra Louis-Marie-François Giraud en 1911 ; et Giraud consacra Jean Bricaud le 21 juillet 1913.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette consécration est importante pour l&rsquo;Église, car elle fournit une succession apostolique et épiscopale valide et documentée, qui avait été reconnue par l&rsquo;Église Catholique Romaine comme valide, mais illicite (spirituellement efficace, mais contraire à la politique de l&rsquo;Église et non sanctionnée par elle). Rome, conformément à ses propres règles et lois concernant la transmission épiscopale, n&rsquo;a jamais remis en cause la validité de Mgr Vilatte. Ainsi, dans une lettre de Mgr Ceretti, Nonce apostolique (« Courrier de Bavière », de Munich, et datée du 6 juillet 1925), il est dit ceci : « <em>Mgr Vilatte a reçu les ordres mineurs et le sous-diaconat le 5 juin 1885, le diaconat le 6 juin de la même année, et la prêtrise le 7 juin 1885… Quant à sa consécration épiscopale, elle eut lieu le 25 mai 1892. Mgr Vilatte fut consacré par trois évêques Jacobites dans la Cathédrale de l&rsquo;archevêque Alvarez (Julius Ier), c&rsquo;est-à-dire en l&rsquo;église Notre Dame de la Bonne Mort, à Colombo, île de Ceylan. Mgr Vilatte est en possession d&rsquo;une bulle de consécration signée par ces trois évêques, et par le consul américain qui assistait à la cérémonie</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Après la mort d&rsquo;Encausse en 1916, l&rsquo;Ordre Martiniste et la section française des Rites de Memphis-Misraim et de l&rsquo;Ordo Templi Orientis furent chapeautés brièvement par Charles Henri Détré (Teder). Détré mourut en 1918 et Bricaud lui succéda.</p>
<p style="text-align: justify;">Blanchard consacra au moins cinq autres évêques gnostiques sous sa propre autorité, dont Charles Arthur Horwath, qui consacra, à nouveau, plus tard, <em>sub conditione</em>, Patrice Genty (Tau Basilide), le dernier patriarche de l&rsquo;Église Gnostique de France qui avait été consacré auparavant dans la succession spirituelle de Doinel par Fabre des Essarts ; et Roger Ménard (Tau Éon II), qui consacra alors Robert Ambelain (Tau Robert) en 1946. Ambelain constitua sa propre Église gnostique, l&rsquo;Église Gnostique Apostolique, en 1953, l&rsquo;année de la mort de Blanchard. Ambelain consacra au moins 10 évêques gnostiques au sein de son Église : dont Pedro Freire (Tau Pierre), Primat du Brésil, André Mauer (Tau Andreas), Primat de Franche-Comté et Roger Pommery (Tau Jean), évêque titulaire de Macheronte.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;E.G.U. fut ravivée après la guerre ; et en 1945, Tau Renatus fut élu comme successeur du martyr Chevillon. À Renatus succédera Charles-Henry Dupont (Tau Charles-Henry) en 1948 qui l&rsquo;abandonna en 1960 en faveur de Robert Ambelain (Tau Jean III) qui avait acquis une grande proéminence du fait de ses écrits. L&rsquo;E.G.U. fut alors mise en sommeil par Ambelain au profit de sa propre Église, l&rsquo;E.G.A.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1969, Tau Jean III aura comme successeur à la tête de l&rsquo;E.G.A., André Mauer (Tau Andreas), à qui succédera Pedro Freire (Tau Pierre), primat de l&rsquo;Amérique du Sud, en 1970. La même année, Freire avait été reconsacré sous le nom de Mar Petrus-Johannes XIII, patriarche de l&rsquo;Église Gnostique Catholique Apostolique par Dom Antidio Vargas de l&rsquo;Église Catholique Apostolique brésilienne. À sa mort en 1978, Freire aura comme successeur Edmond Fieschi (Tau Sialul I) qui abdiqua en faveur de son coadjuteur Fermin Vale-Amesti (Tau Valentius III) qui refusa de reprendre sa charge ; mettant ainsi l&rsquo;Église Gnostique Apostolique ainsi que l&rsquo;Église Gnostique Catholique Apostolique en repos en tant qu&rsquo;organisation internationale.</p>
<p style="text-align: justify;">Les différentes filiations, par jeu de consécration et de re-consécration <em>sub-conditione</em>, passa ensuite jusqu’à Mgr. Joël Duez.</p>
