Catéchisme Gnostique de l’E.G.C.A.

Catéchisme Gnostique de l’E.G.C.A.

Par Tau Héliogabale

À Toutes nos Sœurs et à Tous nos Frères perdus dans le Kénôme, Salut et Paix,

Nous vous offrons ici la profession de foi provisoire de notre Très Sainte Église Gnostique Chaotico-Apostolique, afin d’élever vos âmes et vos cœurs vers la Très Sainte Gnose. Que cette profession de foi soit pour vous le gage de l’engagement des futurs membres de Notre Sainte Église et serve aussi à leur enseignement.

La Confession de Foi.

D : Êtes-vous un gnostique ?

R : Oui, je suis un gnostique.

D : Qu’est la Gnose ?

R : La Gnose est la Science illuminante.

D : Que voulez-vous dire par là ?

R : Je veux dire que cette science est du Divin, de l’Humain et du Naturel, de la Nature, ou de l’Infini et du Fini.

D : Et donc, qu’est un gnostique ?

R : C’est une personne qui possède la science des choses divines.

D : La Science est-elle opposée à la Foi ?

R : La Science est opposée à la Foi aveugle, mais pas à la Foi réelle, profonde et raisonnée.

D : Cette définition est-elle contraire aux enseignements des Apôtres ?

R : Non, car Paul voulait que les Corinthiens grandissent en foi, parole, science et bonne volonté (2 Cor. VII, 7) et Pierre ajoute Foi et Science (2 Pierre I, 5).

D : Que concluez-vous de cela ?

R : Je conclus que la Gnose réelle possède une « connaissance raisonnée et scientifique des choses divines », qui est en fait la connaissance de l’Absolu et des manifestations de l’Absolu.

D : Veuillez réciter la profession de Foi ?

R : Je confesse la doctrine de l’Émanation et du Salut au travers de la Gnose.

D : Cette confession, accompagnée par la morale, donne le Salut.

R : Oui, par la grâce des Saints Éons.

Exposé de la Doctrine.

D : Par la pureté de votre réponse, de questionneur je deviens disciple. O initié, j’attends de toi la lumière qui va illuminer et si tu le désires qui va m’illuminer.

R : Jamais la Très Sainte Gnose ne sera refusée aux fils de Seth. Dirigez l’attention de votre cœur vers moi ; imposez le silence aux voix de votre esprit ; écoutez avec l’âme ; abandonnez-vous à moi comme un enfant dans les bras de sa mère ; les miséricordieux Éons donnent à leur pauvre ministre la Force et la Bonté, j’attends vos questions.

D : Qu’est-ce qui était au commencement ?

R : Au commencement, le Néant était endormi. Il est le Silence ; Il est l’Abysse. Il est impérissable, sans acte, sans commencement, sans fin ; il est seul, omniprésent, imperceptible, indéfini : tel est le commencement.

D : Développez, je vous prie, ces idées.

R : Il est inexprimable, il est ce qui est à l’intérieur et au-dessus de la connaissance, du chercheur de la connaissance et même de la capacité de connaître. Il dort légèrement en dehors du spectateur, du spectacle et de la vision du spectacle ; il est, cependant, en eux également ; il n’a pas d’attribut. Il est présent en ses manifestations ; il est en dehors d’elles ; il est le moteur immuable ; il ne connaît ni le plaisir, ni la douleur, mais il les produit. Il est au centre ; il est infini ; il est le Zéro. Il est le Silence et les Abysses.

D : Que contient cette Essence Primordiale (Proarché) ?

R : Le Feu et la Lumière.

D : Que voulez-vous dire par Feu ?

R : Feu. Il est le centre qui se déploie dans la circonférence ; il est une génération dure et austère, et, au même moment, il est une attraction sèche et impitoyable. Il est la Faim éternelle et la Soif des Abysses. Il est silencieux et ne possède point de véritable vie, car alors qu’il radie, il absorbe par la même occasion. Et il ne trouve son expansion que dans le second principe, la Lumière.

D : Que voulez-vous dire par Lumière ?