<p style="text-align: justify;">En mai 2004, trois évêques — Sophia Éris, Tau Sebek et Tau Héliogabale — de la filiation gnostique de Robert Ambelain se réunirent physiquement en l&rsquo;Oratoire gnostique de Marseille et convoquèrent un Concile gnostique afin de constituer une nouvelle branche de l&rsquo;arbre de la Gnose : l&rsquo;Église Gnostique Chaotico-Apostolique. Ils élisent alors Sophia Éris comme Matriarche de la nouvelle Église afin de marquer le passage dans le Nouvel Éon Chaotique. Cette même année verra la consécration de plusieurs nouveaux évêques et de nouvelles sophias en France, Suisse et Belgique. Patentes sont données aux USA à Tau Xi afin de fonder en Amérique du Nord diverses communautés gnostiques. En décembre, Sophia Irouael devient Légat Gnostique de l&rsquo;Église pour l&rsquo;Angleterre.</p>
<p style="text-align: justify;">En 2005, cette Église changera de nom en Église Gnostique Chaote et publiera une première version de Cérémonial à l&rsquo;usage des fidèles, des clercs et des évêques. La nouvelle Église entend jeter un Pont mystique et spirituel entre les diverses traditions en rejetant les dogmes monolithiques du passé issus de la seule psyché torturée des hommes et non de la Divinité Inconnaissable. Le rituel de la messe ainsi que celui de la consécration des nouveaux évêques sont revus dans un sens plus spirituel et détaché des pompes catholiques des vieilles églises gnostiques apostoliques.</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui, en 2012, l’E.G.C. compte une grosse dizaine de membres plus ou moins actifs.</p>
<h1 style="text-align: justify;">Les filiations de l’Église Gnostique Chaote.</h1>
<p style="text-align: justify;">L’E.G.C. est dépositaire de différentes filiations qui lui ont été léguées par ses prédécesseurs.</p>
<p style="text-align: justify;">La succession apostolique est fille de l’Église Jacobite d’Antioche : ainsi, Joseph René Vilatte fut consacré le 25 mai 1892 à Colombus à Ceylan à la Cathédrale de Notre-Dame de la Bonne Mort par Mar Julius I. Sous l’autorité d’une Bulle de Mar Ignatius Pierre III datée du 29 décembre 1891, il fut désigné afin de servir comme archevêque en Amérique du Nord.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans cette succession nous retrouvons : Jean Bricaud (Tau Jean II) ; Victor Blanchard (Tau Targelius) ; Roger Menard (Tau Eon III) ; Robert Ambelain (Tau Jean III). De Robert Ambelain : Marcel Jirousek (Tau Frederic) ; Joël Duez (Tau Jacobus Jean de la Croix) ; Philippe Pissier (Tau Sebek) ; Sophia Éris et Tau Héliogabale.</p>
<p style="text-align: justify;">Les autres églises étant dans notre dépôt :</p>
<p style="text-align: justify;">— Succession Vieille Romaine Catholique :</p>
<p style="text-align: justify;">Geradus Gul (1892) ; Michel Kowalski (1909) archevêque Mariavite de Felicinov (Pologne) ; Marc Fatome, évêque Mariavite de Nantes (1938) ; Maas, Évêque régional d’Allemagne (9 octobre 1949) ; Jean Prévost, évêque régional de France (9 août 1953) ; Robert Bonnet (1956) évêque de l’Église Vieille Catholique américaine ; Patrick Truchemotte, Patriarche de l’Église Gallicane française (4 juillet 1970) ; Jacques Bersez (26 février 1985) ; Joël Duez (1 avril 1985) ; Philippe Pissier (20 octobre 1993) ; Sophia Éris (21 avril 2004) et Tau Héliogabale (9 mai 2004).</p>
<p style="text-align: justify;">— Succession Vieille Catholique Hollandaise (Utrecht) :</p>
<p style="text-align: justify;">Van Steenhoven ; Johannes Van Stipout (11 juillet 1745) ; Gaultherus Michael Van Niewenhuizen (7 février 1768) ; Adrien Brockman (21 juin 1778) ; Johannes Jacobus Van Rhijin (5 juillet 1787) ; Gilbertus de Jong (7 décembre 1805) ; Wilibrod Van Os (24 avril 1814) ; Johannes Bon (12 avril 1819) ; Johannes Van Santen (13 novembre 1825) ; Hermann Heykamp (17 juillet 1864) ; Casparus Johannes Rinkel (11 août 1873) ; Geradus Gul (11 mai 1892) archevêque d’Utrecht ; Michel Kowalski (1909) archevêque Mariavite de Felicinov (Pologne) ; Marc Fatome, évêque Mariavite de Nantes (1938) ; Monsignor Maas, évêque régional d’Allemagne (9 octobre 1949) ; Jean Prévost, évêque régional de France (9 août 1953) ; Robert Bonnet (1956) évêque de l’Église Vieille Catholique américaine ; Patrick Truchemotte (4 juillet 1970) Primat de l’Église Gallicane française ; Jaques Bersez (26 février 1985) ; Joël Duez (1<sup>er</sup> avril 1985) ; Philippe Pissier (20 octobre 1993) ; Sophia Éris (21 avril 2004) et Tau Héliogabale (9 mai 2004).</p>