R : Elle est l’absolue manifestation de la vie. Elle est produite par une exaltation radiante du Feu qui réussit à vaincre ses forces d’attraction. Il est la source de l’eau de vie de l’Amour sans Fin, la matrice éternelle d’où procède toute génération. Feu et Lumière ont existé de toute éternité et restent distincts même lorsqu’ils se contiennent l’un l’autre.

D : Qu’appelez-vous Éons ?

R : Les Éons sont les puissances créatrices de l’Essence Primordiale. Ce sont les forces en équilibre qui émanent du Propator.

D : Comment sont produits les Éons ?

R : Les Éons sont produits par l’individualisation des facultés des Abysses. Autour de ces points centraux, ils se constituent eux-mêmes au moyen de leurs propres facultés afin de toujours recevoir l’impulsion supérieure selon la même norme harmonieuse.

D : Comment les Éons sont-ils émanés des Abysses ?

R : Par syzygies ou couples. Les Éons féminins produisent les substances qui sont, en même temps, in-formées par les Éons mâles.

D : Quelles sont les vertus particulières des Eons ?

R : Les vertus des Eons sont Perpétuité et Immortalité car leur essence est toujours identique.

D : Quel est l’ordre de leur émanation ?

R : Au commencement, du Silence ineffable sont émanés : Les Abysses et la Pensée – Bythos et Ennoïa, ensuite Esprit et Vérité – Noûs et Alêtheïa ; ce quaternaire sublime se manifeste en Verbe et Vie – Logos et Zoë ; dans l’Homme et dans l’Assemblée, Anthrôpos et Ekklésia.

D : Pouvez-vous dévoiler pour moi la nature de ces êtres ?

R : Je ne le peux, votre esprit est encore trop faible pour porter cette lumière brillante, et les mots de l’homme ne peuvent que pauvrement exprimer les relations absolues de ces Puissances. Priez que les Éons vous illuminent la vue et l’âme dans le silence de la Contemplation. Si votre prière est suffisamment sincère alors ils vous entendront.

D : Les Éons que vous venez de nommer sont-ils les seuls ?

R : Non, ils forment au sein du Très Saint Plérôme l’Ogdoade.

D : Comment la hiérarchie des Éons continue-t-elle ?

R : Par la Décade et la Dodécade.

D : Qu’est la Décade ?

R : La Décade est l’union de cinq syzygies émanées par le Verbe et la Vie en remerciement pour le Propator.

D : Quels sont les Éons dont cette Décade est constituée ?

R : Bythos (l’Abysse) et Mixis (Mélange) ; Agératos (Sans âge) et Hénôsis (Union) ; Autophyès (Existant par lui-même) et Hédonè (Plaisir) ; Akinêtos (Immuable) et Synkratis (Mélange) ; Monogènès (Seul Fils) et Makaria (Félicité).

D : Que représentent ces noms ?

R : Ces Noms représentent un collectif d’initiés, les âmes de la vie, les rayons de l’Abysse. Ils sont le pouvoir du Logos et de Zoë manifesté.

D : Quelles sont les qualités du Verbe ?

R : Le Verbe est l’Unique Fils du Père. Il était le premier dans l’Abysse. « Il était en Dieu » et c’est pourquoi il n’a pas d’âge, « il est Dieu », c’est pourquoi il existe par lui-même ; enfin, « toutes les créatures sont générées par lui, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans lui » car il est immuable.

D : Expliquez-moi les Pouvoirs de la Vie.

R : Puisque le Verbe ne se meut point, il se manifeste par le mouvement qui est Zoë ou la Vie et c’est pourquoi Zoë est Mixis et Synkrasis. Elle unit les opposés.

D : Que représentent Plaisir et Félicité ?

R : Expansion et plénitude de la Vie résultant de l’harmonie et des actions réciproques des deux puissances. L’Amour de l’homme et de la Femme résulte en une mélodie qui est chantée par leurs cœurs en bataille. L’Amour est la Seule Loi.

D : Qu’est la Dodécade ?

R : La Dodécade est l’union des syzygies émanées de l’Anthrôpos et de l’Ekklêsia, les derniers nés de l’Ogdoade.

D : Combien il y a-t-il d’Éons au sein de la Dodécade ?

R : Douze Éons.

D : Quels sont ces Éons ?

R : Paraklêtos (le Consolateur) et Pistis (Foi) ; Patrikos (Père) et Elpis (Espoir) ; Mêtrikos (Mère) et Agapè (Amour) ; Aeinoûs (Celui qui est toujours prudent) et Synésis (Intelligence) ; Ekklêsiastikos (Celui qui unit l’Assemblée) et Makaridès (Joie Parfaite) ; Thélétès (Volonté) et Sophia (Sagesse).

D : Quel est le rôle de ces douze Eons ?

R : De terminer la réalisation et l’énumération des Puissances du Père ; expressions de l’Absolu dans le Plérôme. Avec la Décade, ils forment le cycle complet d’où émanent toutes les créatures, car ils sont ainsi 22 et 22 équivaut aux 4 qui les générèrent.

D : Pouvez-vous résumer ce qu’est le Plérôme ?

R : Le Plérôme selon notre Maître Valentin est constitué du Premier Père Ineffable et des Éons émanés par Lui. L’Essence Primordiale contient la puissance des quatre attributs qui sont les quatre premiers Éons. Le Plérôme qui est l’Être s’oppose au Kénôme qui est le Vide.

D : Comment réintégrer le Plérôme ?

R : En connaissant la Sainte Gnose et ses Armes.

D : Pouvez-vous me dire quelles sont ces armes ?

R : Amour, Plaisir, Prière.

D : Comment utiliser ces armes ?

R : Par la Sainte Magie du Chaos.

D : Expliquez ce qu’est la Magie du Chaos.

R : Cette Magie qui n’est pas une magie est l’expression véritable et actuelle au sein du Kénôme de la Puissance de l’Abysse, Essence Primordiale. La Magie du Chaos est l’Art de manier Amour et Plaisir et Prière et mener vers une efficace expression de la Volonté des Agents du Plérôme perdus ici-bas.

D : Définissez la Magie du Chaos.

R : Je ne le puis, car définir une chose c’est l’enfermer définitivement dans les souffrances du Kénôme.

D : Quel est le but de notre Très Sainte Église Gnostique Chaotico-Apostolique ?

R : Former les êtres afin qu’ils réintègrent le Plérôme.

D : Comment y parvenir ?

R : Par l’enseignement de la Très Sainte Gnose et de la Sainte Magie du Chaos.

Finis.

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Les Origines de la Gnose, ou Simon le Mage

D : Parlez-nous des origines de la Gnose.

R : Eternelle comme la Vérité, la Gnose est apparue dans le Temps et l’Espace, en une forme concrète, suivant la descente astrale de Jésus, la Fleur du Très Saint Plérôme.

D : Où et quand ?

R : En Samarie, après l’ascension, au travers de la révélation de Simon le Mage.

D : Parlez-nous de ce grand homme.

R : Le Mage de Samarie est le premier docteur de la Gnose ; son enseignement contient les graines de la doctrine magnifique qui est la plus lumineuse expression de l’Absolu.

D : A-t-il créé la Gnose ?

R : Non, elle est la Vérité et par conséquent, elle est incréée ; mais il l’a désoccultée.

D : Etait-elle inconnue avant lui ?

R : Oui, en sa forme occidentale du moins ; mais l’Orient avait enseigné ses formes ésotériques. C’est, c’était et ce sera le vêtement mystique de la Vérité.

D : Où est né le Mage ?

R : A Gitta en Samarie.

D : Quel nom porte le révélateur ?

R : Il porte le nom de la Grande Vertu de Dieu.

D : Par qui était-il assisté ?

R : Par une femme sublime, nommée Hélène, qu’il rencontra à Tyr, l’enlevant d’un endroit infâmant et la délivrant de la tyrannie du mal et de la Chute.

D : Simon était-il un scientifique ?

R : Oui, il possédait la science de Platon, les dons d’orateur et de poésie. Il connaissait l’anatomie. Il découvrit les lois de la circulation sanguine. Enfin, il était un grand théurgiste et un thaumaturge.