<p style="text-align: justify;">— Succession Catholique Gallicane :</p>
<p style="text-align: justify;">Patrick Truchemotte ; Jacques Bersez ; Joël Duez ; Philippe Pisser ; Sophia Éris et Tau Héliogabale.</p>
<p style="text-align: justify;">— Succession Carmélite Vintrassienne :</p>
<p style="text-align: justify;">Eugène Vintras ; Marius Breton ; Jean Bricaud ; Victor Blanchard ; Roger Menard ; Robert Ambelain ; Roger Deschamps ; Armand Toussaint ; Marcel Jirousek ; Joël Duez ; Philippe Pissier ; Sophia Éris et Tau Héliogabale.</p>
<p style="text-align: justify;">— Succession Gnostique Albigeoise :</p>
<p style="text-align: justify;">Jules Doinel — Fabre des Essarts &amp; Gérard Encausse — Jean Bricaud -Victor Blanchard — Roger Menard — Robert Ambelain — Roger Deschamps — Armand Toussaint — Marcel Jirousek — Joël Duez — Philippe Pissier – Sophia Éris – Tau Héliogabale.</p>
<p style="text-align: justify;">— Église Gnostique Apostolique :</p>
<p style="text-align: justify;">Jean Bricaud — Victor Blancard — Roger Menard — Robert Ambelain — Roger Deschamps — Armand Toussaint — Marcel Jirousek — Joël Duez — Philippe Pissier – Sophia Éris – Tau Héliogabale.</p>
<p style="text-align: justify;">— Templière Gnostique et Johannite : de la lignée de « l’Église Constitutionnelle française » qui remonte au Pape Bénédicte XIII.</p>
<p style="text-align: justify;">Benedictus PP XIII (1726) — De Polignac (1735) — De Grammont II (1744) — Von Baldenstein (1759) — De Montenach (1772) — Gobel (1791) — Lamourette (1791) — Royer (1800) — Bernard Raymond Fabre-Palaprat (29 July 1810) — Bernard Clément — Jean Bricaud — Victor Blanchard — Roger Menard — Robert Ambelain — Roger Deschamps — Armand Toussaint — Marcel Jirousek — Joël Duez — Philippe Pissier – Sophia Éris – Tau Héliogabale.</p>
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		<title>Ordination des Acolytes</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Jan 2012 12:07:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tau Heliogabale</dc:creator>
				<category><![CDATA[Rituels EGA]]></category>

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		<description><![CDATA[Note : l’acolytat représente le dernier degré des ordre [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="center">Note : l’acolytat représente le dernier degré des ordres mineurs qui sont conférés par les églises gnostiques, à la semblance de l’église de Rome.</p>
<p>C’est le grade ultime avant que l’on confère les ordres majeurs qui donnent la plénitude des pouvoirs apostoliques.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">L’Évêque, assis, appelle :</span></p>
<p>« Que celui (ou celle) qui doit recevoir l’<span style="text-decoration: underline;">Acolytat</span> approche.</p>
<p>Fils (ou Fille) bien-aimé (e), dans la Tradition de l’Église, l’Acolyte a pour fonction matérielle de porter les Luminaires et de les entretenir sur les autels de Dieu, servir l’Eau et le Vin au cours de la Liturgie eucharistique.</p>
<p>Dans l’Ancienne Alliance, le saint Livre de l’Exode nous dit ceci au sujet du Luminaire destiné au Tabernacle :</p>
<p>“<em>Ordonnez aux enfants d’Israël de vous apporter l’Huile la plus pure des olives qui auront été pilées au mortier, afin que les Lampes du Chandelier à Sept branches brillent à toujours. Et dans le tabernacle du Témoignage, hors du Voile suspendu devant l’Arche d’Alliance, Aaron et ses fils prépareront et placeront les Lampes, afin qu’elles luisent jusqu’au matin devant le Seigneur. Et ce culte se continuera toujours, passant de génération en génération, devant et parmi les enfants d’Israël</em> (Exode XXVII, 20).”</p>
<p>Mais ces Luminaires matériels n’étaient que la figure de ceux d’En-Haut et c’est d’un grand Mystère qu’il s’agit ici, Fils (ou Fille) bien-aimé (e) ».</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Lecture du Livre de Zacharie, 1er Prophète IV, 1 à 14 :</span></p>