D : Est-ce tout ?

R : Il avait une simple et droite âme et une honnêteté incontestable.

D : Quelle était sa conduite par rapport aux Apôtres ?

R : Déjà célèbre aux temps des premières missions chrétiennes, il a demandé le baptême à Philippe, en tant qu’initiation supérieure.

D : Comment expliquez-vous sa conduite par rapport à Pierre ?

R : Dans la demande qu’il fit à Pierre de lui conférer le Saint Esprit par l’imposition des mains, il ne vit jamais de conflit avec ses propres principes. Il n’offrit pas d’argent pour acheter le Saint Esprit, comme certains le maintiendront. Mais il offrit un prix légal et initiatique. Car il possédait lui-même l’Esprit d’un plus ancien degré.

D : Qu’a-t-il dit à Pierre qui lui parlait méchamment ?

R : Il lui offrit ces touchant mots de bonté et d’humilité ?

« Priez pour moi afin que rien de ce dont vous m’accusez n’arrive. »

D : Qu’était Hélène pour Simon ?

R : Elle était le symbole de la douleur, l’image vivante de la chute dans la matière. Il l’aimait aussi noblement qu’un homme pouvait aimer.

D : Hélène méritait-elle cet amour ?

R : Oui incontestablement, elle le méritait par sa foi, sa dévotion, sa merveilleuse intelligence et son profond attachement au Révélateur.

D : Comment est mort le Mage de Samarie ?

R : Personne ne sait comment exactement. Des fables sont racontées à propos de sa vie, mais elles sont toutes apocryphes. Ces fables sont issues de la haine des

chrétiens…

D : Simon a-t-il composé quelque traité ?

R : Oui, il a écrit le Antirrhetica Apophasis Megalê.

D : Qu’essaye d’expliquer la Gnose de Simon ?

R : Tout : Dieu, l’Homme et le Monde. La Trilogie de la synthèse.

D : Qu’il y avait-t-il au commencement ?

R : Le Feu. Dieu, dit Moïse, est un Feu qui consume tout. Le Feu, qui est très différent du feu élémentaire qui n’est qu’un symbole, a une nature visible et une nature mystérieuse. Ce secret, d’une nature occulte, s’enferme lui-même dans l’apparence. De la même manière, l’apparence s’enferme elle-même dans l’occulte. L’invisible est visible à l’Esprit. Mais les ignorants ne peuvent distinguer l’esprit car ils ne connaissent pas les lois de la correspondance.

D : Dans la philosophie idéale, que serait ce feu ?

R : L’Intelligence et le Sensible, Puissance et Action, Idée et Parole.

D : Qu’est la matière ?

R : C’est la manifestation extérieure du feu primordial.

D : Qu’est l’Esprit ?

R : C’est la manifestation intérieure du feu primordial.

D : Que contient donc de Feu ?

R : Il contient l’Absolu et le Relatif, l’Informel et le Formel, l’Esprit et la matière, l’Un et l’Innombrable, Dieu et les émanations de Dieu.

D : Que pouvons-nous conclure de cela ?

R : Que ce feu, cause éternelle, se développe par des émanations, qu’il est en éternel devenir. Mais, en se développant, il est stable, il est permanent, il demeure. Il est Celui qui est, était et sera, Immuable, Infini, Absolu et Substantiel.

D : Pourquoi se développe-t-il lui-même ?

R : Car, bien qu’inchangeant, il n’est pas inerte ; l’Infini peut agir car il est Intelligence

et Raison ; car Dieu passe de la Puissance à l’Action.

D : Développez cette évolution.

R : La Pensée a une expression qui est le Verbe, le Logos. Ainsi, l’Intelligence se nomme elle-même, et en se nommant elle agit, évolue, émane, devient. En prononçant une pensée, cette Intelligence unit les moments de sa pensée ; elle lie ses pensées les unes aux autres par la Raison, comme Un devient Deux, comme Un devient Deux par émanation, le feu émane par deux, par couple, par syzygie. Et de ces deux, un est actif et l’autre passif ; un est masculin et l’autre est féminin ; un est Lui et l’autre est Elle. Ces émanations par couple sont appelées Saints Eons par la Gnose.

D : Nommez les Eons.

R : Dieu émana six Eons : Esprit et Pensée, Voix et Nom, Raisonnement et Réflexion. Et Dieu avait la puissance entière sur ces Eons.

D : Que firent les Eons ?

R : Pour atteindre Dieu, les Eons émanèrent de nouveaux êtres. La loi divine de l’analogie le demande ainsi. Ces couples continuèrent donc, masculin et féminin, actif et passif ; c’est l’échelle de l’Etre Suprême que Jacob gravit en rêve alors qu’il dormait avec sa tête sur la pierre sacrée du Beth-El. Les Eons montent et descendent les échelons mystérieux par couple. Ils forment une chaîne ininterrompue entre le monde et Dieu. Ils constituent la trame de l’Esprit et de la Matière, et la Loi qui les dirige et les lie est le Feu primordial, c’est l’Amour. Tel est le premier ou divin monde.

D : Parlez-nous du monde intermédiaire.

R : Six Eons, un reflet des six Eons supérieurs, le peuplent. Ils portent les mêmes noms.

D : Comment Simon appelle-t-il le second monde ?

R : Air incompréhensible ; le Père ou Unité y vit. Il évolue alors que le Feu se développe dans le monde divin. Il se manifeste par sa Pensée, Epinoïa. Il est également appelé Silence.

D : Qu’est-il arrivé ?

R : Epinoïa, l’Eon féminin du Silence, émana les Anges et les Puissances dont est issu le troisième monde, celui dans lequel nous vivons. Ces Anges voulaient la détenir captive, d’où la Chute qui demande une Rédemption.

D : D’où vient l’humanité ?

R : L’humanité est émanée par un de ces Anges, le Démiurge, le Dieu des Juifs et des Chrétiens.

D : Que devint Epinoïa ?

R : La Pensée, tenue captive par les Anges, fut ramenée par son instinct célestiel et elle se désespéra encore plus pour le Silence, le Père qu’elle avait quitté. Les Anges la gardèrent en la faisant souffrir. Ils l’enfermèrent dans une prison, le corps humain. C’est à partir de là que l’exil maléfique commença et, donc, au travers de tous les siècles, son exil douloureux continue par des transmigrations successives. C’est la chute de la Pensée dans la Matière, c’est une déchéance, c’est l’origine du mal.

D : Et ?

R : Puisque tout est en décadence, la Rédemption est nécessaire. Epinoïa se réincarne au travers des âges, d’une femme dans une autre femme, comme une fragrance qui passe d’un vase à un autre. C’est de cette manière que Simon rencontra Hélène, qui était une incarnation de la Pensée, appelée Epinoïa, il l’aima, il la transfigura, il la sauva et il appliqua la parabole du mouton qui était perdu et retrouvé.

D : Résumez tout cela.

R : Comme Simon a sauvé Hélène de la dégradation suprême, le Sauveur, envoyé du Père, descendit dans ce monde sous une forme astrale et il délivra la Pensée de la tyrannie des Anges injustes. En Judée, il est appelé Jésus et le Fils, en Samarie, il était appelé Simon et le Père. Pour les races futures, il sera le Saint Esprit que nous attendons, la Grande Vertu de Dieu, la Femme qui est à Venir.

Les Ecoles Gnostiques et Valentin

D : Quelles sont les Ecoles Gnostiques ?

R : Les Ecoles de Ménadre le Samaritain, de Saturnilus d’Antioche, de Carpocrates et de Marcellina, de Marcion, de Bardesanes le Syrien et enfin l’Ecole de Justin et les branches de l’Ecole des Naasènes ou Ophites.

D : Quel est le thème général qui les unit ?

R : La doctrine générale des émanations.

D : Valentin avait-il des reproches contre ces Ecoles ?

R : Non, il les admirait et les vénérait comme autant d’aspects différents de la même Vérité.

D : Donc, tous les gnostiques sont des frères et des soeurs ?