<p>« <em>Et l’Ange qui parlait en moi revint et me réveilla comme un homme que l’on réveille de son sommeil. Et il me dit : que voyez-vous ? Je lui répondis : je vois un Chandelier d’Or Pur, avec une Lampe au haut de sa tige principale et sept Lampes sur ses branches. Et je vis qu’il y avait sept canaux pour faire couler l’huile dans ces Lampes qui étaient sur le Chandelier.</em></p>
<p><em>Il y avait en outre deux Oliviers qui s’élevaient au-dessus l’un à droite de la Lampe, l’autre à la gauche. Et je dis à l’Ange qui parlait en moi : Mon Seigneur, qu’est ceci ? Et l’Ange qui parlait en moi me répondit : ne savez-vous pas ce que cela signifie ? Et il me dit : ces deux oliviers sont les Oints de l’Huile Sacrée qui se tiennent devant le Dominateur de toute la Terre&#8230; </em>»</p>
<p>Il ne convient pas, Fils (ou Fille) bien-aimé (e), de vous dévoiler dès ce Degré de la Sainte Hiérarchie, les Arcanes Sacrés enfermés au sein de l’Acolytat. Sachez seulement que de même que l’Exorcistat vous avait confié le pouvoir de soumettre les démons et de détruire leur malice, l’Acolytat vous relie spirituellement au monde Angélique car les fonctions matérielles de la Hiérurgie se doublent de clés ésotériques dans d’autres domaines : Pneumatologie et Psychurgie.</p>
<p>Et les Luminaires de l’Autel ne sont que les Saintes Images des Anges du Seigneur, groupés autour de Son trône pour y vivre leur éternité bienheureuse.</p>
<p>Cette charge nouvelle qui vous a été confiée aujourd’hui, efforcez-vous donc de la dignement remplir. Que vous servirait-il de porter et de véhiculer la Lumière destinée au Culte Divin, si vous accomplissiez en réalité l’œuvre des Ténèbres, donnant ainsi aux autres de perfides exemples ?</p>
<p>C’est pourquoi l’Apôtre Paul nous dit : « <em>Dans un Cosmos dépravé et pervers, brillez comme des astres au sein du Firmament, gardant en vous la Parole de Vie. Ayez aux reins la Ceinture et en vos mains, la Lampe allumée, afin de demeurer des <span style="text-decoration: underline;">Enfants de Lumière</span>. Dépouillez-vous donc des Oeuvres de ténèbres et revêtez-vous des Armes de cette Lumière. Car vous étiez autrefois ténèbres et maintenant, vous êtes Lumière dans le Seigneur</em>. »</p>
<p>Et l’Apôtre nous précise que le fruit de la Lumière consiste en toute sorte de bonté, de justice, de vérité et de connaissance, afin d’être à même d’illuminer avec vous le prochaine t l’Église de Dieu. Or, vous ne serez Lumière et vous en présenterez dignement le Vin et l’Eau du Sacrifice Propitiateur par excellence que si vous vous offrez vous-mêmes, en sacrifice, au Seigneur, par une vie pure, chaste, pleine d’œuvres bonnes. Que Dieu vous l’accorde, Fils (ou Fille) bien aimé(e), en Sa Divine Miséricorde.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">L’Évêque reçoit et fait toucher à l’Impétrant, le Chandelier portant le Cierge éteint en disant :</span></p>
<p>« Recevez la <span style="text-decoration: underline;">“Verge qui veille”</span>, symbole de cette lumière que vous devez désormais entretenir matériellement et spirituellement dans l’Église, au Nom du Seigneur. Ainsi soit-il. »</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">L’Évêque reçoit et fait toucher à l’Impétrant la Burette vide en disant :</span></p>
<p>« Recevez la <span style="text-decoration: underline;">Burette liturgique</span>, afin de présenter dignement le Vin et l’Eau du Sacrifice du Sang du Christ, au Nom du Seigneur. Ainsi soit-il. »</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">L’Évêque se lève et dit :</span></p>
<p>« Seigneur Saint, Père Tout-Puissant, Dieu Eternel qui par Jésus-Christ, Votre Fil et notre Seigneur et par Ses Apôtres, avez répandu en ce Monde ténébreux, la clarté de Votre Lumière, Vous qui, pour arracher l’antique sentence de mort spirituelle, avez daigné offrir ce Fils en Sacrifice et répandre Son Sang et l’Eau de Son Flanc pour le salut du genre humain, daignez, mon Dieu, bénir votre serviteur (ou servante) en l’Office d’Acolyte, afin qu’il (ou elle) soit fidèle à ce dépôt. Seigneur, enflammez son esprit et son cœur de l’Amour de Votre Grâce afin qu’illuminé (e) des Clartés de Votre Face, il (ou elle) vous serve fidèlement au sein de cette Église. Par Jésus-Christ, notre Seigneur. Ainsi soit-il. »</p>
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