R : Oui, tous les gnostiques sont frères et soeurs, ils admettent tous les mêmes lois fondamentales et confesse leur foi dans les Saints Eons.

D : Et vous, qu’êtes-vous ?

R : Je suis un gnostique valentinien. Le Plérôme est mon Père, le Christ est mon Sauveur et Simon et Valentin sont mes docteurs, Hélène et Sophia sont mon support moral et j’attends la venue de notre Dame Pneuma Hagion, l’Eternel Féminin.

D : Qui est Valentin ?

R : Le troisième grand docteur de la Gnose, le successeur de Simon le Mage sur le Trône du Patriarche, le Père et Ancêtre de notre Assemblée, le plus harmonieux et le plus éloquent des Maîtres.

D : Que pouvez-vous nous dire de l’homme ?

R : Valentin est né en Egypte dans le Nome de Phténotite et il fréquenta les écoles d’Alexandrie où il apprit la métaphysique platonicienne.

D : Que nous en disent les Pères de l’Eglise ?

R : Saint Jérôme l’appelle le « Très Erudit » ; l’auteur du Dialogue contre les Marcionites le voit comme un esprit supérieur, Tertullien loue sa profonde connaissance des théories du grand Platon ; Clément d’Alexandrie le combat comme un dangereux et puissant adversaire.

D : A quelle période Valentin a-t-il vécu ?

R : Valentin arriva à Rome vers 135 de notre ère. Il pouvait alors avoir 40 ans et il mourut vers l’âge de 70 ans.

D : De qui était-il le disciple ?

R : Il a dit être le disciple de Thèodas, lui-même un disciple de l’Apôtre Paul, et il dit aussi avoir pris sa doctrine des enseignements ésotériques donnés par Jésus et ses Apôtres.

D : Quelles sont les oeuvres laissées par Valentin ?

R : Les Lettres à Agathopodus dont nous possédons un fragment, des homélies et un Discours sur l’Amitié, des psaumes et une dissertation sur les origines du mal, dont Origène a permis de préserver un important passage. Son oeuvre principale était intitulée Sophia.

D : Citez un passage de notre Maître.

R : Dieu était Amour, mais l’Amour sans Bien-Aimée n’est plus de l’Amour. C’est pourquoi Il émana un objet pour son Amour ».

D : Continuez.

R : « Dans l’Incréé, toutes les choses co-existent. Dans ce qui est généré, c’est le féminin qui offre la substance et c’est le masculin qui donne la forme à la substance ».

D : Continuez.

R : « L’homme psychique est en partie un fou car il est sous la domination du Démiurge ».

D : Donnez-nous ce magnifique passage reproduit par Clément d’Alexandrie en ses Stromates.

R : « Il n’y a qu’un seul Etre bon, dont la puissance est manifestée par Son Fils. Le Coeur, en réalité, est le palais d’un grand nombre d’esprits impurs. Le Coeur est un lieu désacré, avili par des fous. Ce sont les démons. Mais lorsque le Père, qui est Bon, daigne le visiter, alors le Coeur est sanctifié, il est illuminé par la clarté du Plérôme, il brille comme une étoile. Heureux celui qui possède un tel coeur ! Il verra Dieu. »

D : Continuez.

R : « Après la création de l’Homme, le Verbe plaça une graine angélique en son âme. La graine spirituelle, placée dans l’âme par Jésus, la Fleur du Plérôme, l’empêche d’être détruit. »

D : Récitez un passage de l’homélie de Valentin à ses disciples ?

R : « Vous êtes immortels depuis le commencement. Vous êtes les enfants de la Vie Eternelle. Si vous voulez que la mort répande son empire sur vous, il vaudrait mieux ;que vous la détruisiez et l’abolissiez, la faisant mourir en vous et par vous. Vous dissolvez ce monde et n’êtes pas dissout par lui. Vous dominez toutes les créatures et toute corruption. »

D : Que Valentin nommait-il la Gnose ?

R : Le mystère caché pour les siècles.

D : Récitez la prière de Valentin.

R : Beati vos Aeones / Soyez bénis, ô Eons

Vera vita vividi / Animés par la Véritable Vie

Vos Emanationes / Vos Emanations

Pleromatis lucidi / Le Plérôme vous emplit de lumière

Adeste, Visiones / Venez, ô visions sacrées

Stolis albis candidi. / Resplendissantes dans le Vêtement Blanc.

D : Récitez la prière angélique.

R : Ave candidum Lilium fulgidi semperque tranquili Pleromatis. Rosaque praefulgida coelicae amoenitatis, de qua nasci et de cujus lacte pasci Jesus, Flos Aenum, voluit, divinis infusionibus animos nostros pasce. Amen

D : Récitez la prière du Pneuma Hagion.

R : Rorate, coeli, desuper et nubes pluant Justam. Rorate, coeli, desuper et nubes pluant Pulchram. Rorate, coeli, desuper et nubes pluant Bonam.

D : Quelle Eglise confessez-vous ?

R : La Sainte Assemblée Gnostique dirigée par le Saint Esprit qui est Féminin, gouvernée par Sa Grâce la Matriarche et le Très Haut Synode des Evêques et des Sophia.

Catéchisme Gnostique publié par ordre de Sa Grâce la Matriarche de l’E.G.C.A. et par ordre du Très Haut Synode de Marseille. Tau Héliogabale, Evêque Gnostique Vagabond de l’Église Gnostique Chaotico-Apostolique.

About The Author

Tau Heliogabale

Tau Heliogable, évêque errant et divaguant dans les filiations apostoliques de Robert Ambelain-André Mauer-Tau IAcObus-Sophia Eris ; Tugdual le Jeune-Mgr. Koulmer-Mar François-Marie ; Armand Toussaint-Tau SponToPhoros (la liste complète des lignées apostoliques et gnostiques est visible ici).Fondateur de la confédération d’évêques errants et indépendants connue sous le nom d’Eglise Gnostique Chaote.Nous mettrons à disposition ici tout le matériel gnostique qui nous fut légué, ainsi que le matériel propre à la gnose chaote.Membre du Saint Apostolicon Nazôréen (Evêque Provincial de Wallonie) ; Co-Exarque pour l’Europe de l’Eglise Orientale Apostolique de Damcar (Oriental Apostolic Church of Damcar) ; Evêque régionnaire de Belgique de l’Eglise Gnostique Libérale (Eccesia gnostica Liberalis) ; Archevêque pour la France et l’Europe occidentale de l’Ecclesia+Gnostica+Arcana+.

3 Comments

  1. Virgile

    bonjour,

    il est impossible de parler de choses qui sont tridimenssionnelles en sens et en formes ce que vous avez exprimé ne pourriez vous l’exprimer afin que ce que l’on ne peut comprendre n’est ce pas trop codé ? a chacun le travail de sa pierre donc a chacun sa voie un guide n’est pas necessaire a mon avis cela peut même être inutile mais l’échange est necessaire pour prendre et assimiller les matériaux pour se bâtir soi-même. ce que vous avez exprimé ne s’adresse qu’à un public peu averti mais cela est interressant tout de même ! bien à vous Virgile

    Réponse
  2. Puyfages . B

    Bonjour , merci pour ces travaux .. Question : es ce que vous vous réunissez ? Si oui , j habite Cannes dans le 06.. J aimerai avoir plus d’ info sur vos travaux . Encore merci . Bien a vous .. Bernard Puyfages

    Réponse
  3. martin nadeau

    Bonjour a vous! sublime message qui révèle enfin la vérité que je cherche depuis si longtemps.je vois dans la bonne direction et pour cela je vois ce que le monde veut bien ne pas voir,et pour tant si accesible. Jadmais que la vérité est très dur et qui faut etre très bien préparé pour la voir et entendre.Mais vu les circonstance et les faits que je déchiffre très bien maintenant grace a ma réponse tant rechercher.je comprend mieux le pourquoi que je détectait l’odorat féminin et que celle ci était portée vers mois.

    j’aurais juste une question? je fais quoi et ou il faut aller pour vous libérer,et y placée notre dame tant attendu. merci a vous …martin nadeau

    Réponse

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